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Occurrence
1801. Anonyme. LE PLAIDOYÉ DE LA MAISON ROYALLE, OV LA... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. Selon l'avertissement "Au lecteur" au colophon, cette pièce serait de Dubosc Montandré. Voir aussi B_3_15.. Référence RIM : M0_2773 ; cote locale : C_12_43. Texte édité par Site Admin le 2013-09-30 16:01:31.
N’est il pas trop manifeste,
qu’on ne peut offencer les Princes du Sang,
sans tomber dans vn crime d’Estat, puis que leur participation
est essentielle dans l’exercice de l’authorité
Souueraine ; & qu’il ne se peut par cette taison
que cette méme authorité ne souffre de tres dangereuses
atteintes, lors qu’elle se trouue choquée dans
les sacrées personnes de ceux, dont la participation
est absolument necessaire pour la iustification de
son exercice.
Ie ne veux cependant point soustenir que la
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Occurrence
1802. Anonyme. LE PLAIDOYÉ DE LA MAISON ROYALLE, OV LA... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. Selon l'avertissement "Au lecteur" au colophon, cette pièce serait de Dubosc Montandré. Voir aussi B_3_15.. Référence RIM : M0_2773 ; cote locale : C_12_43. Texte édité par Site Admin le 2013-09-30 16:01:31.
par
reflection, ou par contrecoup ; & que quand les
Princes du Sang sont attaquez, les Roys ne peuuent
pas dire qu’on s’en prend à eux directement, mais
indirectement, puis qu’ils sont leurs proches & comme
les assesseurs essentiels à l’exercice de l’authorité
Souueraine ; & que pour cette raison on ne porte les
mains sur leurs personnes que par ce qu’on sçair bien
que tous les coups se reflechiront sur la Maiesté.
Lors que Dieu est ettaquée par l’Athée ou par le
blasphemateur, c’est la Maiesté diuine
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Occurrence
1803. Anonyme. LE PLAIDOYÉ DE LA MAISON ROYALLE, OV LA... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. Selon l'avertissement "Au lecteur" au colophon, cette pièce serait de Dubosc Montandré. Voir aussi B_3_15.. Référence RIM : M0_2773 ; cote locale : C_12_43. Texte édité par Site Admin le 2013-09-30 16:01:31.
directemẽt par le blaspheme, & indirectemẽt
par l’adultere : De mesme les Souuerains ou
les Estats en leur place ne sont pas moins obligés de
se ressentir des attentats qu’on fait aux Princes du
Sang, que de ceux qu’on fait aux Monarques, par ce
que l’authorité Souueraine ne se trouue pas moins
attaquée dans les premiers que dans les seconds ; Et
qu’il est aussi dangereux d’en laisser les affronts dans
l’impunité, lors qu’ils sont faits aux Princes du Sang,
que lors qu’ils sont faits au Souuerain.
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Occurrence
1804. Anonyme. LE PLAIDOYÉ DE LA MAISON ROYALLE, OV LA... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. Selon l'avertissement "Au lecteur" au colophon, cette pièce serait de Dubosc Montandré. Voir aussi B_3_15.. Référence RIM : M0_2773 ; cote locale : C_12_43. Texte édité par Site Admin le 2013-09-30 16:01:31.
pas moins
attaquée dans les premiers que dans les seconds ; Et
qu’il est aussi dangereux d’en laisser les affronts dans
l’impunité, lors qu’ils sont faits aux Princes du Sang,
que lors qu’ils sont faits au Souuerain.
I’emprunte cette reflection de l’authorité de Philippe
Auguste, lequel voulant s’interesser dans la
vengeance d’vne parolle outrageuse, ditte à Philippe
Conte de Clermont & de Bouloigne son nepueu, par
vn certain Foulques Gentilhomme Angeuin, Partisan
de Pierre Conte de Bretaigne, son ennemy ;
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Occurrence
1805. Anonyme. LE PLAIDOYÉ DE LA MAISON ROYALLE, OV LA... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. Selon l'avertissement "Au lecteur" au colophon, cette pièce serait de Dubosc Montandré. Voir aussi B_3_15.. Référence RIM : M0_2773 ; cote locale : C_12_43. Texte édité par Site Admin le 2013-09-30 16:01:31.
cét affront, fait à vn de ses Princes, que
s’il eut esté fait à sa Majesté ; parce que l’impunité
d’vn crime fait à la personne du Roy directement
pourroit du moins estre attribuée à sa bonté ; Au lieu
qu’on auroit toutes les raisons de croire que l’authorité
Souueraine seroit dans vne extreme impuissance,
lors qu’au lieu de se ressentir viuement d’vn affront
fait à quelqu’vn de ses Princes du Sang, elle
en suprimeroit neamoins les ressentimens, par vne
indulgence qui derogeroit à son authorité.
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Occurrence
1806. Anonyme. LE PLAIDOYÉ DE LA MAISON ROYALLE, OV LA... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. Selon l'avertissement "Au lecteur" au colophon, cette pièce serait de Dubosc Montandré. Voir aussi B_3_15.. Référence RIM : M0_2773 ; cote locale : C_12_43. Texte édité par Site Admin le 2013-09-30 16:01:31.
que l’authorité
Souueraine seroit dans vne extreme impuissance,
lors qu’au lieu de se ressentir viuement d’vn affront
fait à quelqu’vn de ses Princes du Sang, elle
en suprimeroit neamoins les ressentimens, par vne
indulgence qui derogeroit à son authorité. Quoy
qu’il en soit, cette illustre Assemblée esmeuë par les
motifs de cét Auguste, & esclairée par ses propres lumieres,
debuta soubs le titre de Parlement, qu’elle
porte auiourd’huy, par la condemnation de ces Foulques,
qu’elle fit decapiter par
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Occurrence
1807. Anonyme. LE PLAIDOYÉ DE LA MAISON ROYALLE, OV LA... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. Selon l'avertissement "Au lecteur" au colophon, cette pièce serait de Dubosc Montandré. Voir aussi B_3_15.. Référence RIM : M0_2773 ; cote locale : C_12_43. Texte édité par Site Admin le 2013-09-30 16:01:31.
directement sa Maiesté, parce que la generosité
eut peut estre desarmé tous ses plus iustes ressentimẽs :
Mais que l’affront estant fait à vn Prince du Sang, il
estoit obligé ou de quitter le titre de Roy, ou d’en
poursuiure viuement la reparation, parce que son authorité
ne s’y trouuoit interessée que par contrecoup.
On ne peut attaquer les Roys de la Chine que
dans leur image, parce qu’on ne les voit que fort
rarement ; ou si leur Histoire est veritable, de cinq
en cinq ans, encor paroissent-ils en public
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Occurrence
1808. Anonyme. LE PLAIDOYÉ DE LA MAISON ROYALLE, OV LA... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. Selon l'avertissement "Au lecteur" au colophon, cette pièce serait de Dubosc Montandré. Voir aussi B_3_15.. Référence RIM : M0_2773 ; cote locale : C_12_43. Texte édité par Site Admin le 2013-09-30 16:01:31.
faits à nos Princes du Sang, qui
sont les images viuantes de sa Maiesté, ne doiuent
point estre traitez par l’Estat auec plus d’indulgence ;
& qu’on en doit poursuiure la reparation auec
d’autant plus de vigueur, que plus il est euident que
l’authorité Royale s’y trouue interessée, par l’esperance
que les insolẽs auront de la pouuoir attaquer
impunement lors qu’ils la verront si lasche à la vengeance
des iniures qui retombent sur elle par reflection.
II. Apres auoir connu l’importance qu’il y a
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Occurrence
1809. Anonyme. LE PLAIDOYÉ DE LA MAISON ROYALLE, OV LA... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. Selon l'avertissement "Au lecteur" au colophon, cette pièce serait de Dubosc Montandré. Voir aussi B_3_15.. Référence RIM : M0_2773 ; cote locale : C_12_43. Texte édité par Site Admin le 2013-09-30 16:01:31.
mais les Roys de la terre sont méme obligés
auec iustice de ne se comporter point auec cette indulgence ;
& comme nous sommes sujets à nous preualoir
des moindres aduantages que nous trouuons
dans l’impunité de nos crimes, mais principalement
lors que l’authorité Souueraine relache du droit qu’elle
a de s’en ressentir ; les Souuerains se font tort &
en font à méme temps à tout l’Estat ; s’ils n’entrent
viuement dans les sentiments de vengeance de tout
ce qui peut en aucune façon fletrir l’éclat de leur
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Occurrence
1810. Anonyme. LE PLAIDOYÉ DE LA MAISON ROYALLE, OV LA... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. Selon l'avertissement "Au lecteur" au colophon, cette pièce serait de Dubosc Montandré. Voir aussi B_3_15.. Référence RIM : M0_2773 ; cote locale : C_12_43. Texte édité par Site Admin le 2013-09-30 16:01:31.
Souueraine relache du droit qu’elle
a de s’en ressentir ; les Souuerains se font tort &
en font à méme temps à tout l’Estat ; s’ils n’entrent
viuement dans les sentiments de vengeance de tout
ce qui peut en aucune façon fletrir l’éclat de leur authorité
laquelle ne peut souffrir aucune atteinte qui
ne soit tres dangereuse, à moins qu’elle ne prouiene
d’vn principe d’imprudence. Ie confonds les interets
des Roys & des Princes de leur Sang, par ce que dans
mon raisonnement & dans le sentiment de
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Occurrence
1811. Anonyme. LE PLAIDOYÉ DE LA MAISON ROYALLE, OV LA... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. Selon l'avertissement "Au lecteur" au colophon, cette pièce serait de Dubosc Montandré. Voir aussi B_3_15.. Référence RIM : M0_2773 ; cote locale : C_12_43. Texte édité par Site Admin le 2013-09-30 16:01:31.
en faire l’instrument de ce detestable
dessein : si l’esperance d’estre garenty par la
grandeur de sa maison sert de motif à la personne
pour attenter plus audacieusement à la personne
d’un premiet Priuce du Sang ; n’appert il pas trop
manifestement que l’authorité de la maison Royale
est en compromis, & qu’il est dautant plus necessaire
pour sa conseruation de ne relacher iamais du droit,
qu’elle a d’en prendre vengeance, que plus il est infaillible
que l’impunité de ce crime seruiroit desormais
de planche, à
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Occurrence
1812. Anonyme. LE PLAIDOYÉ DE LA MAISON ROYALLE, OV LA... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. Selon l'avertissement "Au lecteur" au colophon, cette pièce serait de Dubosc Montandré. Voir aussi B_3_15.. Référence RIM : M0_2773 ; cote locale : C_12_43. Texte édité par Site Admin le 2013-09-30 16:01:31.
de ce crime seruiroit desormais
de planche, à des attentats d’vne mesme
natvre.
Au reste cette impunité seroit d’vn tres mauuais
augure dans l’idée des peuples, qui ne manqueroient
iamais d’attribuer le pardon à la foiblesse
de l’Authorité Royale plustost qu à sa bonté ;
& qui pour cette mesme raison regarderoit
leur ioug auec plus ce mespris, parce quele voyant
imposé par vne autorité qui ne leut sembleroit
pas assez ialouse de son pouuoir, il leur seroit
aduis qu’en le secoüant ils
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Occurrence
1813. Anonyme. LE PLAIDOYÉ DE LA MAISON ROYALLE, OV LA... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. Selon l'avertissement "Au lecteur" au colophon, cette pièce serait de Dubosc Montandré. Voir aussi B_3_15.. Référence RIM : M0_2773 ; cote locale : C_12_43. Texte édité par Site Admin le 2013-09-30 16:01:31.
augure dans l’idée des peuples, qui ne manqueroient
iamais d’attribuer le pardon à la foiblesse
de l’Authorité Royale plustost qu à sa bonté ;
& qui pour cette mesme raison regarderoit
leur ioug auec plus ce mespris, parce quele voyant
imposé par vne autorité qui ne leut sembleroit
pas assez ialouse de son pouuoir, il leur seroit
aduis qu’en le secoüant ils pourroient viure dans
l’impunité : Au lieu que si l’autorité souueraine se
tenoit inflexible dans le dessein de vanger vn
afront fait à la Maison Royalle
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Occurrence
1814. Anonyme. LE PLAIDOYÉ DE LA MAISON ROYALLE, OV LA... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. Selon l'avertissement "Au lecteur" au colophon, cette pièce serait de Dubosc Montandré. Voir aussi B_3_15.. Référence RIM : M0_2773 ; cote locale : C_12_43. Texte édité par Site Admin le 2013-09-30 16:01:31.
pour cette mesme raison regarderoit
leur ioug auec plus ce mespris, parce quele voyant
imposé par vne autorité qui ne leut sembleroit
pas assez ialouse de son pouuoir, il leur seroit
aduis qu’en le secoüant ils pourroient viure dans
l’impunité : Au lieu que si l’autorité souueraine se
tenoit inflexible dans le dessein de vanger vn
afront fait à la Maison Royalle par quelqu vn des
Grands de l’Estat, il ne faut point douter que cette
vigueur feroit entrer les peuples dans dessentiments
dignes de l’honneur de leur ioug ; &
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Occurrence
1815. Anonyme. LE PLAIDOYÉ DE LA MAISON ROYALLE, OV LA... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. Selon l'avertissement "Au lecteur" au colophon, cette pièce serait de Dubosc Montandré. Voir aussi B_3_15.. Référence RIM : M0_2773 ; cote locale : C_12_43. Texte édité par Site Admin le 2013-09-30 16:01:31.
Si les crimes ne sont appellez crimes d’Estat, que
parce qu’ils choquent tout l’Estat en la personne
de leur Souuerain ou de ses proches ; on ne peut
point douter qu’il apartient à l’Estat d’en prendre
connoissance, & que les Roys s’arrogeroient vne
authorité qui ne leur apartient pas, s’ils vouloient
empieter le pouuoir de suspendre la vengeance
d’vn afront qui n’est apellé crime d’Estat lors qu’il
les attaque, que parce qu’ils ont tous les interests
de l’Estat entre leurs mains ; & dont par
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Occurrence
1816. Anonyme. LE PLAIDOYÉ DE LA MAISON ROYALLE, OV LA... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. Selon l'avertissement "Au lecteur" au colophon, cette pièce serait de Dubosc Montandré. Voir aussi B_3_15.. Référence RIM : M0_2773 ; cote locale : C_12_43. Texte édité par Site Admin le 2013-09-30 16:01:31.
suprimer la vengeance par aucun
motif particulier sans renoncer à mesme tẽps à l’obligation
indispensable qu’ils ont de les apuyer.
Le Parlement de Paris ne fut pas plutost rendu
sedentaire par Philippe le Bel, qu’il commença
l’exercice de son authorité dans cette nouuelle
posture par vn bel acte de des-obeïssance ; & refusa
de receuoir la grace que sa Maiesté venoit de
donner par bonté à vn certain Bandy suborné par
Boniface VIII. son assassin ; protestant hautement
que c’estoit vn crime d’Estat
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Occurrence
1817. Anonyme. LE PLAISANT RAILLEVR DE LA COVR, Sur les... (1649) chez [s. n.] à [s. l.] , 8 pages. Langue : français. Page de titre en page 2.. Référence RIM : M0_2800 ; cote locale : C_9_1. Texte édité par Site Admin le 2013-10-06 10:38:55.
en
France de puis quelque mois, & qu’il a pleu à Dieu
d’appaiser tout à fait. Cela disie n’est il pas bien ridicule
puis que l’on sçait que le Roy n’estant pas
maieur ne gouuerne par consequent pas absolumẽt
& ne preste encor que son nom, sous l’authorité duquel
on agit & on fait tout. Certes ie ne me sçaurois
empescher de me rire de ceux qui dressent des harangues
en papier pour emouuoir sa Maiesté a pitié,
& la prier de mettre en oubly le passé pour pardonner
à ses subiets, sans lesquels disent ils
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Occurrence
1818. Anonyme. LE POLITIQVE CHRESTIEN. DE S. GERMAIN. A LA... (1649) chez Henault (Jean) à Paris , 14 pages. Langue : français. Avec permission.. Référence RIM : M0_2811 ; cote locale : C_6_59. Texte édité par Site Admin le 2013-10-06 15:56:02.
Paris, & d’estouffer le Parlement ? Et cela en quel temps,
& sous quel pretexte, & par quels moyens ? Et ce conseil a esté
suiuy, il a esté embrassé, on s’est mis en deuoir de l’executer ;
On a creu mesme qu’il y alloit de la conscience & de l’authorité
Royale, de ne rien épargner pour le faire reüssir ; On en a
fait vn poinct de Religion & d’Estat. Les sçauans & les ignorans
l’ont également applaudy, on a employé le fer & le feu
pour le conduire à chef.
O Iugemens de Dieu, que
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Occurrence
1819. Anonyme. LE POLITIQVE CHRESTIEN. DE S. GERMAIN. A LA... (1649) chez Henault (Jean) à Paris , 14 pages. Langue : français. Avec permission.. Référence RIM : M0_2811 ; cote locale : C_6_59. Texte édité par Site Admin le 2013-10-06 15:56:02.
Ciel qui les ait escoutez. Ils n’ont point
trouué d’autre Iustice parmy les hõmes, que celle qui pouuoit authoriser
la vexatiõ Leurs sãglots & leurs souspirs pouuoiẽt biẽ les
suffoquer : mais ils ne pouuoiẽt pas toucher les cœurs de ceux qui
exerçoiẽt l’authorité Royale. Que peut-on dire de l’insolẽce que
nos gẽs de guerre ont cõmise dãs les armées ? Ils ont bruslé les Eglises,
rẽuersé les Autels, pollué les vaisseaux sacrez, violé les Religieuses,
saccagé les Monasteres, tué les Religieux, foulé les
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Occurrence
1820. Anonyme. LE POLITIQVE CHRESTIEN. DE S. GERMAIN. A LA... (1649) chez Henault (Jean) à Paris , 14 pages. Langue : français. Avec permission.. Référence RIM : M0_2811 ; cote locale : C_6_59. Texte édité par Site Admin le 2013-10-06 15:56:02.
beaucoup au dehors, nous nous destruisions au dedans ; Puisqu’en
nous rendans odieux au Estrangers, nous deuenions insupportables
à nous mesmes : Puisque par vne conduitte du tout extraordinaire ;
on ne s’est point soucié d’estouffer l’amour & le respect
de l’authorité Royale dans le cœur des Peuples : quoy que ce
fut la derniere faute qu’on deust iamais faire : Puisqu’en fin on donuoit
sujet à la France de croire, que quelque changement qui pust
succeder, il ne pouuoit estre que tres heureux par comparaison de
l’estat où
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Occurrence
1821. Anonyme. LE POLITIQVE CHRESTIEN. DE S. GERMAIN. A LA... (1649) chez Henault (Jean) à Paris , 14 pages. Langue : français. Avec permission.. Référence RIM : M0_2811 ; cote locale : C_6_59. Texte édité par Site Admin le 2013-10-06 15:56:02.
donner de bons Conseils à
Vostre Maiesté. Nous prions le bon Ange de la France & le vostre,
de vous faire conceuoir, que le mestier du monde le plus perilleux,
c’est celuy de la vengeance, qu’on a voulu exercer sous le
nom de V. M. & sous le vain pretexte de l’authorité blessée. Souuẽt
on trouue la vengeance de Dieu, en cherchant celle des Hommes.
De sages Empereurs ont conserué leurs Couronnes en pardonnãt
ou dissimulant les iniures ; comme les Constantins & les Theodoses :
Et d’autres les ont perduës, pour auoir
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Occurrence
1822. Anonyme. LE POLITIQVE DV TEMPS. Touchant ce qui... (1649) chez Cotinet (Arnould) à Paris , 12 pages. Langue : français. Référence RIM : M1_186 ; cote locale : A_7_5. le 2013-10-06 16:14:22.
aux bons, de la crainte aux meschants,
& de la confiance à tous les deux. Pour en auoir vn de
ceste sorte, il faut qu’vne longue experience l’ait exercé,
qu’vne prudence consommée l’ait estably, que la solidité de
son iugement l’ait affermy, qu’vne authorité souueraine l’ait
éleué au dessus de tous les autres, & qu’vn bon-heur extraordinaire
l’accompagne inseparablement iusqu’au plus haut degré
de sa puissance. Nous n’en voyons que trop, qui partagent
entr’eux ces conditions. C’est ce qui fait que
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Occurrence
1823. Anonyme. LE POLITIQVE DV TEMPS. Touchant ce qui... (1649) chez Cotinet (Arnould) à Paris , 12 pages. Langue : français. Référence RIM : M1_186 ; cote locale : A_7_5. le 2013-10-06 16:14:22.
leur suffit d’estre suspects pour n’estre
point écoutez; La Reine Regente & son Conseil ne purent
leur accorder des demandes, qui apres auoir esté bien examinées,
leur sembloient traisner quelque consequence dangereuse
à l’Estat, & contraire à leur propre authorité: fondés sur
cette maxime, qu’il falloit reseruer le soin d’arrester ces desordres
à sa Maiesté Regente, pour ne rien diminuër de sa puissance.
Cette répõse à vn auis sincere, ne pouuoit estre que suspecte
au Parlement. Mais leur poursuitte apres cet
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Occurrence
1824. Anonyme. LE POLITIQVE DV TEMPS. Touchant ce qui... (1649) chez Cotinet (Arnould) à Paris , 12 pages. Langue : français. Référence RIM : M1_186 ; cote locale : A_7_5. le 2013-10-06 16:14:22.
les auenuës, & s’oppose par des Barricades à la licence de
ce menu Peuple, que l’esperance du butin excite encor dauantage
au tumulte qu’il a commencé. La bonne conduite de la
Reyne appaisa son insolence. Elle crut qu’il valoit mieux relascher
vn peu de son authorité, que de la hazarder toute entiere.
Elle rendit ce prisonnier tant desiré du Peuple & des Bourgeois,
afin de contenter les vns & rasseurer les autres. Ce fut
pour lors, que par maxime d’Estat, la foiblesse triompha de la
puissance. Cependant Messieurs du
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Occurrence
1825. Anonyme. LE POLITIQVE DV TEMPS. Touchant ce qui... (1649) chez Cotinet (Arnould) à Paris , 12 pages. Langue : français. Référence RIM : M1_186 ; cote locale : A_7_5. le 2013-10-06 16:14:22.
& que c’estoit à eux de la rendre. Que les
propositions qu’ils auoient auancées, estoient vn moyen tresfacile
pour arrester ces desordres qu’on leur opposoit: & qu’ils
n’auoient agy en cette conjoncture que pour le repos public &
pour le maintien de l’Authorité Royale. Qu’apres cela ils s’éstonnoient
raisonnablement de ce que sa Maiesté Regente reiettoit
si loin des auis si salutaires, qu’elle deuoit elle-mesme
auoir conceu la premiere, & les faire executer par ceux mesmes
qui s’estoient auancez de les donner.
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Occurrence
1826. Anonyme. LE POLITIQVE DV TEMPS. Touchant ce qui... (1649) chez Cotinet (Arnould) à Paris , 12 pages. Langue : français. Référence RIM : M1_186 ; cote locale : A_7_5. le 2013-10-06 16:14:22.
Royaume, & pour la
gloire de sa Maiesté. Que le danger n’estoit point à craindre
par la diuision, quand ils ne cherchoient rien tant que d’vnir
leurs volontez à celle de sa Maiesté Regente, de ioindre
leurs veilles à ses soins & de soumettre leur pouuoir à son Authorite
pour le gouuernemẽt des affaires ausquelles ils estoient
appellez. Et que si sa Maiesté auoit d’autres moyens de gouuerner,
elle ne deuoit pas pourtant refuser ceux que la iustice
rend legitimes. Bien plus que c’estoient les seuls qu’elle deuoit
prendre,
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Occurrence
1827. Anonyme. LE POLITIQVE DV TEMPS. Touchant ce qui... (1649) chez Cotinet (Arnould) à Paris , 12 pages. Langue : français. Référence RIM : M1_186 ; cote locale : A_7_5. le 2013-10-06 16:14:22.
Les desordres calmez
se doiuent à leurs soins. Mais la satisfaction de tous ne se doit
qu’à la Prudence consommée d’vn Heros, aussi sage qu’il est
courageux. Apres que sa Valeur a fait triompher les Armes du
Roy, sa Sagesse est encor le plus puissant appuy de son Authorité.
Quand la France est redeuable à sa Prudence & à son Courage
tout ensemble, elle ne peut iamais s’acquitter de deux
obligations, dont vne seule merite le prix qu’elle voudroit faire
à toutes deux. Et par là l’on peut voir, que dans vne pareille
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Occurrence
1828. Anonyme. LE POLITIQVE ESTRANGER, OV LES INTRIGVES DE... (1649) chez [s. n.] à Paris , 14 pages. Langue : français. Une lettre datée de Rome ce 25 octobre 1648 (p. 6) et une seconde datée (au colophon) de Paris ce 8 décembre 1648.. Référence RIM : M0_2814 ; cote locale : A_7_2. le 2013-10-06 16:34:25.
peuuent apparemment plaindre de moy, mais sans fondement.
Il prend pour pretexte que ie luy promis dans les premiers
commencemens de ma fortune, & lors que le feu Roy me
choisit pour le maniement des affaires de son Royaume, de
luy faire part de mon Ministere auec pareille authorité que
moy, en sorte qu’on pourroit dire que nous gouuernerions conjointement.
Cela est vne chimere qu’il s’estoit forgée à plaisir,
car le moyen que deux hommes esgaux en pouuoir & en authorité
puissent gouuerner vne Monarchie ensemble sans se diuiser
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Occurrence
1829. Anonyme. LE POLITIQVE ESTRANGER, OV LES INTRIGVES DE... (1649) chez [s. n.] à Paris , 14 pages. Langue : français. Une lettre datée de Rome ce 25 octobre 1648 (p. 6) et une seconde datée (au colophon) de Paris ce 8 décembre 1648.. Référence RIM : M0_2814 ; cote locale : A_7_2. le 2013-10-06 16:34:25.
affaires de son Royaume, de
luy faire part de mon Ministere auec pareille authorité que
moy, en sorte qu’on pourroit dire que nous gouuernerions conjointement.
Cela est vne chimere qu’il s’estoit forgée à plaisir,
car le moyen que deux hommes esgaux en pouuoir & en authorité
puissent gouuerner vne Monarchie ensemble sans se diuiser
vn iour, & sans y former vn double party.
Il est absolument faux que ie luy aye iamais donné de parole
pour luy faire part de mon Ministere si aduantageusement, & il
a esté de ma prudence &
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Occurrence
1830. Anonyme. LE POLITIQVE ESTRANGER, OV LES INTRIGVES DE... (1649) chez [s. n.] à Paris , 14 pages. Langue : français. Une lettre datée de Rome ce 25 octobre 1648 (p. 6) et une seconde datée (au colophon) de Paris ce 8 décembre 1648.. Référence RIM : M0_2814 ; cote locale : A_7_2. le 2013-10-06 16:34:25.
Ie passe au sieur de la Riuiere fauory du Duc d’Orleans qui a
heureusement secondé le dessein que i’auois de me deffaire de
Chauigny, à cause de l’inimitié qu’il auoit contre luy, ce fauory
qui seroit aussi rauy de ma disgrace pour prendre ma place
sous l’authorité de son Maistre, ne voyant personne en son dessein
qui luy en peut empescher l’entrée dans vne déroute de ma
fortune que ledit sieur de Chauigny, qui estoit consideré dans
le Conseil comme vn homme capable de gouuerner l’Estat
auec succez, & s’imaginant
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Occurrence
1831. Anonyme. LE POLITIQVE ESTRANGER, OV LES INTRIGVES DE... (1649) chez [s. n.] à Paris , 14 pages. Langue : français. Une lettre datée de Rome ce 25 octobre 1648 (p. 6) et une seconde datée (au colophon) de Paris ce 8 décembre 1648.. Référence RIM : M0_2814 ; cote locale : A_7_2. le 2013-10-06 16:34:25.
qui a tousiours eu dessein d’empescher autant qu’il
pourroit la promotion de la Riuiere, parce que ce Prince apprehende
qu’il ne vueille gouuerner l’Estat pendant la Regence,
s’il deuenoit Cardinal, & croit qu’il lui seroit aisé de le faire en
se seruant de l’authorité de son Maistre, & qu’ainsi il seroit à la
merci de l’ambition de ce faquin, & sujet aux foiblesses & aux
laschetez du Duc d’Orleans.
Songez que celuy qui parle est vn insolent, qui a ioint la
perfidie à la qualité d’estranger, &
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Occurrence
1832. Anonyme. LE POLITIQVE ESTRANGER, OV LES INTRIGVES DE... (1649) chez [s. n.] à Paris , 14 pages. Langue : français. Une lettre datée de Rome ce 25 octobre 1648 (p. 6) et une seconde datée (au colophon) de Paris ce 8 décembre 1648.. Référence RIM : M0_2814 ; cote locale : A_7_2. le 2013-10-06 16:34:25.
moment, par la ioye qu’il auoit de voir son ennemy renuersé,
& l’esperance qu’il auoit que son chappeau de Cardinal arriueroit
apres Noël, & qu’il auroit entrée au Conseil, où estant il
faisoit son compte qu’il viendroit aisément à bout de moy par
l’authorité de son Maistre.
Toutes choses ainsi disposées i’auois autant besoin de la faueur
du Prince de Condé, & plus que de celle du Duc d’Orleans,
pour me maintenir & m’appuyer contre les Parlementaires, parce
que c’est vn Prince courageux,
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Occurrence
1833. Anonyme. LE POLITIQVE ESTRANGER, OV LES INTRIGVES DE... (1649) chez [s. n.] à Paris , 14 pages. Langue : français. Une lettre datée de Rome ce 25 octobre 1648 (p. 6) et une seconde datée (au colophon) de Paris ce 8 décembre 1648.. Référence RIM : M0_2814 ; cote locale : A_7_2. le 2013-10-06 16:34:25.
que
ie ferai bien voir du pais aux vns & aux autres, aux Princes & à
leur fauoris, & que ie leur monstrerai que i’ai esté esleué en bonne
escolle. Ie voids bien que les Princes peschent en eau trouble,
& qu’ils vsurpent impunément dans les Prouinces l’authorité
du Roy pendant sa minorité: ils se trouuerront bien loin de leur
compte quand le Roy sortira de page, ie ne leur demande qu’vn
mois de ce temps-là pour leur faire voir que ma patience n’est
pas cajonnerie, comme ils se l’imaginent; & ie vous
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Occurrence
1834. Anonyme. LE POLITIQVE ESTRANGER, OV LES INTRIGVES DE... (1649) chez [s. n.] à Paris , 14 pages. Langue : français. Une lettre datée de Rome ce 25 octobre 1648 (p. 6) et une seconde datée (au colophon) de Paris ce 8 décembre 1648.. Référence RIM : M0_2814 ; cote locale : A_7_2. le 2013-10-06 16:34:25.
bien que du Parlement, quand tout le Royaume deuroit perir; si
c’est estre mal-habille homme que de penser genereusement à sa
seureté particuliere, i’aduoue que ie le suis extremement.
Messieurs du Parlement de Paris ont faict auec moy, & ie
m’en vangerai par l’authorité du Roy, lors qu’il sera maieur, si
ie ne le puis faire pendant le reste de sa minorité. Si i’en ay recherché
quelques-vns d’amitié, ce procedé ne peut pas estre appellé
ridicul ny extrauagant: Ie voids bien presentement qu’il
est impossible que iamais la
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Occurrence
1835. Anonyme. LE POLITIQVE VNIVERSEL, OV BRIEVE ET ABSOLVE... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 39 pages. Langue : français. Partie 1. Voir aussi B_17_31 (partie 2), B_17_32 (partie 3) et B_17_33 (partie 4). Référence RIM : M0_2818 ; cote locale : B_17_30. le 2013-10-06 17:12:40.
faillir, & de
qui tout le monde releue, ne gouuerne ce
grand Vniuers que pour l’vtilité de ses creatures.
C’est pourquoy ceux qui pretendent auoir
plus de droict sur leurs sujets, qu’ils n’en ont
sur leurs ouurages, & qui croyent par ainsi
auoir l’authorité de se joüer impunément du
bien des vns & de la vie des autres, par le moyen
d’vne puissance mal conceuë, ne se trouueront
pas peu embarassés, lors qu’ils seront contraints
de rendre compte de toutes leurs actions à
celuy de qui ils se disent estre
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Occurrence
1836. Anonyme. LE POLITIQVE VNIVERSEL, OV BRIEVE ET ABSOLVE... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 39 pages. Langue : français. Partie 1. Voir aussi B_17_31 (partie 2), B_17_32 (partie 3) et B_17_33 (partie 4). Référence RIM : M0_2818 ; cote locale : B_17_30. le 2013-10-06 17:12:40.
& de la
Police, & que l’on n’est pas obligé de leur
obeyr, quand ils veulent déroger ou à l’vne
ou à l’autre. Dieu pour n’auoir pas la liberté de
faillir, n’en est pas moins absolu, ny moins
Souuerain. Ainsi les Roys pour n’auoir pas
l’authorité de nuire à leurs sujets n’en sont pas
moins puissans, ny moins venerables. Ie sçay
bien que Dieu veut qu’on leur obeysse : mais
il faut qu’ils sçachent aussi que la puissance ne
leur a esté donnée que pour edifier, & non pas
pour destruire &
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Occurrence
1837. Anonyme. LE POLITIQVE VNIVERSEL, OV BRIEVE ET ABSOLVE... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 39 pages. Langue : français. Partie 1. Voir aussi B_17_31 (partie 2), B_17_32 (partie 3) et B_17_33 (partie 4). Référence RIM : M0_2818 ; cote locale : B_17_30. le 2013-10-06 17:12:40.
chasser honteusement
Roboam de tous ses Estats par les douze Tributs
d’Israël, pour auoir seulement voulu surcharger
ses sujets vn peu plus qu’il ne falloit
de trop d’impositions & de trop de subsides.
C’est vne illusion d’Estat, de se figurer que
l’authorité d’vn Roy consiste en la rigueur du
gouuernement, & en l’abaissement des peuples.
C’est vne erreur insuportable de dire que les
Rois ayent vne puissance si absolue sur leurs
suiets, qu’il ne leur reste plus apres cela que la
mort ou
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Occurrence
1838. Anonyme. LE POLITIQVE VNIVERSEL, OV BRIEVE ET ABSOLVE... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 39 pages. Langue : français. Partie 1. Voir aussi B_17_31 (partie 2), B_17_32 (partie 3) et B_17_33 (partie 4). Référence RIM : M0_2818 ; cote locale : B_17_30. le 2013-10-06 17:12:40.
à ce que nous
apprend la mesme Sagesse. La portion & les
dons hereditaires des Souuerains, sont tous
compris dans leur domaine. Et s’il y a quelque
Potentat qui veille franchir ces limites par la
force & par la violence d’vn pouuoir absolu,
ou d’vne authorité independante, qu’il s’asseure
d’estre mis au nombre des Tyrans, par celuy
qui détrosne les Rois & qui aneantit les
puissances.
Dieu mesme, de qui tout le monde releue,
ne confirme iamais auec serment les conditions
qu’il a faites
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Occurrence
1839. Anonyme. LE POLITIQVE VNIVERSEL, OV BRIEVE ET ABSOLVE... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 39 pages. Langue : français. Partie 1. Voir aussi B_17_31 (partie 2), B_17_32 (partie 3) et B_17_33 (partie 4). Référence RIM : M0_2818 ; cote locale : B_17_30. le 2013-10-06 17:12:40.
peine de
faire vne heresie digne d’vne punition exemplaire,
le Prince, quoy qu’autheur de cette loy,
ne laisse pas d’estre obligé de l’obseruer encore
plus estroitement que pas vn de ses subjets,
puis qu’il n’y a que luy seul qui ait le pouuoir &
l’authorité de s’opposer en qualité de Souuerain
& de premier membre de l’Estat, à la violence
de ceux qui voudroient troubler la felicité
de l’vn & enuahir le bien de l’autre, & voicy
comme ie le prouue.
Ou les loix fondamentales
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Occurrence
1840. Anonyme. LE POLITIQVE VNIVERSEL, OV BRIEVE ET ABSOLVE... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 39 pages. Langue : français. Partie 1. Voir aussi B_17_31 (partie 2), B_17_32 (partie 3) et B_17_33 (partie 4). Référence RIM : M0_2818 ; cote locale : B_17_30. le 2013-10-06 17:12:40.
C’est pourquoy, pour tenir le
Prince & ses fauoris en estat de ne pas causer
tous ces desordres, & pour empescher que ce
gouuernement Monarchique, ne se porte à
tant de mal-heurs, ie trouue qu’il est tres-necessaire
d’establir sous l’authorité de ce Souuerain
vne forme de gouuernement Aristocratique,
par le moyen d’vn bon Conseil composé
des plus gens de bien de tout le Royaume ;
parce que c’est là où les voix & les suffrages
des vns & des autres sont également considerez,
sans
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Occurrence
1841. Anonyme. LE POVR ET CONTRE DE LA MAIORITÉ DES ROYS,... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 36 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2834 ; cote locale : B_1_7. le 2013-10-18 15:29:36.
quelques
iours apres que le Roy François II. fut sacré
à Reims auec toute la solemnité que l’on a
accoustumé de faire en des occasions de cette
importance ; Cette question de la Majorité des
Roys, fût mise sur le tapis, pour contrecarer
l’authorité que Messieurs de Guise auoient
vsurpée pendant le bas âge du Roy, sur le
gouuernement des affaires de France : Mais la
decision en fut empeschée par ceux qui auoient
interest en la cause. Tout le monde commença
à murmurer contre leur gouuernement,
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Occurrence
1842. Anonyme. LE POVR ET CONTRE DE LA MAIORITÉ DES ROYS,... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 36 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2834 ; cote locale : B_1_7. le 2013-10-18 15:29:36.
de sa Charge.
Ils disent que la Loy Salique est trop iuste
pour estre mesprisée, & trop considerable pour
n’estre pas parfaitement bien obseruée : Car
qu’y peut-il auoir de plus dangereux dans vn
Estat, que de voir vn Estranger reuestu de toute
l’Authorité Souueraine, principalement
quand il est d’vne humeur insatiable comme
Mazarin, qui apres auoir pillé tout l’or & l’argent
des François, en voudroit encore succer
le sang & la moüelle qui leur reste. Ainsi sous
ombre de gouuerner les
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Occurrence
1843. Anonyme. LE POVR ET CONTRE DE LA MAIORITÉ DES ROYS,... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 36 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2834 ; cote locale : B_1_7. le 2013-10-18 15:29:36.
Romain fut presque tout ruiné
par les vsurpations des Tuteurs d’Arcadius &
Honorius : & ainsi Andronodorus voulut enuahir
les Estats de Hierôme Roy de Sicile, en
le faisant declarer capable de regner à l’aage
de quinze ans, afin de gouuerner auec vne authorité
plus souueraine, sous la Majorité de ce
ieune Prince. Mais qu’arriua-t’il par ce moyen-là ?
c’est qu’il ruina le Roy & l’Estat ; & finalement
il se ruina soy-mesme, ainsi que Mazarin
est obligé de faire, pour subuenir aux frais
de la
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Occurrence
1844. Anonyme. LE POVR ET CONTRE DE LA MAIORITÉ DES ROYS,... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 36 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2834 ; cote locale : B_1_7. le 2013-10-18 15:29:36.
faire. Quelle sorte
de calamité est-ce que la France n’a pas soufferte,
en partie pour auoir voulu garder la Loy
Salique, & en partie pour ne l’auoir pas voulu
garder, faute d’auoir assemblé les trois Estats,
afin de maintenir les Princes du Sang dans leur
authorité, contre l’ambition de ces nouueaux
vsurpateurs de l’Authorité Royale ? Qui sont
ceux qui peuuent ignorer la misere où estoit
ce pauure Royaume du temps des Maires du
Palais, du temps de Charles le Simple, du Roy
sainct Louis, de Charles VI.
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Occurrence
1845. Anonyme. LE POVR ET CONTRE DE LA MAIORITÉ DES ROYS,... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 36 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2834 ; cote locale : B_1_7. le 2013-10-18 15:29:36.
en partie pour auoir voulu garder la Loy
Salique, & en partie pour ne l’auoir pas voulu
garder, faute d’auoir assemblé les trois Estats,
afin de maintenir les Princes du Sang dans leur
authorité, contre l’ambition de ces nouueaux
vsurpateurs de l’Authorité Royale ? Qui sont
ceux qui peuuent ignorer la misere où estoit
ce pauure Royaume du temps des Maires du
Palais, du temps de Charles le Simple, du Roy
sainct Louis, de Charles VI. & de plusieurs autres,
par faute d’auoir assemblé les trois
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Occurrence
1846. Anonyme. LE POVR ET CONTRE DE LA MAIORITÉ DES ROYS,... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 36 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2834 ; cote locale : B_1_7. le 2013-10-18 15:29:36.
laissé
quelque fois des Abbez de Saint Denis Regens
en France. Et pour son principal poinct, il mettoit
en auant les propres mots de l’Ordonnance
du Roy Charles V. faite pour le regard de la tutelle
du Roy Charles VI. son fils, luy ayant donné
le nom & l’authorité de Roy, nonobstant son
bas âge, toutes Regences ostées à l’aduenir en
quelque âge que les Roys puissent estre. Il adioustoit
encore qu’il seroit bien fascheux que le
Conseil de France fut choisi à l’appetit des ennemis
de l’Estat, voulant taxer par
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Occurrence
1847. Anonyme. LE POVR ET CONTRE DE LA MAIORITÉ DES ROYS,... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 36 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2834 ; cote locale : B_1_7. le 2013-10-18 15:29:36.
que ce soit, comme faisoient ceux la permettant
en leur absence à ceux qui bon leur
sembloit, de gouuerner les affaires. Qu’il n’estoit
pas encore nullement question de sçauoir
si l’intention du Roy Charles V. estoit veritable
de donner à son fils le nom & l’authorité
de Roy, nonobstant son bas âge, & moins
de sçauoir si sa volonté estoit d’abolir toutes les
Regences, que personne n’alloit pas au contraire
de cela, & que personne ne pretendoit
pas empescher que Charles VI. son fils n’eust
le nom &
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Occurrence
1848. Anonyme. LE POVR ET CONTRE DE LA MAIORITÉ DES ROYS,... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 36 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2834 ; cote locale : B_1_7. le 2013-10-18 15:29:36.
de Roy, nonobstant son bas âge, & moins
de sçauoir si sa volonté estoit d’abolir toutes les
Regences, que personne n’alloit pas au contraire
de cela, & que personne ne pretendoit
pas empescher que Charles VI. son fils n’eust
le nom & l’authorité de Roy, sans aucune espece
de Regence, puis qu’il plaisoit à leurs
Majestez que cela fut ainsi : mais que cela ne
pouuoit pas exclurre le legitime conseil des
Princes du Sang, duquel aussi le Roy Charles
V. n’auoit pas voulu priuer son fils, afin de
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Occurrence
1849. Anonyme. LE POVR ET CONTRE DE LA MAIORITÉ DES ROYS,... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 36 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2834 ; cote locale : B_1_7. le 2013-10-18 15:29:36.
à des
grands honneurs & à des grandes dignitez par
la seule liberalité des Roys de France (duquel
la plume deuroit estre consacrée a maintenir
les loix de l’Estat, & l’équité de la Iustice) s’estoit
grandement oublié, en voulant confirmer
l’authorité de ceux qui ne cessent de peruertir
tout l’ordre du Royaume, ne respondant aucunement
à ce qu’on auoit dit au commencement,
qui estoit que Messieurs de Guyse
estoient incapables de la dignité qu’ils occupoient :
& en faisant semblant de n’y penser
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Occurrence
1850. Anonyme. LE POVR ET CONTRE DE LA MAIORITÉ DES ROYS,... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 36 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2834 ; cote locale : B_1_7. le 2013-10-18 15:29:36.
à donner du secours
à Turnus & aux Latins, contre ceux qui
leur faisoient la guerre ?
Makeda, Reyne d’Ethiopie, n’estoit-elle
pas aussi absoluë dans tous ses Estats que iamais
Souuerain de la terre le puisse estre dans
les siens, quelque authorité qu’il s’y puisse auoir
acquise ? rien ne se faisoit que par son
commandement, & son regne a esté vn des
plus heureux regnes du monde. Il ne s’est iamais
veu des peuples si heureux que les siens,
ny des sujets si rauis de quoy que ce fut, que
de
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Occurrence
1851. Anonyme. LE PREMIER COVP D’ESTAT DE LA MAIORITÉ DV... (1651) chez Chouqueux (André) à Paris , 8 pages. Langue : français. Le nom de l'éditeur est au colophon.. Référence RIM : M0_2846 ; cote locale : B_1_6. le 2013-10-18 15:54:08.
eslire
seulement ceux qui ont les qualités requises pour
le Ministere; cét establissement estoit la plus importante
affaire du Roy en entrant dans sa Maiorité
tant pour luy que pour ses subiets: Pour
luy, vn bon Conseil est la gloire du Roy, le maintien
de son authorité, & la terreur de ses Ennemis.
Pour ses subiects, vn bon Conseil est le repos
des peuples, leur seureté & fœlicité toute entiere:
de sorte qu’on peut nommer à bon tiltre ce
Conseil le premier coup d’Estat de la Maiorité
du Roy.
Nous
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Occurrence
1852. Anonyme. LE PREMIER COVP D’ESTAT DE LA MAIORITÉ DV... (1651) chez Chouqueux (André) à Paris , 8 pages. Langue : français. Le nom de l'éditeur est au colophon.. Référence RIM : M0_2846 ; cote locale : B_1_6. le 2013-10-18 15:54:08.
pouuons esperer des trois personnes
que le Roy a esleu pour composer son Conseil,
tous les effects d’vn bon Conseil. Premierement
nous deuons nous promettre de Monsieur le Premier
President, que la Iustice laquelle est la vertu
Princesse des Roys, le soustien de leur authorité,
& le seul bien de peuples sera dans sa vigueur.
La probité & la conduite de ce digne Magistrat
dans sa charge nous donnent subject de croire
que pat ses conseils le Roy fera vn illustre employ
de cette vertu, & qu’il ne confirmera
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Occurrence
1853. Anonyme. LE PREMIER MERCVRE DE COMPIEGNE DEPVIS... (1649) chez [s. n.] à [s. l.] , 11 pages. Langue : français. Partie 1. Voir aussi C_4_54_02 (partie 2). Référence RIM : M0_2850 ; cote locale : C_4_54_01. le 2013-10-18 16:00:43.
Ayant appris que l’Espagnol,
Par sa finesse & par son dol
Luy pouuoit causer du dommage,
A l’instant ce Royal courage
Remply de zele & de ferueur,
De faire esclatter sa faueur
A ses poup les à qui commende
L’autorité de sa guirlande
Fit ceste resoluion
D’aller auecque passion
S’opposer aux forces d’Espagne
Qui flottoient parmy la campagne
Espris d’vn genereux desir,
De faire regner le plaisir
Et l’allegresse dans sa terre
Où
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Occurrence
1854. Anonyme. LE PRINCE DE CONDÉ, AVX BONS BOVRGEOIS DE... (1651) chez [s. n.] à [s. l.] , 6 pages. Langue : français. La date d'affichage figure au colophon.. Référence RIM : M0_2865 ; cote locale : B_7_21. Texte édité par Patrick Rebollar le 2013-10-18 16:14:04.
qu’il y en auoit
aux siennes propres, i’ay veillé plus soigneusement
à obseruer toutes leurs pratiques, que i’ay
enfin découuert n’estre autres, que la resolution
qu’ils auoient faite d’attenter sur ma personne,
pour rétablir leur Maistre dans la mesme
authorité, qui vous a tant fait souffrir de
maux, parce que ie n’ay iamais voulu écouter
nulle de toutes les propositions qu’ils m’ont fait
sur ce suiet, & parce qu’ils se sont veus hors d’esperance
de m’y faire iamais consentir.
Ie me suis opposé au
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Occurrence
1855. Anonyme. LE PRINCE POPVLAIRE, ESCRIVANT AVX DEVX... (1652) chez [s. n.] à Paris , 15 pages. Langue : français, latin. Référence RIM : M0_2868 ; cote locale : B_16_14. le 2013-10-18 16:19:21.
le doit soulager en ses oppressions :
Car il tient pour ennemy tout ce qui luy fait
du mal, & ne iuge de la Iustice de la guerre, que par le
bien qu’il en reçoit. Il n’y a charme plus puissant à vous
rauir les cœurs, & qui puisse insinuer vostre authorité en
son plus haut degré que de faire reuerdir ce beau rameau
d’oliue, que les Pleiades de vos Estats tachent de cultiuer
dans vos affections, comme Cigales enuoyées du Ciel,
pour ranimer l’harmonie du doux & agreable accord de
volontés. Croyez
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Occurrence
1856. Anonyme. LE PRINCE POPVLAIRE, ESCRIVANT AVX DEVX... (1652) chez [s. n.] à Paris , 15 pages. Langue : français, latin. Référence RIM : M0_2868 ; cote locale : B_16_14. le 2013-10-18 16:19:21.
en la main : Vous pouuez
en la mesme façon, choisir des plus affidez de vos secrets,
& confier à leur prudence la direction de vos plus hauts
desseins : afin de les porter iusqu’au dernier point, & le
plus absolu de vos volontez, sans que pour cela vostre
authorité en soit aucunement diminuée, ny la force de
vostre Souueraineté en rien du monde amoindrie : Ne
plus ne moins que la diuision de la main en cinq doigts,
n’affoiblit pas la force de toute la main ; mais la rend plus
propre & plus commode à l’vsage de tout
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Occurrence
1857. Anonyme. LE PRINCE POPVLAIRE, ESCRIVANT AVX DEVX... (1652) chez [s. n.] à Paris , 15 pages. Langue : français, latin. Référence RIM : M0_2868 ; cote locale : B_16_14. le 2013-10-18 16:19:21.
reposant
son soing sur leur diligence, fera que les choses
en iront beaucoup mieux, & se traitteront auec plus de
facilité dans l’ordre des suprémes commandements. On
garde tousiours l’anchre sacrée pour les grandes & orageuses
tempestes, le credit & l’authorité pour les grandes
occasions, que les petites ne doiuent pas espuiser afin
que les grandes la rencontrent entiere. Et comme les
deux Galeres, qu’on nommoit à Athenes la Saminienne
& la Parolos n’estoient équippées & mises en pleine
Mer pour toutes
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Occurrence
1858. Anonyme. LE PRINCE VENDV, OV CONTRACT DE VENTE DE LA... (1643) chez Paslé (Jean) à Paris , 39 pages. Langue : français. Avec privilège.. Référence RIM : Mx ; cote locale : C_6_66. le 2013-10-18 16:33:18.
ils auoient en
horreur ce préiugé, qui dans Edoüard menaçoit
leur ancienne liberté, mais tous leurs soins furent
inutiles, & leur iuste compassion ne pût rien où la
cruauté pouuoit tout. Ainsi l’equité estant foible,
& l’iniquité regnant dans vne authorité absoluë,
on defendit à Dom Edoüard de receuoir aucune
sorte d’argent ; & comme il demanda d’en prendre
pour le moins certaine somme pour s’acquitter de
quelques debtes, on luy permit seulement de payer
ses creanciers, en leur faisant prendre leur
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Occurrence
1859. Anonyme. LE PRINCE VENDV, OV CONTRACT DE VENTE DE LA... (1643) chez Paslé (Jean) à Paris , 39 pages. Langue : français. Avec privilège.. Référence RIM : Mx ; cote locale : C_6_66. le 2013-10-18 16:33:18.
les aisles de
l’Aigle ne te peuuent guere seruir, veu que les
seuls rayons de Portugal t’ont à demy bruslé.
L’apprehension te fait fuïr apres auoir offencé
le Sainct Pere, dont tu as profané le Sanctuaire,
mesprisé la Cour, violé l’Azyle, & choqué l’Authorité
aussi bien que l’Immunité de tous les
Romains, qui ont esté tesmoins de ta honte
de mesme que de ton crime. Ce sont des stratagemes
ordinaires de vos Ministres, ô Roy Catholique,
voyez ce qu’on fait en la personne de
Dom Edoüard, & sçachez
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Occurrence
1860. Anonyme. LE PROCEZ CRIMINEL DV CARDINAL MAZARIN... (1649) chez Variquet (Pierre) à Paris , 8 pages. Langue : français. Avec permission. Voir aussi C_6_68. Référence RIM : M0_2885 ; cote locale : A_7_6. le 2013-10-20 07:50:46.
l’exigent.
En premier chef, est produit la Denonciation de
l’Empereur, par laquelle il declare que Mazarin est
vn proditeur & vn homme sans foy, qui a violé les
protestations qu’il luy auoit si solemnellement faites,
& choqué diuerses fois son authorité Imperiale,
& attenté sur ses Suiets, & rauit leurs biens, pour
reparation dequoy il demande Iustice.
Pour le Roy d’Espagne, il produit & met en auant
plusieurs pieces iustificatiues tendantes à la
conuiction Mazarine, par l’exploict de ces
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Occurrence
1861. Anonyme. LE PROCEZ CRIMINEL DV CARDINAL MAZARIN... (1649) chez Variquet (Pierre) à Paris , 8 pages. Langue : français. Avec permission. Voir aussi A_7_6. Référence RIM : M0_2885 ; cote locale : C_6_68. Texte édité par Site Admin le 2013-10-20 07:52:23.
l’exigent.
En premier chef, est produit la Denonciation de
l’Empereur, par laquelle il declare que Mazarin est
vn proditeur & vn homme sans foy, qui a violé les
protestation qu’il luy auoit si solemnellement faites,
& choqué diuerses fois son authorité Imperiale,
& attenté sur ses Suiets, & rauit leurs biens, pour
reparation dequoy il demande Iustice.
Pour le Roy d’Espagne, il produit & met en auant
plusieurs pieces iustificatiues tendantes à la
conuiction Mazarine, par l’exploict de ces
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Occurrence
1862. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 14 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_67 et D_1_12. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : A_6_70. le 2013-10-20 08:06:58.
biens, mesme en bien faisant. C’est pour quoy j’espere que vous me ferez
voir le fondement & les raisons qui authorisent vostre procedé.
Le President. Estant icy en qualité de prisonnier & de criminal, c’est
vous rendre plus coupable, que de contester sur l’authorité de cette Cour
Souueraine; c’est pourquoy vous deuez vous resoudre directement, autrement
la Cour y procedera selon les voyes qu’elle a accoustumé de tenir,
en cas de silence & de recusation.
Le Roy. Ie croy qu’il y a peu de mes subjets qui entendent
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Occurrence
1863. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 14 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_67 et D_1_12. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : A_6_70. le 2013-10-20 08:06:58.
la loy & la raison que vous accorderiez à vne personne
priuée, si elle estoit en ma place.
Le President. La Loy & la raison sont contre vous, les Arrests de la
Chambre des Communes font la loy & la raison, & il ne vous appartient
pas de contester de nostre authorité. La Chambre vous en aduertit derechef,
vous n’aduancerez pas vostre affaire que de traitter le Parlement
de mépris & de desoboïssance.
Le Roy. Quoy que vostre Cour soit Souueraine, si est-ce qu’elle est
subordonnée à deux autres Cours, au Tribunal de
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Occurrence
1864. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 14 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_67 et D_1_12. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : A_6_70. le 2013-10-20 08:06:58.
Le President. Il n’est pas permis à vous, ny à qui que ce soit d’entamer
cette matiere; c’est tout dire en vn mot: Nous sommes icy assemblez
au nom de t out le Royaume, & tous vos predecesseurs ont tousiours
esté responsables de leurs actions à cette Souueraine authorité.
Le Roy. Ie n’en sçache aucun exemple: & que vous soyez assemblez
au nom & du consentement de tout le Royaume, ie le nie absolument, &
en prends tous mes subjets à témoin, & puis que c’est d’eux que vous tirez
le fondement de vostre
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Occurrence
1865. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 14 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_67 et D_1_12. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : A_6_70. le 2013-10-20 08:06:58.
authorité.
Le Roy. Ie n’en sçache aucun exemple: & que vous soyez assemblez
au nom & du consentement de tout le Royaume, ie le nie absolument, &
en prends tous mes subjets à témoin, & puis que c’est d’eux que vous tirez
le fondement de vostre authorité, ie ne vous demande point d’autres
Iuges que mes peuples, pour examiner mes actions.
Le President. Vous ne deuez pas interrompre la Chambre quand elle
vous parle, le Parlement est assemblé, & a l'authorité de vous iuger & de
vous condamner.
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Occurrence
1866. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 14 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_67 et D_1_12. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : A_6_70. le 2013-10-20 08:06:58.
d’eux que vous tirez
le fondement de vostre authorité, ie ne vous demande point d’autres
Iuges que mes peuples, pour examiner mes actions.
Le President. Vous ne deuez pas interrompre la Chambre quand elle
vous parle, le Parlement est assemblé, & a l'authorité de vous iuger & de
vous condamner.
Le Roy. Combien y en a-t'il d'entre vous du nombre de ceux qui ont
esté éleus par le peuple? où sont les Pairs du Royaume, le Clergé & vos
Princes qui doiuent presider dans la Chambre haute? est-ce le lieu
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Occurrence
1867. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 14 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_67 et D_1_12. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : A_6_70. le 2013-10-20 08:06:58.
Le Roy. Combien y en a-t'il d'entre vous du nombre de ceux qui ont
esté éleus par le peuple? où sont les Pairs du Royaume, le Clergé & vos
Princes qui doiuent presider dans la Chambre haute? est-ce le lieu qui
vous fait membre du Parlement, & qui vous confere l’authorité? & puis
les Communes furent-elles iamais vne Chambre de Iudicature?
Le President. L'on ne vous permet pas de continuer ce discours.
Lors l'Orateur de la Chambre leut ce qui s'ensuit.
Charles St wart Roy d'Angleterre, vous estes accusé au nom de la
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Occurrence
1868. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 14 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_67 et D_1_12. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : A_6_70. le 2013-10-20 08:06:58.
Chambre accompagné de satellites, enuisagea toute l'assemblée d'vn œil
seuere & plein de Majesté.
Le sieur COOKE, Orateur general remonstra à la Cour, que le iour precedent,
le prisonnier, au lieu de respondre aux accusations à luy imposées,
auoit mesprisé l’authorité de la Cour, & qu’on le pouuoit condamner
par contumace, comme on auoit fait plusieurs autres personnes qui
l'auoient moins merité que luy.
Le President prenant la parole dit: Charles Stwart, vos subterges &
vos elusions offencent extremément la Cour,
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Occurrence
1869. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 14 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_67 et D_1_12. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : A_6_70. le 2013-10-20 08:06:58.
moins merité que luy.
Le President prenant la parole dit: Charles Stwart, vos subterges &
vos elusions offencent extremément la Cour, vos delays nous sont importuns
& nuisibles, c'est pour quoy respondez aux accusations dont on
vous charge, sans contester de nostre authorité, autrement nous vous
priuerons de la liberté, que nous vous auons accordée de vous iustifier si
vous pouuez, & pronõcerons l'Arrest de mort sur le rapport des tesmoins.
Le Roy persista tousiours à leur demander des preuues & des fondemens de
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Occurrence
1870. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 14 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_67 et D_1_12. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : A_6_70. le 2013-10-20 08:06:58.
autrement nous vous
priuerons de la liberté, que nous vous auons accordée de vous iustifier si
vous pouuez, & pronõcerons l'Arrest de mort sur le rapport des tesmoins.
Le Roy persista tousiours à leur demander des preuues & des fondemens de
leur authorité, en des termes presque semblables à ceux du iour precedent, &
alors le President dit:
Le President. Voicy la troisiéme fois que vous auez desobey à la Cour,
en ne vous iustifiant que par mespris & par arrogance, Et puis se tournant
vers l’Orateur il
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Occurrence
1871. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 14 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_67 et D_1_12. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : A_6_70. le 2013-10-20 08:06:58.
charge.
Et l’Orateur presenta vn papier au Roy, luy commandant pour la derniere
fois de respondre à ses accusations. Et le Roy l'ayant leu, dit:
Le Roy. Ie vous dis encore vne fois, que ce n'est pas la crainte de la mort
qui m'oblige à contester auec vous de vostre authorité; Ie vois bien que
toutes ces formalitez ne sont que des grimaces pour eluder mes subjets;
& que pour establir authentiquement vostre nouuelle & illegitime authorité,
vous en voulez faire l'essay, & en jetter le fondement sur ma
Personne, esperant qu'on
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Occurrence
1872. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 14 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_67 et D_1_12. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : A_6_70. le 2013-10-20 08:06:58.
dis encore vne fois, que ce n'est pas la crainte de la mort
qui m'oblige à contester auec vous de vostre authorité; Ie vois bien que
toutes ces formalitez ne sont que des grimaces pour eluder mes subjets;
& que pour establir authentiquement vostre nouuelle & illegitime authorité,
vous en voulez faire l'essay, & en jetter le fondement sur ma
Personne, esperant qu'on ne disputera point à se ranger sous des Loix,
que le Legislateur luy mesme aura signez de son sang, de mesme qu'il n'y
a point de plus grand tesmoignage de la verité de la
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Occurrence
1873. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 14 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_67 et D_1_12. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : A_6_70. le 2013-10-20 08:06:58.
vostre tyrannie,
& n'auoir pas voulu l'authoriser de mon consentement, que ie suis
l'objet de vostre indignation & de vostre rage. Mais pour reprendre mon
discours.
Ie vous disois que ce n'estoit pas la crainte de la mort qui m'obligeoit à
contester de vostre authorité, mais bien l'interest de mes Peuples, ne
pouuant en conscience consentir à la ruïne des Loix fondamentales, qui
les ont gouuernez des siecles entiers si heureusement, & sans lesquelles
vous mesmes & vostre posterité ne sçauriez viure sans des dangers &
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Occurrence
1874. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 14 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_67 et D_1_12. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : A_6_70. le 2013-10-20 08:06:58.
fonctions d'vn soldat & d'vn Capitaine. Tellement que
les mesmes actions qui ont donné des Couronnes & des triomphes à des Cesars,
& à des Alexandres, pour auoir despoüillé toute la terre, donnent la mort &
des pompes funebres à vn Roy qui veut maintenir son authorité, la liberté de
ses peuples, & la Religion de ses Predecesseurs. Barbares plus desnaturez que
les Barbares mesme, encore lisons nous que la vertu a trouué quelque recompense
parmy eux, & qu'ils l'ont estimée mesme dans la personne de leurs ennemis.
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Occurrence
1875. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONNEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 14 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_70 et C_6_67. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : D_1_12. le 2013-10-20 08:08:40.
biens, mesme en bien faisant. C’est pourquoy j’espere que vous me ferez
voir le fondement & les raisons qui authorisent vostre procedé.
Le President. Estant icy en qualité de prisonnier & de criminel, c’est
vous rendre plus coupable, que de contester sur l’authorité de cette Cour
Souueraine ; c’est pourquoy vous deuez vous resoudre à respondre directement,
autrement la Cour y procedera selon les voyes qu’elle a accoustumé
de tenir en cas de silence & de recusation.
Le Roy. Ie croy qu’il y a peu de mes subjets qui
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Occurrence
1876. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONNEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 14 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_70 et C_6_67. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : D_1_12. le 2013-10-20 08:08:40.
la loy & la taison que vous accorderiez à vne personne
priuée, si elle estoit en ma place.
Le President. La Loy & la raison sont contre vous, les Arrests de la
Chambre des Communes font la loy & la raison, & il ne vous appartient
pas de contester de nostre authorité. La Chambre vous en aduertit derechef,
vous n’aduancerez pas vostre affaire, que de traitter le Parlement
de mépris & de desobeïssance.
Le Roy. Quoy que vostre Cour soit Souueraine, si est-ce qu’elle est
subordonnée à deux autres Cours, au Tribunal de
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Occurrence
1877. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONNEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 14 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_70 et C_6_67. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : D_1_12. le 2013-10-20 08:08:40.
Le President. Il n’est pas permis à vous, ny à qui que ce soit d’entamer
cette matiere ; c’est tout dire en vn mot : Nous sommes icy assemblez
au nom de tout le Royaume, & tous vos predecesseurs ont tousiours
esté responsables de leurs actions à cette Souueraine authorité.
Le Roy. Ie n’en sçache aucun exemple : & que vous soyez assemblez
au nom & du consentement de tout le Royaume, ie le nie absolument, &
en prends tous mes subjets à témoins ; & puis que c’est d’eux que vous tirez
le fondement de vostre
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Occurrence
1878. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONNEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 14 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_70 et C_6_67. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : D_1_12. le 2013-10-20 08:08:40.
authorité.
Le Roy. Ie n’en sçache aucun exemple : & que vous soyez assemblez
au nom & du consentement de tout le Royaume, ie le nie absolument, &
en prends tous mes subjets à témoins ; & puis que c’est d’eux que vous tirez
le fondement de vostre authorité, ie ne vous demande point d’autres
Iuges que mes peuples, pour examiner mes actions.
Le President. Vous ne deuez pas interrompre la Chambre quand elle
vous parle, le Parlement est assemblé, & a l’authorité de vous iuger & de
vous condamner.
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Occurrence
1879. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONNEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 14 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_70 et C_6_67. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : D_1_12. le 2013-10-20 08:08:40.
d’eux que vous tirez
le fondement de vostre authorité, ie ne vous demande point d’autres
Iuges que mes peuples, pour examiner mes actions.
Le President. Vous ne deuez pas interrompre la Chambre quand elle
vous parle, le Parlement est assemblé, & a l’authorité de vous iuger & de
vous condamner.
Le Roy. Combien y en a-t’il d’entre vous du nombre de ceux qui ont
esté éleus par le peuple ? où sont les Pairs du Royaume, le Clergé & vos
Princes qui doiuent presider dans la Chambre haute ? est-ce le lieu
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Occurrence
1880. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONNEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 14 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_70 et C_6_67. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : D_1_12. le 2013-10-20 08:08:40.
Chambre accompagné de satellites, enuisagea toute l’assemblée d’vn œil
seuere & plein de Majesté.
Le sieur Cooke, Orateur general remonstra à la Cour, que le iour precedent,
le prisonnier, au lieu de respondre aux accusations à luy imposées,
auoit mesprisé l’authorité de la Cour, & qu’on le pouuoit condamner
par contumace, comme on auoit fait plusieurs autres personnes qui
l’auoient moins merité que luy.
Le President prenant la parole dit : Charles Stwart, vos subterfuges &
vos elusions offencent extremément la
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Occurrence
1881. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONNEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 14 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_70 et C_6_67. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : D_1_12. le 2013-10-20 08:08:40.
merité que luy.
Le President prenant la parole dit : Charles Stwart, vos subterfuges &
vos elusions offencent extremément la Cour, vos delays nous sont importuns
& nuisibles, c’est pourquoy respondez aux accusations dont on
vous charge, sans contester de nostre authorité, autrement nous vous
priuerons de la liberté, que nous vous auons accordée de vous iustifier si
vous pouuez, & pronõcerons l’Arrest de mort sur le rapport des tesmoins,
Le Roy persista tousiours à leur demander des preuues & des fondemens
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Occurrence
1882. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONNEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 14 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_70 et C_6_67. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : D_1_12. le 2013-10-20 08:08:40.
autrement nous vous
priuerons de la liberté, que nous vous auons accordée de vous iustifier si
vous pouuez, & pronõcerons l’Arrest de mort sur le rapport des tesmoins,
Le Roy persista tousiours à leur demander des preuues & des fondemens de
leur authorité, en des termes presque semblables à ceux du iour precedent, &
alors le President dit :
Le President. Voicy la troisiéme fois que vous auez desobey à la Cour,
en ne vous iustifiant que par mespris & par arrogance. Et puis se tournant
vers l’Orateur il
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Occurrence
1883. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONNEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 14 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_70 et C_6_67. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : D_1_12. le 2013-10-20 08:08:40.
encore vne fois, que ce n’est pas la crainte de la mort
qui m’oblige à contester auec vous de vostre authorité ; Ie vois bien que
toutes ces formalitez ne sont que des grimaces pour eluder mes subjets ;
& que pour establir authentiquement vostre nouuelle & illegitime authorité,
vous en voulez faire l’essay, & en jetter le fondement sur ma
Personne, esperant qu’on ne disputera point à se ranger sous des Loix,
que le Legislateur luy mesme aura signées de son sang, de mesme qu’il n’y
a point de plus grand tesmoignage de la
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Occurrence
1884. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONNEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 14 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_70 et C_6_67. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : D_1_12. le 2013-10-20 08:08:40.
tyrannie,
& n’auoir pas voulu l’authoriser de mon consentement, que ie suis
l’objet de vostre indignation & de vostre rage. Mais pour reprendre mon
discours.
Ie vous disois que ce n’estoit pas la crainte de la mort qui m’obligeoit à
contester de vostre authorité, mais bien l’interest de mes Peuples, ne
pouuant en conscience consentir à la ruïne des Loix fondamentales, qui
les ont gouuernez des siecles entiers si heureusement, & sans lesquelles
vous mesmes & vostre posterité ne sçauriez viure sans des dangers
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Occurrence
1885. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONNEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 14 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_70 et C_6_67. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : D_1_12. le 2013-10-20 08:08:40.
d’vn soldat & d’vn Capitaine. Tellement que
les mesmes actions qui ont donné des Couronnes & des triomphes à des Cesars,
& à des Alexandres, pour auoir despoüillé toute la terre, donnent la mort &
des pompes funebres à vn Roy qui veut maintenir son authorité, la liberté de
ses peuples, & la Religion de ses Predecesseurs. Barbares plus desnaturez que
les Barbares mesmes. Encore lisons nous que la vertu a trouué quelque recompense
parmy eux, & qu’ils l’ont estimée mesme dans la personne de leurs ennemis.
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Occurrence
1886. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONNEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 16 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_70 et D_1_12. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : C_6_67. Texte édité par Site Admin le 2013-10-20 08:03:48.
de ses biens, mesme en bien faisant. C’est pourquoy j’espere que vous
me ferez voir le fondement & les raisons qui authorisent vostre procedé.
Le President. Estant icy en qualité de prisonnier & de criminel, c’est
vous rendre plus coupable, que de contester sur l’authorité de cette
Cour Souueraine ; c’est pourquoy vous deuez vous resoudre directement,
autrement la Cour y procedera selon les voyes qu’elle a accoustumé
de tenir, en cas de silence & de recusation.
Le Roy. Ie croy qu’il y a peu de mes subjets qui entendent mieux
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Occurrence
1887. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONNEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 16 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_70 et D_1_12. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : C_6_67. Texte édité par Site Admin le 2013-10-20 08:03:48.
la loy & la raison que vous accorderiez à vne personne
priuée, si elle estoit en ma place.
Le President. La Loy & la raison sont contre vous, les Arrests de la
Chambre des Communes font la loy & la raison, & il ne vous appartient
pas de contester de nostre authorité. La Chambre vous en aduertit derechef,
vous n’aduancerez pas vostre affaire que de traitter le Parlement
de mépris & de desobeïssance.
Le Roy. Quoy que vostre Cour soit Souueraine, si est-ce qu’elle est
subordonnée à deux autres Cours, au Tribunal de Dieu,
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Occurrence
1888. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONNEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 16 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_70 et D_1_12. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : C_6_67. Texte édité par Site Admin le 2013-10-20 08:03:48.
Le President. Il n’est pas permis à vous, ny à qui que ce soit d’entamer
cette matiere ; c’est tout dire en vn mot : Nous sommes icy assemblez au
nom de tout le Royaume, & tous vos predecesseurs ont tousiours esté
responsables de leurs actions à cette Souueraine authorité.
Le Roy. Ie n’en sçache aucun exemple : & que vous soyez assemblez au
nom & du consentement de tout le Royaume, ie le nie absolument, &
en prends tous mes subjets à témoin ; & puis que c’est d’eux que vous tirez
le fondement de vostre
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Occurrence
1889. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONNEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 16 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_70 et D_1_12. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : C_6_67. Texte édité par Site Admin le 2013-10-20 08:03:48.
authorité.
Le Roy. Ie n’en sçache aucun exemple : & que vous soyez assemblez au
nom & du consentement de tout le Royaume, ie le nie absolument, &
en prends tous mes subjets à témoin ; & puis que c’est d’eux que vous tirez
le fondement de vostre authorité, ie ne vous demande point d’autres
Iuges que mes peuples, pour examiner mes actions.
Le President. Vous ne deuez pas interrompre la Chambre quand elle
vous parle, le Parlement est assemblé, & a l’authorité de vous iuger & de
vous condamner.
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Occurrence
1890. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONNEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 16 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_70 et D_1_12. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : C_6_67. Texte édité par Site Admin le 2013-10-20 08:03:48.
d’eux que vous tirez
le fondement de vostre authorité, ie ne vous demande point d’autres
Iuges que mes peuples, pour examiner mes actions.
Le President. Vous ne deuez pas interrompre la Chambre quand elle
vous parle, le Parlement est assemblé, & a l’authorité de vous iuger & de
vous condamner.
Le Roy. Combien y en a-t-il d’entre-vous du nombre de ceux qui ont
esté éleus par le peuple ? où sont les Pairs du Royaume, le Clergé & vos
Princes qui doiuent presider dans la Chambre-Haute ? est-ce le lieu
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Occurrence
1891. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONNEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 16 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_70 et D_1_12. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : C_6_67. Texte édité par Site Admin le 2013-10-20 08:03:48.
accompagné de satellites, enuisagea toute l’assemblée d’vn œil
seuere & plein de Majesté.
Le sieur Cooke, Orateur general remonstra à la Cour, que le iour precedent,
le prisonnier, au lieu de respondre aux accusations à luy imposées,
auoit mesprisé l’authorité de la Cour, & qu’on le pouuoit condamner
par contumace, comme on auoit fait plusieurs autres personnes qui l’auoient
moins merité que luy.
Le President prenant la parole dit : Charles Stwart, vos subterfuges &
vos elusions offencent extremement la Cour,
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Occurrence
1892. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONNEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 16 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_70 et D_1_12. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : C_6_67. Texte édité par Site Admin le 2013-10-20 08:03:48.
merité que luy.
Le President prenant la parole dit : Charles Stwart, vos subterfuges &
vos elusions offencent extremement la Cour, vos delays nous sont importuns
& nuisibles, c’est pourquoy respondez aux accusations dont on
vous charge, sans contester de nostre authorité, autrement nous vous
priuerons de la liberté, que nous vous auons accordée de vous iustifier si
vous pouuez, & prononcerons l’Arrest de mort sur le raport des témoins.
Le Roy persista tousiours à leur demander des preuues & des fondemens
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Occurrence
1893. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONNEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 16 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_70 et D_1_12. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : C_6_67. Texte édité par Site Admin le 2013-10-20 08:03:48.
autrement nous vous
priuerons de la liberté, que nous vous auons accordée de vous iustifier si
vous pouuez, & prononcerons l’Arrest de mort sur le raport des témoins.
Le Roy persista tousiours à leur demander des preuues & des fondemens de
leur authorité, en des termes presque semblables à ceux du iour precedent, &
alors le President dit :
Le President. Voicy la troisiesme fois que vous auez desobey à la Cour,
en ne vous iustifiant que par mépris & par arrogance. Et puis se tournant
vers l’Orateur il dit,
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Occurrence
1894. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONNEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 16 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_70 et D_1_12. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : C_6_67. Texte édité par Site Admin le 2013-10-20 08:03:48.
dis encore vne fois, que ce n’est pas la crainte de la mort
qui m’oblige à contester auec vous de vostre authorité ; Ie vois bien que
toutes ces formalitez ne sont que des grimaces pour eluder mes sujets, &
que pour establir authentiquement vostre nouuelle & illegitime authorité
vous en voulez faire l’essay, & en ietter le fondement sur ma Personne,
esperant qu’on ne disputera point à se ranger sous des Loix, que le
Legislateur luy-mesme aura signées de son sang. De mesme qu’il n’y a
point de plus grand tesmoignage de la verité de
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Occurrence
1895. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONNEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 16 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_70 et D_1_12. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : C_6_67. Texte édité par Site Admin le 2013-10-20 08:03:48.
tyrannie,
& n’auoir pas voulu l’authoriser de mon consentement, que ie suis
l’objet de vostre indignation & de vostre rage. Mais pour reprendre mon
discours.
Ie vous disois que ce n’estoit pas la crainte de la mort qui m’obligeoit
à contester de vostre authoritè, mais bien l’interest de mes Peuples, ne
pouuant en conscience consentir à la ruine des Loix fondamentales, qui
les ont gouuernez des Siecles entiers si heureusement, & sans lesquelles
vous-mesme & vostre posterité ne sçauriez viure sans des dangers &
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Occurrence
1896. Anonyme. LE PROCEZ, L’ADIOVRNEMENT PERSONNEL,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 16 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_70 et D_1_12. Référence RIM : M0_2888 ; cote locale : C_6_67. Texte édité par Site Admin le 2013-10-20 08:03:48.
les fonctions d’vn soldat & d’vn Capitaine. Tellement que
les mesmes actions qui ont donné des Couronnes & des triomphes a des Cesar,
& à des Alexandres, pour auoir dépoüillé toute la terre, donnent la mort
& des pompes funebres à vn Roy qui veut maintenir son autorité, la liberté
de ses Peuples, & la Religion de ses Predecesseurs. Barbares plus dénaturez
que les Barbares mesmes. Encore lisons-nous que la vertu a trouué quelque
recõpense parmy eux, & qu’ils l’ont estimée mesme dans la personne de leurs
ennemis.
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Occurrence
1897. Anonyme. LE PROPHETE FRANÇOIS, OV LES SENTIMENS... (1649) chez [s. n.] à Paris , 15 pages. Langue : français, latin. Voir aussi A_6_78. Référence RIM : M0_2907 ; cote locale : C_6_71. le 2013-10-20 08:21:32.
si necessaires pour le salut de leurs
ames, & pour auoir la benediction de Dieu & de
leurs peuples, & la loüange de toutes les nations
de la terre. Vous auez mille pretextes apparents
pour leur persuader tous les maux que vous ourdissez,
& vous engagez l’authorité Royale à sa
perte & à sa destruction plustost qu’a sa conseruation.
Vous abusez du pouuoir que vous auez de les
approcher lors qu’il vous plait, vous occupez leurs
yeux, leurs oreilles & leurs cœurs, & en éloignés
les gens de bien ; Vous
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Occurrence
1898. Anonyme. LE PROPHETE FRANÇOIS, OV LES SENTIMENS... (1649) chez [s. n.] à Paris , 15 pages. Langue : français, latin. Voir aussi A_6_78. Référence RIM : M0_2907 ; cote locale : C_6_71. le 2013-10-20 08:21:32.
Celeste à ceux qui la procureront aux Royaumes
Terriens. Vous estes aueuglez dans vostre
grandeur, l’abondance vous perd, l’ambition &
l’enuie démesurée d’amasser tresor sur tresor au
despens du peuple vous en sorsellent, & la peur
de decheoir de vostre authorité vous donne de
si violentes apprehensions, que vous ne vous souciez
pas de rendre tout le monde miserable par la
guerre, pourueu que par son moyen vous rendiez
vostre fortune asseurée, vostre personne adorée,
& que sous le pretexte des despences qu’il faut
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Occurrence
1899. Anonyme. LE PROPHETE FRANÇOIS, OV LES SENTIMENS... (1649) chez [s. n.] à Paris , 15 pages. Langue : français, latin. Voir aussi A_6_78. Référence RIM : M0_2907 ; cote locale : C_6_71. le 2013-10-20 08:21:32.
esperer
aucun amendement, repentance, ny douceur
en ceux qui aiment à faire la guerre à la Nature,
& qui dechirent brutalement toute sorte d’humanité ;
Et qui ne considerent pas, ou qui empéchent
les Roys de bien considerer que leur veritable
authorité & leur grandeur, consiste, comme
disoit vn Ancien, en vn tresor d’vne multitude de
corps acquis & conseruez par la Paix, par la clemence,
par la debonnaireté & par la pieté, qui sont
les vertus les plus necessaires au Possesseur d’vn
grand
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Occurrence
1900. Anonyme. LE PROPHETE FRANÇOIS, OV LES SENTIMENS... (1649) chez [s. n.] à Paris , 15 pages. Langue : français, latin. Voir aussi A_6_78. Référence RIM : M0_2907 ; cote locale : C_6_71. le 2013-10-20 08:21:32.
les administrateurs, ou que les Princes voulussent
occuper leur esprit aux sciences Mais helas ! en ces
siecles mal heureux ils n’ont que des Amans, des
Achitophels, & des faux Prophetes qui les enchantent,
entre les mains desquels ils se demettent
de leur authorité, & les esleuent non seulement
au dessus de tous leurs Sujets : mais aussi par dessus
les Loix, & par dessus eux mesmes.
Et pour éuiter ces mal-heurs, les plus sages de
nos anciens Roys voyans que ceux de leurs enfans
qui leur deuoient
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