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Rechercher dans le corpus des Mazarinades
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Résultat de votre recherche de l'expression "authorité" dans le corpus des Mazarinades :


Occurrence 2801. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE COVP D’ESTAT DV PARLEMENT DES PAIRS, OV... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_802 ; cote locale : B_5_3. le 2013-07-07 16:27:05.

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Occurrence 2802. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE COVP D’ESTAT DV PARLEMENT DES PAIRS, OV... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_802 ; cote locale : B_5_3. le 2013-07-07 16:27:05.
ne sont pas de ton gibier ; & tu cõnoistras que le

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Occurrence 2803. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE COVP D’ESTAT DV PARLEMENT DES PAIRS, OV... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_802 ; cote locale : B_5_3. le 2013-07-07 16:27:05.

ne peux entreprendre
qu’auec insolence & auec attentat.   IV. Mais quoy ? dira quelque Mazarin, cette nouueauté
peut-elle bien estre tolerable dans le gouuernement ?
l’histoire n’a point encore veu que le Parlement
des Pairs ait rauy l’exercice de l’authorité Souueraine
à des Roys majeurs, pendant qu’ils estoient dans
l’Estat. On sçait bien que Suger Abé de S. Denis estoit
Regent du Royaume, pendant le voyage de Louys le
Ieune en la Terre Sainte ; qu’Anne de France regenta
l’Estat pendant le voyage de

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Occurrence 2804. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE COVP D’ESTAT DV PARLEMENT DES PAIRS, OV... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_802 ; cote locale : B_5_3. le 2013-07-07 16:27:05.

de Louys le
Ieune en la Terre Sainte ; qu’Anne de France regenta
l’Estat pendant le voyage de Charles VIII. dans le
Royaume de Naples ; qu’Isabeau de Bauiere auoit le
mesme pouuoir durant la maladie de Charles VI. que
Ieanne de Nauarre estoir encor dans la mesme autorité
pendãt les voyages de Philipe le Bel hors du Royaume :
Mais, dira ce Maz. il est encor inoüy dans les histoires,
qu’on ait iamais deferé l’exercice de l’authorité souueraine
à vn troisiéme, en la presence d’vn Roy Maieur. Ne voila pas vn beau

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Occurrence 2805. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE COVP D’ESTAT DV PARLEMENT DES PAIRS, OV... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_802 ; cote locale : B_5_3. le 2013-07-07 16:27:05.

le
mesme pouuoir durant la maladie de Charles VI. que
Ieanne de Nauarre estoir encor dans la mesme autorité
pendãt les voyages de Philipe le Bel hors du Royaume :
Mais, dira ce Maz. il est encor inoüy dans les histoires,
qu’on ait iamais deferé l’exercice de l’authorité souueraine
à vn troisiéme, en la presence d’vn Roy Maieur. Ne voila pas vn beau pretexte pour faire éclater mille
belles admirations d’Estat. Sçachez, Mazarin Fiefé,
que les nouueautez du gouuernement iustifiées par
des nouuelles conioinctures

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Occurrence 2806. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE COVP D’ESTAT DV PARLEMENT DES PAIRS, OV... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_802 ; cote locale : B_5_3. le 2013-07-07 16:27:05.

la bonté du gouuernement :
Celles qui sont conseillées par la prudence, sont des coups d’Estat ; & les effets d’vne politique, qui
ne deuroit iamais partir d’aupres du Timon : si nos Ancestres
n’ont iamais veu d’exemple de ce transport de
l’authorité Souueraine pendant le regne & la presence
d’vn Majeur ; Ils n’ont point aussi iamais veu qu’vn
Majeur se soit abandonné au Conseil & à la conduite
d’vn Tiran, à l’exclusion de tous ses Princes & de tous
ses Parlemens : Ainsi la nouueauté de

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Occurrence 2807. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE COVP D’ESTAT DV PARLEMENT DES PAIRS, OV... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_802 ; cote locale : B_5_3. le 2013-07-07 16:27:05.

que ceux qui sont faschez de nostre conualescence,
ayent autre droit d’en murmurer, que parce qu’ils
voyent que nous nous mettons en estat de nous restablir,
pour les destruire.   V. Puis qu’il est infaillible & hors de conteste, que
l’exercice de l’authorité souueraine, defferée à S. A. R
par Arrest du Parlement des Pairs, est iuste & legitime
entre ses mains ; & qu’on doit auiourd’huy la mesme
obeissance à ses ordres, qu’on deuoit auant cet arrest
à ceux de sa Majesté, le pense que ie puis

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Occurrence 2808. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE COVP D’ESTAT DV PARLEMENT DES PAIRS, OV... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_802 ; cote locale : B_5_3. le 2013-07-07 16:27:05.

pas vn plausible pretexte
pour n’y consentir point : raisonnons là dessus. Si la paix generalle ne pouuoit point estre concluë
par S. A. R. cette impuissance prouiendroit sans doute
de deux principes, ou de l’vn des deux ; c’est à dire
du manquement d’authorité, qu’on ne pretendroit
pas estre iustement souueraine entre ses mains, ou du deshonneur & desauantage qui pourroit rejalir vers
sa Maiesté d’vne paix concluë sans son adueu.   Cette derniere raison est impertinente, & les plus

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Occurrence 2809. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE COVP D’ESTAT DV PARLEMENT DES PAIRS, OV... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_802 ; cote locale : B_5_3. le 2013-07-07 16:27:05.

attacher la moindre de leurs reflections, à considerer,
que le traité de paix quoy que conclu par S. A. R. ne peut
neantmoins estre conclu que sous le nom de sa Maiesté
& que S. A. R. en qualité de Lieutenant general absolu
n’estant qu’vn simple depositaire de l’authorité Souueraine,
ne peut par consequent point en disposer pour
la conclusion d’aucun traité, que sous le nom de celuy
de l’authorité duquel il n’a esté pourueu que par prouision.
Ainsi le Roy, bien loin de deuoir estre aucunement
interessé dans la conclusion

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Occurrence 2810. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE COVP D’ESTAT DV PARLEMENT DES PAIRS, OV... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_802 ; cote locale : B_5_3. le 2013-07-07 16:27:05.

que sous le nom de sa Maiesté
& que S. A. R. en qualité de Lieutenant general absolu
n’estant qu’vn simple depositaire de l’authorité Souueraine,
ne peut par consequent point en disposer pour
la conclusion d’aucun traité, que sous le nom de celuy
de l’authorité duquel il n’a esté pourueu que par prouision.
Ainsi le Roy, bien loin de deuoir estre aucunement
interessé dans la conclusion d’vne paix generalle,
y trouueroit bien plustost son aduantage & sa gloire,
puis qu’elle ne seroit traitée que sous son nom,

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Occurrence 2811. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE COVP D’ESTAT DV PARLEMENT DES PAIRS, OV... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_802 ; cote locale : B_5_3. le 2013-07-07 16:27:05. ée par tout le discours precedent. Car enfin
il n’est point de pouuoir qui puisse plus iustement deferer
l’exercice de

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Occurrence 2812. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE COVP D’ESTAT DV PARLEMENT DES PAIRS, OV... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_802 ; cote locale : B_5_3. le 2013-07-07 16:27:05. ée par tout le discours precedent. Car enfin
il n’est point de pouuoir qui puisse plus iustement deferer
l’exercice de l’authorité souueraine que celuy à qui
elle apartient, qui est l’estat dont le Parlement des Pairs
est vn abregé ; & puis que l’estat par la bouche de son
Parlament des pairs a prononcé l’arrest de cet exercice
d’authorité en faueur de S. A. R. peut on nier auec

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Occurrence 2813. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE COVP D’ESTAT DV PARLEMENT DES PAIRS, OV... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_802 ; cote locale : B_5_3. le 2013-07-07 16:27:05.

plus iustement deferer
l’exercice de l’authorité souueraine que celuy à qui
elle apartient, qui est l’estat dont le Parlement des Pairs
est vn abregé ; & puis que l’estat par la bouche de son
Parlament des pairs a prononcé l’arrest de cet exercice
d’authorité en faueur de S. A. R. peut on nier auec aucun
fondement qu’elle ne soit legitime & souueraine
entre ses mains : si l’exercice de l’authorité souueraine
est iuste & legitime entre les mains de S. A. R. il s’ensuit
donc euidemment que S. A. R. peut

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Occurrence 2814. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE COVP D’ESTAT DV PARLEMENT DES PAIRS, OV... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_802 ; cote locale : B_5_3. le 2013-07-07 16:27:05.

vn abregé ; & puis que l’estat par la bouche de son
Parlament des pairs a prononcé l’arrest de cet exercice
d’authorité en faueur de S. A. R. peut on nier auec aucun
fondement qu’elle ne soit legitime & souueraine
entre ses mains : si l’exercice de l’authorité souueraine
est iuste & legitime entre les mains de S. A. R. il s’ensuit
donc euidemment que S. A. R. peut legitimement entre
prendre tout ce qui sera dependant de l’exercice de cette mesme authorité ; & puis que le traité de la paix

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Occurrence 2815. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE COVP D’ESTAT DV PARLEMENT DES PAIRS, OV... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_802 ; cote locale : B_5_3. le 2013-07-07 16:27:05.

generalle a peu estre conclüe, & les
iustes reproches que nous en faisons tous les iours à son
Ministre ne marquent que trop, qu’il n’a point fait, ce
qui ne dépendoit que de luy. Anne d’Austriche comme
i’ay fait voir cy dessus, n’auoit neantmoins point d’authorité
que celle que le parlement des Pairs luy auoit
mis entre les mains ; & pour faire voir qu’elle ne la tenoit
nullement du Testament du feu Roy, c’est que le
Parlement des Pairs sans s’attacher aucunement à ces
volontez Royalles dont il ne depend que

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Occurrence 2816. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE COVP D’ESTAT DV PARLEMENT DES PAIRS, OV... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_802 ; cote locale : B_5_3. le 2013-07-07 16:27:05.

Roy, c’est que le
Parlement des Pairs sans s’attacher aucunement à ces
volontez Royalles dont il ne depend que par vne soumission
de iustice, la degagea par arrest de l’attachement
qu’elle deuoit auoir pour ces trois Ministres non destituables
& luy mit l’autorité toute libre entre les mains. Ce mesme Parlement des Pairs fait auiourd’huy S. A. R
le depositaire de cette mesme autorité : il la luy commet
auec mesme pouuoir, sans qu’il s’en témoigne passioné
comme la Reyne qui en fit elle mesme la demande ; il le

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Occurrence 2817. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE COVP D’ESTAT DV PARLEMENT DES PAIRS, OV... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_802 ; cote locale : B_5_3. le 2013-07-07 16:27:05.

commet
auec mesme pouuoir, sans qu’il s’en témoigne passioné
comme la Reyne qui en fit elle mesme la demande ; il le
prie de s’en seruir & de l’employer pour apaiser les orages
qui troublent le calme de cet Estat : Cependant
quoy que S. A. R. ayt la mesme autorité qu’Anne d’Austriche,
quoy qu’il la tienne de la mesme main qu’elle la
tenoit ; & quoy qu’il ayt beaucoup plus de capacité
pour la faire valoit. On dira qu’Anne d’Austriche pouuoit
bien, mais que S. A. R. ne peut point conclure la
paix. I’en

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Occurrence 2818. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE COVP D’ESTAT DV PARLEMENT DES PAIRS, OV... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_802 ; cote locale : B_5_3. le 2013-07-07 16:27:05.

le consentement du Parlemẽt
des Pairs ; Et n’est il pas trop probable que cette Auguste
Assemblée qui vient de luy rauir le pouuoir souuerain
dont elle abusoit, traiteroit par consequent
tous ces procedés de ridicules & extrauagants, parce
quelle empieteroit vne authorité, qui ne peut estre
legitime entre ces mains, que par son suffrage Si tout
le monde estoit desinteressé, tout le monde donneroit
les mains à ce raisonnement. Il faut donc necessairement conclure, que la Cour
dans la posture où elle est à present, apres

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Occurrence 2819. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE COVP D’ESTAT DV PARLEMENT DES PAIRS, OV... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_802 ; cote locale : B_5_3. le 2013-07-07 16:27:05.

d’en venir à quelque accommodement auec les estrãgers ;
parce que si la Cour auoit à present droit d’empescher
le Traité de la paix, elle auroit par consequẽt
droit de la conclure : ainsi comme i’ay fait voir que les loix ont lié les mains à cette Authorité qu’elle auoit auparauant
de faire cette mesme Paix, ie pense, que, faisant
d’vne pierre deux coups, ie monstre qu’elle ne
peut l’empescher.   Il n’y a que les Princes estrangers qui sembleroit pouuoir
former quelque doute sur ce suret ; parce

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Occurrence 2820. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE COVP D’ESTAT DV PARLEMENT DES PAIRS, OV... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_802 ; cote locale : B_5_3. le 2013-07-07 16:27:05.

Mais le Roy, les Princes, & le Parlement des Pairs
sont en vne tres parfaite intelligence ; & si nous voulons
bien entendre la nature de cet Estat, nous pouuons dire
que pendant que les princes, & le parlement des Pairs
sont vnis pour le maintien de l’Authorité Souueraine ; le
Roy n’est point diuisé d’auec les princes & le Parlement
des Pairs, puis que le Roy, quelque part qu’il soit, ne
peut iamais auoir de dessein contraire à celuy de maintenir
l’Authorité Souueraine, qui ne vole iamais que
d’vne

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Occurrence 2821. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE COVP D’ESTAT DV PARLEMENT DES PAIRS, OV... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_802 ; cote locale : B_5_3. le 2013-07-07 16:27:05.

le parlement des Pairs
sont vnis pour le maintien de l’Authorité Souueraine ; le
Roy n’est point diuisé d’auec les princes & le Parlement
des Pairs, puis que le Roy, quelque part qu’il soit, ne
peut iamais auoir de dessein contraire à celuy de maintenir
l’Authorité Souueraine, qui ne vole iamais que
d’vne aisle, à moins que les Princes & le Parlement des
Pairs ne soient bien vnis. Cela estant, les Princes estrangers ne sçauroient refuser,
que par pretexte, de traiter de la paix, auec S. A.
R ; puis

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Occurrence 2822. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

pour les crimes d’Estat ; & qu’il
est entierement necessaire que les loix soient vn peu
rigoureuses en ce poinct, pour ne permettre iamais que cette tragique disposition de tous les plus horribles
desreglements puisse aucunement empieter sur
leur authorité.   I. Ne perdons pas tant de temps à l’amplification
d’vn prelude, mais entrons vn peu plus serieusement
dans l’examen des crimes d’Estat ; & faisons voir,
premierement, que tous les affronts qu’on fait aux
Princes du Sang retombent par

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Occurrence 2823. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

l’Espagnole, celle-là,
comme elle est entierement tyrannique, debute par
le fratricide ; Et pour vn premier coup d’essay de son
pouuoir absolu, teint son escarlatte Royalle du Sang
des plus proches, qui sont en quelque façon capables de faire ombre à son authorité. Celle-cy, comme
elle est moins cruelle, quoy qu’elle soit en quelque
façon aussi despotique, n’est pas toutes fois si
sanguinaire ; Pour les parens & les plus proches, elle
s’en deffait le mieux qu’elle peut, soit en les engageant
dans le

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Occurrence 2824. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

par les ennemis de nos Loix, & par les fauteurs de la tyrannie, conclut manifestement que la Royauté
se trouue dautant plus fermement cimentée, que
plus elle a de Princes du Sang, qui sont comme les
appuis de son Trône, & les veritables rampars de
son authorité.   Si cette presupposition est veritable, comme il
n’est point d’homme de sens qui puisse la contredire,
ne puis je pas asseurer auec toute sorte de raison,
que tous les affronts qu’on fait aux Princes du Sang,
sont des crimes d’Estat, &

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Occurrence 2825. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

Voyla la comme ie raisonne ; &
comme ie raisonne sans peur d’estre contredit par aucun
raisonnable : Lors qu’on choque vn Roy, on n’encourt
le crime d’Estat, que parce qu’on s’en prend à
celuy, que tout l’Estat considere, comme le depositaire
de l’authorité Souueraine, lequel ne pouuant
estre le dispensateur absolu de la Iustice, & l’arbitre
Souuerain de tous les differents que les querelles peuuent
faire naistre dans le commerce de la vie ciuile, à
moins qu’il ne soit maintenu dans l’independance
par le

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Occurrence 2826. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

de la soumission qu’il rencontrera
dans la dependance de tous ses sujets ; fait, que l’Estat
est obligé de prendre à partie tous ceux qui seront
assez insolens pour attenter à ce Souuerain, par ce
que la raison qui luy fait esperer iustice de l’exercice
de son authorité, la mesme, l’oblige à la luy maintenir
inuiolable, pour estre en droit de la pouuoir exiger :
Et puis qu’il n’est point de moyen de maintenir
cette authorité souueraine inuiolable entre les
mains d’vn Monarque, à moins qu’on ne le rende
redoutable

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Occurrence 2827. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

pour attenter à ce Souuerain, par ce
que la raison qui luy fait esperer iustice de l’exercice
de son authorité, la mesme, l’oblige à la luy maintenir
inuiolable, pour estre en droit de la pouuoir exiger :
Et puis qu’il n’est point de moyen de maintenir
cette authorité souueraine inuiolable entre les
mains d’vn Monarque, à moins qu’on ne le rende
redoutable à tous ceux qui pourroient attenter aux
Loix, il faut donc necessairement que l’Estat s’interesse
à la vengeance de tout ce qui le pourroit offencer :
cela est

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Occurrence 2828. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

donc necessairement que l’Estat s’interesse
à la vengeance de tout ce qui le pourroit offencer :
cela est sans replique. Il s’ensuit de ce raisonnement ce me semble, que
toutes les entreprises qui sont capables de porter
quelque empechement à l’exercice de l’authorité
Souueraine, ou d’en eneruer en aucune façon la
vigueur, sont des crimes d’Estat, par ce que l’Estat
est obligé de s’en ressentir par le seul motif d’vne
vengeance publique & par ce que le Roy se trouue
le dispensateur de cette authorité

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Occurrence 2829. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

l’exercice de l’authorité
Souueraine, ou d’en eneruer en aucune façon la
vigueur, sont des crimes d’Estat, par ce que l’Estat
est obligé de s’en ressentir par le seul motif d’vne
vengeance publique & par ce que le Roy se trouue
le dispensateur de cette authorité souueraine, il s’ensuit
manistement que tous ceux qui attentent à sa
personne sont directement criminels d’Estat :
poussons encor plus auant. Nous auons desia dit que, comme l’authorité
souueraine dans les personnes de nos Roys, n’est

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Occurrence 2830. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

& par ce que le Roy se trouue
le dispensateur de cette authorité souueraine, il s’ensuit
manistement que tous ceux qui attentent à sa
personne sont directement criminels d’Estat :
poussons encor plus auant. Nous auons desia dit que, comme l’authorité
souueraine dans les personnes de nos Roys, n’est pas
despotique ou tirannique, elle se communique essentiellement
à ses Princes du Sang, & veut que ces proches
de la Majesté soient appellez à la participation
de tous les affaires qui sont sous sa

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Occurrence 2831. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

pendant
que les Subjets se tiendront dans la deference
qu’ils doiuent à ses ordres ; N’est il pas trop manifeste,
qu’on ne peut offencer les Princes du Sang,
sans tomber dans vn crime d’Estat, puis que leur participation
est essentielle dans l’exercice de l’authorité
Souueraine ; & qu’il ne se peut par cette raison
que cette méme authorité ne souffre de tres dangereuses
atteintes, lors qu’elle se trouue choquée dans
les sacrées personnes de ceux, dont la participation est absolument necessaire pour la

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Occurrence 2832. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

N’est il pas trop manifeste,
qu’on ne peut offencer les Princes du Sang,
sans tomber dans vn crime d’Estat, puis que leur participation
est essentielle dans l’exercice de l’authorité
Souueraine ; & qu’il ne se peut par cette raison
que cette méme authorité ne souffre de tres dangereuses
atteintes, lors qu’elle se trouue choquée dans
les sacrées personnes de ceux, dont la participation est absolument necessaire pour la iustification de
son exercice.   Ie ne veux cependant point soustenir que la

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Occurrence 2833. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

par
reflection, ou par contrecoup ; & que quand les
Princes du Sang sont attaquez, les Roys ne peuuent
pas dire qu’on s’en prend à eux directement, mais
indirectement, puis qu’ils sont leurs proches & comme
les assesseurs essentiels à l’exercice de l’authorité
Souueraine ; & que pour cette raison on ne porte les
mains sur leurs personnes que par ce qu’on sçait bien
que tous les coups se reflechiront sur la Maiesté. Lors que Dieu est ettaquée par l’Athée ou par le
blasphemateur, c’est la Maiesté diuine

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Occurrence 2834. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

directemẽt par le blaspheme, & indirectemẽt
par l’adultere : De mesme les Souuerains ou
les Estats en leur place ne sont pas moins obligés de
se ressentir des attentats qu’on fait aux Princes du
Sang, que de ceux qu’on fait aux Monarques, par ce
que l’authorité Souueraine ne se trouue pas moins
attaquée dans les premiers que dans les seconds ; Et
qu’il est aussi dangereux d’en laisser les affronts dans
l’impunité, lors qu’ils sont faits aux Princes du Sang,
que lors qu’ils sont faits au Souuerain.

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Occurrence 2835. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

pas moins
attaquée dans les premiers que dans les seconds ; Et
qu’il est aussi dangereux d’en laisser les affronts dans
l’impunité, lors qu’ils sont faits aux Princes du Sang,
que lors qu’ils sont faits au Souuerain. I’emprunte cette reflection de l’authorité de Philippe
Auguste, lequel voulant s’interesser dans la
vengeance d’vne parolle outrageuse, ditte à Phillppe
Conte de Clermont & de Bouloigne son nepueu, par
vn certain Foulques Gentilhomme Angeuin, Partisan
de Pierre Conte de Bretaigne, son ennemy ;

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Occurrence 2836. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

cét affront, fait à vn de ses Princes, que
s’il eut esté fait à sa Majesté ; parce que l’impunité
d’vn crime fait à la personne du Roy directement
pourroit du moins estre attribuée à sa bonté ; Au lieu
qu’on auroit toutes les raisons de croire que l’authorité Souueraine seroit dans vne extreme impuissance,
lors qu’au lieu de se ressentir viuement d’vn affront
fait à quelqu’vn de ses Princes du Sang, elle
en suprimeroit neamoins les ressentimens, par vne
indulgence, qui derogeroit à son authorité.

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Occurrence 2837. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

que l’authorité Souueraine seroit dans vne extreme impuissance,
lors qu’au lieu de se ressentir viuement d’vn affront
fait à quelqu’vn de ses Princes du Sang, elle
en suprimeroit neamoins les ressentimens, par vne
indulgence, qui derogeroit à son authorité. Quoy
qu’il en soit, cette illustre Assemblée esmeuë pat les
motifs de cét Auguste, & esclairée par ses propres lumieres,
debuta soubs le titre de Parlement, qu’elle
porte auiourd’huy, par la condemnation de ces Foulques,
qu’elle fit decapiter par

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Occurrence 2838. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

directement sa Maiesté, par ce que la generosité
eut peut estre desarmé tous ses plus iustes ressentimẽs :
Mais que l’affront estant fait à vn Prince du Sang, il
estoit obligé ou de quitter le titre de Roy, ou d’en
poursuiure viuement la reparation, parce que son authorité
ne s’y trouuoit interessée que par contrecoup. On ne peut attaquer les Roys de la Chine que
dans leur image, parce qu’on ne les voit que fort
rarement ; ou si leur Histoire est veritable, de cinq
en cinq ans ; encor paroissent ils en public

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Occurrence 2839. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

faits à nos Princes du Sang, qui
sont les images viuantes de sa Maiesté, ne doiuent
point estre traitez par l’Estat auec plus d’indulgence ;
& qu’on en doit poursuiure la reparation auec
d’autant plus de vigueur, que plus il est euident que l’authorité Royale s’y trouue interessée, par l’esperance
que les insolẽs auront de la pouuoir attaquer
impunement, lors qu’ils la verront si lasche à la vengeance
des iniures qui retombent sur elle par reflection.   II. Apres auoir connu l’importance qu’il y

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Occurrence 2840. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

mais les Roys de la terre sont méme obligés
auec iustice de ne se comporter point auec cette indulgence,
& comme nous sommes sujets à nous preualoir
des moindres aduantages que nous trouuons
dans l’impunité de nos crimes, mais principalement
lors que l’authorité Souueraine relache du droit qu’elle
a de s’en ressentir ; les Souuerains se font tort &
en font à méme temps à tout l’Estat ; s’ils n’entrent
viuement dans les sentiments de vengeance de tout
ce qui peut en aucune façon fletrir l’éclat de leur

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Occurrence 2841. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

Souueraine relache du droit qu’elle
a de s’en ressentir ; les Souuerains se font tort &
en font à méme temps à tout l’Estat ; s’ils n’entrent
viuement dans les sentiments de vengeance de tout
ce qui peut en aucune façon fletrir l’éclat de leur authorité
laquelle ne peut souffrir aucune atteinte qui
ne soit tres dangereuse, à moins qu’elle ne prouiene
d’vn principe d’imprudence. Ie confonds les interets
des Roys & des Princes de leur Sang, par ce que dans
mon raisonnement & dans le sentiment de

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Occurrence 2842. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

en faire l’instrument de ce detestable
dessein : si l’esperance d’estre garenty par la
grandeur de sa maison sert de motif à cet insolent
pour attenter plus audacieusement à la personne
d’un premier Prince du Sang ; n’appert il pas trop
manifestement que l’authorité de la maison Royale
est en compromis, & qu’il est dautant plus necessaire
pour sa conseruation de ne relacher iamais du droit,
qu’elle a d’en prendre vengeance, que plus il est infaillible
que l’impunité de ce crime seruiroit desormais
de planche, à

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Occurrence 2843. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

de ce crime seruiroit desormais
de planche, à des attentats d’vne mesme
natvre. Au reste cette impunité seroit d’vn tres mauuais
augure dans l’idée des peuples, qui ne manqueroient
iamais d’attribuer le pardon à la foiblesse
de l’Authorité Royale plustost qu’à sa bonté ;
& qui pour cette mesme raison regarderoit
leur ioug auec plus de mespris, parce que le voyant
imposé par vne autorité qui ne leur sembleroit
pas assez ialouse de son pouuoir, il leur seroit
aduis qu’en le secoüant ils

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Occurrence 2844. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

augure dans l’idée des peuples, qui ne manqueroient
iamais d’attribuer le pardon à la foiblesse
de l’Authorité Royale plustost qu’à sa bonté ;
& qui pour cette mesme raison regarderoit
leur ioug auec plus de mespris, parce que le voyant
imposé par vne autorité qui ne leur sembleroit
pas assez ialouse de son pouuoir, il leur seroit
aduis qu’en le secoüant ils pourroient viure dans
l’impunité : Au lieu que si l’autorité souueraine se
tenoit inflexible dans le dessein de vanger vn
afront fait à la Maison Royalle

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Occurrence 2845. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

cette mesme raison regarderoit
leur ioug auec plus de mespris, parce que le voyant
imposé par vne autorité qui ne leur sembleroit
pas assez ialouse de son pouuoir, il leur seroit
aduis qu’en le secoüant ils pourroient viure dans
l’impunité : Au lieu que si l’autorité souueraine se
tenoit inflexible dans le dessein de vanger vn
afront fait à la Maison Royalle par quelqu’vn des
Grands de l’Estat, il ne faut point douter que cette
vigueur feroit entrer les peuples dans des sentiments
dignes de l’honneur de leur ioug ;

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Occurrence 2846. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

Si les crimes ne sont appellez crimes d’Estat, que
parce qu’ils choquent tout l’Estat en la personne
de leur Souuerain ou de ses proches ; on ne peut
point douter qu’il apartient à l’Estat d’en prendre
connoissance, & que les Roys s’arrogeroient vne
authorité qui ne leur apartient pas, s’ils vouloient
empieter le pouuoir de suspendre la vengeance
d’vn afront qui n’est apellé crime d’Estat lors qu’il
les attaque, que parce qu’ils ont tous les interests
de l’Estat entre leurs mains, & dont par

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Occurrence 2847. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE RAPORTEVR DES PROCES D’ESTAT, FAISANT... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2977 ; cote locale : B_7_52. le 2013-10-20 15:41:25.

suprimer la vengeance par aucun
motif particulier sans renoncer à mesme tẽps à l’obligation
indispensable qu’ils ont de les apuyer. Le Parlement de Paris ne fut pas plutost rendu
sedentaire par Philippe le Bel, qu’il commença
l’exercice de son authorité dans cette nouuelle
posture par vn bel acte de des-obeïssance ; & refusa
de receuoir la grace que sa Maiesté venoit de
donner par bonté à vn certain Bandy suborné par
Boniface VIII. son assassin ; protestant hautement
que c’estoit vn crime d’Estat

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Occurrence 2848. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE SCEPTRE DE FRANCE EN QVENOVILLE Par les... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 122 pages. Langue : français, latin, italien. Référence RIM : M0_3598 ; cote locale : B_4_8. le 2013-02-10 15:30:48.

troublé par
l’ambition prodigieuse d’vne femme. Iustin nous
asseure, qu’elle se trauestit en homme, pour regner
plus absolument, qu’elle souleua tout l’Orient à sa desolation pour se satisfaire, & que
pour retenir plus tyranniquement cette authorité
Souueraine, qui appartenoit au ieune Ninus
son fils, elle le fit esleuer dans toute sorte de mollesse
& de corruption, luy ostant ainsi la connoissance
de son pouuoir qu’elle vsurpa l’espace de
quarante deux ans, & enfin pour se l’asseurer tout

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Occurrence 2849. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE SCEPTRE DE FRANCE EN QVENOVILLE Par les... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 122 pages. Langue : français, latin, italien. Référence RIM : M0_3598 ; cote locale : B_4_8. le 2013-02-10 15:30:48.

qu’il ne put passer qu’au despens de son honneur,
de son Empire, & de sa vie, qui ne luy demeura pas beaucoup de temps, apres son desastre.   L’Histoire Romaine nous fournit vne suitte
horrible de ces Megeres affamées des vanitez
que l’Authorité Souueraine leur fait esperer : Il
me semble voir encor vne Tullia qui fait passer
impitoyablement son Chariot par dessus le
corps de son propre pere, pour aller saluer son
mary Tarquin le superbe qui le venoit de tuer, &
courir au partage de cette

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Occurrence 2850. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE SCEPTRE DE FRANCE EN QVENOVILLE Par les... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 122 pages. Langue : français, latin, italien. Référence RIM : M0_3598 ; cote locale : B_4_8. le 2013-02-10 15:30:48.

de sa femme, la renuoye en Espagne à son Pere,
comme incapable de porter des enfans ; & en sa place
il espouse Theodeberte pour auoir vne honneste
excuse d’enuahir l’Estat de son frere. Dans la iuste
apprehension d’auoir en cette Fille vne compagne
en authorité, Brunehaut s’efforce de le diuertir de
ce mariage par cette Raison, qu’il ne luy estoit point
permis d’espouser sa Niece : Perfide (dist-il alors en
mettant la main à l’espée) i’ay fait mourir Theodebert,
pour ce que tu m’as dit, qu’il n’estoit pas

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Occurrence 2851. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE SCEPTRE DE FRANCE EN QVENOVILLE Par les... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 122 pages. Langue : français, latin, italien. Référence RIM : M0_3598 ; cote locale : B_4_8. le 2013-02-10 15:30:48.

l’auarice
de l’autre qui fut cause de leur rupture plustost
que l’artifice ou la simplicité de leur mere. Il est
aussi faux qu’elle aye fait mourir par poison Thierri
son petit-fils, puisque l’histoire nous asseure qu’il fut
tué d’vn coup de Tonnerre. L’autorité d’Aymoin est
reprochable en ce fait, pour ce qu’il se declare en tout
rencontre l’ennemi passionné de Brunchaut ; & l’Abbé
Ionas est aussi peu croyable, lors-qu’il luy attribue
la mort de Theodebert, comme lors qu’il luy impute
l’exil de S.

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Occurrence 2852. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE SCEPTRE DE FRANCE EN QVENOVILLE Par les... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 122 pages. Langue : français, latin, italien. Référence RIM : M0_3598 ; cote locale : B_4_8. le 2013-02-10 15:30:48.

  I.
Regne de
Fredegonde. De Serre. Childesinde
ou Childerade. Dés-lors elle se porta pour Tutrice de son fils, &
pour Regente du Royaume, appellant Gontran Roy
d’Orleans, oncle du Roy, pour partager auec elle
toute l’authorité de commander. Mais ce bon Prince
reconnoissant qu’il auoit à traicter auec vne femme
artificieuse & cruelle, à qui le meurtre & le parricide
des Rois n’estoient que des petits coups d’essay,
& ne passoient aupres-d’elle que pour des jeux

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Occurrence 2853. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE SCEPTRE DE FRANCE EN QVENOVILLE Par les... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 122 pages. Langue : français, latin, italien. Référence RIM : M0_3598 ; cote locale : B_4_8. le 2013-02-10 15:30:48.

nommée
Rentrude. Mais par vn exemple fameux & remarquable
à la posterité, il prefera à la succession de
la Couronne le cadet à l’aisné, contre les Loix fondamentales
de cette Monarchie. Et partageant ces
deux Royaumes par le conseil de Nantilde, dont l’authorité
auoit vn puissant empire sur son esprit, il
donna l’Austrasie à Sigebert son aisné, & laissa la
France à Clouis, soit qu’il vsast de ce choix par le merite,
ou par l’incapacité des personnes, ou par le seul
mouuement d’vne inclination libre &

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Occurrence 2854. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE SCEPTRE DE FRANCE EN QVENOVILLE Par les... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 122 pages. Langue : français, latin, italien. Référence RIM : M0_3598 ; cote locale : B_4_8. le 2013-02-10 15:30:48.

cette
rencontre pour le gouuernement de son Estat, il
leur laissa la tutele de son fils, & la Regence du
Royaume. Mais helas que de confusion dans cette
minorité ! Le Regent est trauerse aussi-tost par ses
associés qui pretendent d’auoir auec luy vne égale
authorité de commander ; & luy-mesme abusant
imperieusement de la puissance qui luy est commise,
il veut commander en Roy, & non pas en
Regent, siecle de confusion & d’horreur ! où celuy-là
est Roy ou Regent en France, lequel est moins digne
de regner.

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Occurrence 2855. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE SCEPTRE DE FRANCE EN QVENOVILLE Par les... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 122 pages. Langue : français, latin, italien. Référence RIM : M0_3598 ; cote locale : B_4_8. le 2013-02-10 15:30:48.

Charles VIII. du viuant de son pere, fut son
Tuteur & Regent du Royaume apres son trepas.
Mais bien qu’il en portast la qualité par l’ordre du
feu Roy, & par le consentement des Estats, sa femme
Aune de France sœur du Roy en possedoit effectiuement
toute l’authorité. Cette Regence commença
heureusement par le Sacre du Roy à Reims, & par la
punition de quelques Financiers qui s’estoient enrichis
sous le feu Roy, par la ruine du peuple. Le Roy
croissoit de iour à autre en santé de corps, & en force

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Occurrence 2856. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE SCEPTRE DE FRANCE EN QVENOVILLE Par les... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 122 pages. Langue : français, latin, italien. Référence RIM : M0_3598 ; cote locale : B_4_8. le 2013-02-10 15:30:48.

des Estats. Il est vray que l’ambition ou l’opiniastreté
de cette Princesse fut visible, en ce que dans
vne Conference d’accord qui fut tenuë à Alençon,
pour pacifer tous les differens des Princes ligués, elle
ne voulut en rien du tout relascher de l’authorité
qu’elle auoit vsurpée en l’administration des affaires
d’Estat, sous ombre du Gouuernement de la personne
du Roy qui luy auoit esté confiée, & qui dans vn
âge de plus de quinze ans, ne parloit encore que par la
voix de sa Gouuernante,

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Occurrence 2857. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE SCEPTRE DE FRANCE EN QVENOVILLE Par les... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 122 pages. Langue : français, latin, italien. Référence RIM : M0_3598 ; cote locale : B_4_8. le 2013-02-10 15:30:48.

du Royaume fut
approuué generalement de tous les Princes ; chacun
d’eux connoissant son merite, & d’ailleurs demeurant
assés content de n’auoir pas le mécontentement
de se voir en ce choix postposé à vn autre, auquel
il s’estimoit superieur en authorité, ou egal en
naissance. Aussi durant que François fait vne sanglante
guerre en Italie, qu’il domte les Suisses, &
prend Milan, la Regente maintient la France en vne
profonde paix, & occupe tous ses soins à regler la Iustice
& les Finances, la Cour

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Occurrence 2858. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE SCEPTRE DE FRANCE EN QVENOVILLE Par les... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 122 pages. Langue : français, latin, italien. Référence RIM : M0_3598 ; cote locale : B_4_8. le 2013-02-10 15:30:48.

des Prouinces, & des
places particulieres, de luy obeyr de mesme qu’au Roy,
s’il eust esté present. Et pour la soulager d’vne partie du
poids des affaires, il establist vn Conseil aupres d’elle,
auquel l’Admiral Annebaut deuoit auoir la principale
authorité. Là tandis qu’il prend Mets, qu’il s’asseure
de Toul & de Verdun, que par tout il se fait de
nouueaux subjets, ou qu’il domte les rebelles, qu’il
protege les Princes opprimés, ou qu’il domte les
insolens, tout est paisible dans le Royaume par la

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Occurrence 2859. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE SCEPTRE DE FRANCE EN QVENOVILLE Par les... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 122 pages. Langue : français, latin, italien. Référence RIM : M0_3598 ; cote locale : B_4_8. le 2013-02-10 15:30:48.

les Princes de la maison
de Guise, & en mesme temps attaquée de leurs
riuaux, Anne de Montmorency Connestable, & de
Gaspar de Colligny Admiral de France. Ce furent
alors trois partis contraires formés dans l’Estat, dont
celuy du Roy paroissoit le plus foible en authorité,
bien qu’il fust le plus fort en raison. Le Duc de Guise
pour les Catholiques, l’Admiral pour les Religionaires,
& le Connestable pour soy-mesme, agissoient
dans l’Estat, autant in dependemment du Roy, comme
par opposition de l’vn à l’autre. Tout

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Occurrence 2860. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE SCEPTRE DE FRANCE EN QVENOVILLE Par les... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 122 pages. Langue : français, latin, italien. Référence RIM : M0_3598 ; cote locale : B_4_8. le 2013-02-10 15:30:48.

faire en cette conioncture, cette sage & iudicieuse
Reyne, fut de rendre veritable la deuise de sa maison,
De les diuiser tous ensemble, pour se les vnir plus fortement,
& ainsi regner elle seule absolument, & posseder
tout le credit, par l’amoindrissement de leur authorité
partagée entre plusieurs. Certainement elle
fit beaucoup, puis qu’elle sceut preseruer son fils, &
toute la Cour de la coniuration d’Amboise, où auec
la mort du Roy, les Heretiques ne destinoient rien
moins que le changement de l’Estat, & toute la

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Occurrence 2861. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE SCEPTRE DE FRANCE EN QVENOVILLE Par les... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 122 pages. Langue : français, latin, italien. Référence RIM : M0_3598 ; cote locale : B_4_8. le 2013-02-10 15:30:48.

qu’il n’y seroit pas long temps. En effet, l’année expirée,
il rentra en France au mesme iour qu’il en estoit
sorty. Mais il en estoit sorty subject du Roy, & il y
entra comme vn Monarque absolu. Durant cét interregne,
& cette longue suspension de l’authorité
Royale ; le second soin de la Regente, fut qu’ayant
auerty le Roy de Pologne de la mort de son frere, elle
le pria de reuenir au plustost en France, & en attendant
de son retour, de confirmer la Regence que le
feu Roy luy auoit deferée. Ce Prince fit

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Occurrence 2862. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE SCEPTRE DE FRANCE EN QVENOVILLE Par les... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 122 pages. Langue : français, latin, italien. Référence RIM : M0_3598 ; cote locale : B_4_8. le 2013-02-10 15:30:48.

du Royaume,
pour aller (comme l’on croit) à Iuilliers, & delà
où sa fortune le deuoit conduire, il auoit destiné
de laisser la Regence à la Reyne, auec le Gouuernement
absolu & vniuersel de toutes les affaires du
Royaume. Et pour donner plus d’authorité à cette
nouuelle charge, il la fit Couronner & Sacrer dans
l’Eglise sainct Denys par le Cardinal de Ioyeuse, auec
vn appareil digne du premier Monarque du monde,
& de la plus auguste ceremonie qui se soit veuë depuis
long-temps en France : Mais helas

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Occurrence 2863. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE SCEPTRE DE FRANCE EN QVENOVILLE Par les... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 122 pages. Langue : français, latin, italien. Référence RIM : M0_3598 ; cote locale : B_4_8. le 2013-02-10 15:30:48.

Mathieu.
Duplex. La Reyne declarée Regente par sa derniere volonté,
prend en main auec la Tutele de son Fils, le
Gouuernement de l’Estat ; mais dautant que cette
Declaration du feu Roy en faueur de la Reyne, estoit
faite auec quelque restriction de son authorité, l’obligeant
à la rigueur de deux voix seulement dans le
Conseil, & à la conseruation dans l’Estat de trois Ministres
qu’il appelloit non destituables. Elle remonstra
sagement à l’Assemblée Generale du Parlement
composée des Princes, Ducs &

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Occurrence 2864. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE SCEPTRE DE FRANCE EN QVENOVILLE Par les... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 122 pages. Langue : français, latin, italien. Référence RIM : M0_3598 ; cote locale : B_4_8. le 2013-02-10 15:30:48.

& sa demande si raisonnable, qu’ils l’authoriserent
tous d’vn commun consentement aussi-tost
qu’elle l’eut enoncée, & declarerent en suite par
Arrest qu’elle seroit seule Regente Souueraine & absoluë
en France, & qu’elle partageroit toute l’authorité de commander auec Iean Gaston de France Duc
d’Orleans estably du feu Roy son frere, comme Lieutenant
General du Royaume, tant pour le reglemẽt
de la Police, que pour le bon ordre de la guerre. Et
c’est sous la douceur de cette conduite, que

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Occurrence 2865. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE SCEPTRE DE FRANCE EN QVENOVILLE Par les... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 122 pages. Langue : français, latin, italien. Référence RIM : M0_3598 ; cote locale : B_4_8. le 2013-02-10 15:30:48.

calme, & la tranquilité de
nos plus beaux iours. La Reyne s’estoit acquis vn Empire parfaitement
absolu, sur l’esprit des François, & s’estoit
renduë la plus puissante Souueraine du monde ;
rien ne trauersoit son pouuoir, tout faisoit ioug
à son Authorité, elle triomphoit sans contredit
de nos libertez que nous soûmettions tres-volontairement
à vne domination estrangere, sous
esperance d’vne paix generale, qu’elle auoit fait
auorter au point de sa naissance, & tout d’vn coup
elle voulut faire voir son

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Occurrence 2866. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE SCEPTRE DE FRANCE EN QVENOVILLE Par les... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 122 pages. Langue : français, latin, italien. Référence RIM : M0_3598 ; cote locale : B_4_8. le 2013-02-10 15:30:48.

des volontez
de leurs Maiestez, & portée au Parlement de Paris,
contre laquelle les plus des-interessez reclamerent
d’abord, & se plaignirent assez hautement
de cette exaction. La Reyne, à qui l’on persuada
fort facilement, que c’estoit chocquer son Authorité
en conceu des ressentiments, qui coururent
bien-tost à la vangeance. Il ne falloit plus
qu’vn temps propre pour la faire esclatter, & il se
presenta fauorablement, peu apres au grand contentement
de son esprit ambitieux, & preuenu
par les

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Occurrence 2867. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE SCEPTRE DE FRANCE EN QVENOVILLE Par les... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 122 pages. Langue : français, latin, italien. Référence RIM : M0_3598 ; cote locale : B_4_8. le 2013-02-10 15:30:48.

la au Havre de grace, le Cardinal
Mazarin se creut tout a fait Maistre du Royaume,
excepté Monsieur de Beaufort, qui ne se voulut
iamais abaisser iusqu’à le vouloir voir, quelque
commandement que luy en fit la Reyne. Ce puissant Ministre pour mieux establir son
authorité, voulut aller luy mesme gaigner la Bataille de Retel, ce qu’il fit par ses fourbes ordinaires,
ayant obligé par argent le Gouuerneur de cette
Ville à manquer de parole au Mareschal de Turenne,
auquel il promettoit à l’instant qu’il liureroit

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Occurrence 2868. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE SCEPTRE DE FRANCE EN QVENOVILLE Par les... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 122 pages. Langue : français, latin, italien. Référence RIM : M0_3598 ; cote locale : B_4_8. le 2013-02-10 15:30:48.

amener, quand elle voudra
qu’il reuienne, pour acheuer nostre desolation. Cela n’est point sans fondement, tout le monde
sçait bien qu’il a laissé aupres de la Reyne son
Secretaire nommé Ondedei, homme Italien ; c’est
a dire, Fourbe, auquel il laisse pleine authorité de
brouiller les affaires de France selon ses desseins
ordinaires. Le Cardinal mesme a dit en partant à
tous ses amis, qu’ils se pouuoient adresser a son Secretaire
en son absence, qu’il luy laissoit le secret
des affaires, qu’il le laissoit tout puissant

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Occurrence 2869. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE TOMBEAV DV SENS COMMVM OV LE RENVERSEMENT... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 40 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_3784 ; cote locale : B_18_35. le 2013-12-29 08:59:43.

les inclinations de la Reine, qui ne vouloit seulement
pas entendre parler de son esloignement ; à moins que de contre quarrer la protection de son
A. R. qui pretendoit le mettre à l’abry de toute
sorte d’assauts, à moins que d’empieter sur l’authorité
des Parlemens, qui le sous tenoit par leur silence :
Bref, à moins que de vouloir se charger de l’inimitié
d’vne bonne partie des Princes & des
grãds de l’Estat que l’interest auoit engagés dans
son party : Cela ne se peut point disputer.

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Occurrence 2870. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE TOMBEAV DV SENS COMMVM OV LE RENVERSEMENT... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 40 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_3784 ; cote locale : B_18_35. le 2013-12-29 08:59:43.

pas heaucoup cousté. Ainsi en attentat sur
les personnes sacrées de nos plus illustres Princes,
& principalement sur celle du plus redoutable &
du plus puissant de l’Europe, il a luy seul trouué le
moyen de se perdre, parce qu’ayant voulu esleuer
son authorité en vn estat où les Grands, qui seuls
le faisoient subsister, ne pouuoient point luy cõplaire
sans se détruire, il les a obligez de ne s’interesser
plus desormais que pour l’en faire dechoir :
Tellement que, veu la grande attache que Mazarin
auoit dans

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Occurrence 2871. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE TOMBEAV DV SENS COMMVM OV LE RENVERSEMENT... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 40 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_3784 ; cote locale : B_18_35. le 2013-12-29 08:59:43.

ie ne pourray prouuer que fort difficilement
que l’administration du Mazarin ait peu produire
vn effet contraire à celle de tous les autres : Il faut
ueantmoins que ie le fasse, puis que i’en ay entrepris
le dessein, & que ie me serue pour premiere
preuue de l’authorité de la saincte Escriture, qui donne de la necessité aux scandales, & qui iuge
mesme qu’il est expedient que les heresies se
sousleuent de temps de temps pour trauerser le
repos de l’Eglise.   Le premiere raison de laquelle ie pretends

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Occurrence 2872. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE TOMBEAV DV SENS COMMVM OV LE RENVERSEMENT... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 40 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_3784 ; cote locale : B_18_35. le 2013-12-29 08:59:43.

moins au preiudice qu’à l’aduantage de
l’Eglise, qui ne trouuant point de porte pour
glisser quelqu’vn de ses enfans dans les grandeurs
du monde, bornera sans doute leur ambition à se
contenter d’establir leur fortune dans la Cour
Ciel ; & dans l’authorité de releuer les puissances,
si toutefois elles venoient à s’oublier de leur deuoir.
Ainsi ie conclus, que le mauuais gouuernement
du Cardinal Mazarin a esté tres aduantageux à l’Estat,
puis qu’en veue des desreglemens de la conduite
des gens d’Eglise,

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Occurrence 2873. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE TOMBEAV DV SENS COMMVM OV LE RENVERSEMENT... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 40 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_3784 ; cote locale : B_18_35. le 2013-12-29 08:59:43.

point dauantage
cét insolent, & d’obuier par sa perte à la
ruine infaillible de l’honneur de la Regente, quelque
opposition neantmoins qu’elle ait fait pour
seconder vne fausse idee que cét imposteur luy
suggeroit de la conseruation inuiolable de son
authorité. Ainsi ie soustiens, que La Reine a ruiné
la fortune du Cardinal Mazarin, en ce que permetant
à son ambition de prendre l’essor à toute
sorte d’entreprises quelques temeraires qu’elles
fussent, elle a obligé tout l’Estat de s’interesser
viuement à

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Occurrence 2874. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE TOMBEAV DV SENS COMMVM OV LE RENVERSEMENT... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 40 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_3784 ; cote locale : B_18_35. le 2013-12-29 08:59:43.

les petits de le considerer auec respect,
parce que la modestie de ses deportements n’eut
point peu fonder le pretexte de leur haine. Mais en luy laissant toute la conduite de l’Estat, sans la regler, elle a dispensé les grands de le respecter,
quelque authorité qu’il fut de l’honneur
de sa protection : en luy laissant pezer inhumainement
sur les testes des peuples, elle les a obligez
de l’en secoüer, quelque apuyé qu’il y fut de
son Authorité Ainsi ie dis par vne consequence
qu’on ne me disputera point que

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Occurrence 2875. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE TOMBEAV DV SENS COMMVM OV LE RENVERSEMENT... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 40 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_3784 ; cote locale : B_18_35. le 2013-12-29 08:59:43.

sans la regler, elle a dispensé les grands de le respecter,
quelque authorité qu’il fut de l’honneur
de sa protection : en luy laissant pezer inhumainement
sur les testes des peuples, elle les a obligez
de l’en secoüer, quelque apuyé qu’il y fut de
son Authorité Ainsi ie dis par vne consequence
qu’on ne me disputera point que la Reine a ruiné
la fortune du Cardinal Mazarin.   V. Oseray ie bien proceder à la preuue de
cette cinquiesme proposition, sans crainte de
passer pour Maltoutier dans l’esprit du

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Occurrence 2876. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE TOMBEAV DV SENS COMMVM OV LE RENVERSEMENT... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 40 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_3784 ; cote locale : B_18_35. le 2013-12-29 08:59:43.

besoin de preuue, ie dis que s’il n’est que
les Gentils hommes qui soit exempts des impositions
& des tailles ; tous les rosturiers y sont par
consequent subiets : Ie dis en second lieu que le
luxe estãt la cause la plus ordinaire des desordres,
il est de l’authorité & de la iustice du Monarque
de le retrancher : Et en troisiesme lieu ie soustiens que le mesme Souuerain est obligé d’establir
ses subsides sur les aisez visibles, & d’espargner
les foibles, tant pour commander en Roy
que pour faire voir

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Occurrence 2877. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE TOMBEAV DV SENS COMMVM OV LE RENVERSEMENT... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 40 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_3784 ; cote locale : B_18_35. le 2013-12-29 08:59:43.

Or ie dis que le Roy
en se comportant de la sorte, trouuera plus de riches
vilains dans les ruës S Avoys, Chapon, Betizy,
la Verrerie, saincte Croix de la Bretonnerie, &c.
Que dans toutes les Prouinces de France ; & qu’il
donnera plus d’esclat à l’authorité Royalle en
forçant ces vilains empourprez de fournir aux necessitez
de l’Estat qu’en faisant courir vne armee
de fuseliers par tous les deserts de la Monarchie.
Et c’est pour cette premiere raison que ie soustiẽs
qu’il est necessaire qu’on establisse

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Occurrence 2878. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE TOMBEAV DV SENS COMMVM OV LE RENVERSEMENT... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 40 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_3784 ; cote locale : B_18_35. le 2013-12-29 08:59:43.

de bien puisse faire
l’office du plus meschant homme du monde sans
qu’il soit du moins en intention de marcher sut
ses traces ? peut on s’imaginer qu’on puisse faire
en homme de bien, ce que Mazarin a fait en scelerat ;
& qu’il soit possible d’auoir vne authorité
independante sans en abuzer ? & quand bien cette
impossibilité seroit combatuë par l’experience
du contraire ; n’est il pas vray qu’vn grand qui
prendra aujourd’huy la charge de premier Ministre
d’Estat sera obligé ou de la tenir dans

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Occurrence 2879. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LE TOMBEAV DV SENS COMMVM OV LE RENVERSEMENT... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 40 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_3784 ; cote locale : B_18_35. le 2013-12-29 08:59:43.

du contraire ; n’est il pas vray qu’vn grand qui
prendra aujourd’huy la charge de premier Ministre
d’Estat sera obligé ou de la tenir dans l’infecondité
sans en faire aucune fonction, ce qui seroit
trop ridicule ; ou d’y faire voir les effets de
son authorité, ce qui ne se pourra sans danger ;
puis que recontrant cet Estat dans la plus grande
foiblesse qu’il ait iamais eu, & dans le plus grand
d’égout de toute sorte de Ministres, il ne pourra
resoudre aucune imposition comme il est neanmoins
obligé par

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Occurrence 2880. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LES ALARMES DE LA FRONDE, ET... (1650) chez [s. n.] à [s. l.] , 24 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_59 ; cote locale : B_13_30. le 2013-02-15 13:33:25.

vengeance de sa gloire flétrie,
les mesmes coadjutrices qui luy ont vnanimément
presté l’espaule pour l’asseoir sur la teste des
grands, & que c’est la plus ordinaire maxime des Politiques
de son étoffe, que de ne se maintenir iamais
dans l’esclat de leur authorité qu’à la faueur des mesmes
moyens qui les y ont conduits. Le changement
marqueroit autant l’inconstance de leurs esprits, qu’il
condamneroit d’aueuglement la conduitte de leur
premier procedé, puis qu’ils chercheroient à se maintenir
par d’autres

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Occurrence 2881. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LES ALARMES DE LA FRONDE, ET... (1650) chez [s. n.] à [s. l.] , 24 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_59 ; cote locale : B_13_30. le 2013-02-15 13:33:25.

doit à son independance; Mazarin ne doutera nullement
de souscrire desormais à toute sorte de traittez
pour en fausser les serments au gré de son ambition,
& ne tenir point de parole, quelque engagé qu’il y
soit, par l’obligation qu’il aura de respecter l’authorité
de celuy souz le nom duquel il en aura obtenu la
creance, à moins qu’elle ne se trouue auantageuse au
progrez de ses affaires.   Ie m’attacherois maintenant à déduire les autres
Conseils que la necessité luy pourra inspirer, lors
que les

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Occurrence 2882. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LES ALARMES DE LA FRONDE, ET... (1650) chez [s. n.] à [s. l.] , 24 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_59 ; cote locale : B_13_30. le 2013-02-15 13:33:25.

pour les achepter à prix d’argent: Ainsi ie
puis dire Messieurs; que les ennemis puissants & d’esesperez,
lors qu’ils sont domestiques, ne sont pas seulement à craindre, mais qu’ils sont les plus redoutables
de tous, puis que leur fureur & leur authorité
marchent de Pair, & que cette premiere ne sçauroit
suggerer aucun mauuais dessein, que la derniere ne
puisse faire éclore malgré les efforts de toute sorte de
resistance.   Cela estant, Messieurs, n’ay-je pas tous les aduantages
du monde pour

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Occurrence 2883. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LES ALARMES DE LA FRONDE, ET... (1650) chez [s. n.] à [s. l.] , 24 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_59 ; cote locale : B_13_30. le 2013-02-15 13:33:25.

fureur. Si vous doutez encore qu’il soit ennemy, ouurez
les yeux à des arguments visibles, qui vous conuaincront,
si vous ne croyez pas qu’il soit domestique, regardez
la posture qu’il tient dans le cœur mesme de
l’Estat; si vous n’estes pas conuaincu de son authorité, considerez qu’il est l’intendant de toutes les volontez
Souueraines, & si ie dois parler de la sorte, le
Roy du Roy; Si vous ne le tenez point encore pour
vn desesperé, vous donnerez neantmoins les mains à
cette verité, en faisant

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Occurrence 2884. Dubosc-Montandré, Claude [?]. LES ALARMES DE LA FRONDE, ET... (1650) chez [s. n.] à [s. l.] , 24 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_59 ; cote locale : B_13_30. le 2013-02-15 13:33:25.

vous deuant estre beaucoup plus à craindre, que celle
de vos biens, ou de vos vies; ces raisons par consequent
vous doiuent estre beaucoup plus considerables,
puis qu’elles vous rendent sensibles, le decry manifeste
de vostre reputation, si vous ne vous opposez
à l’authorité de celuy qui n’en a eu que pour succomber
honteusement à celle des Bordelois. Quoy, Messieurs, la posterité sçaura que le Mazarin
a souscrit aux articles de la Paix de Paris malgré la resistance
de ses bourgeois; & que les Bordelois n’ont
iamais

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Occurrence 2885. Dubosc-Montandré, Claude [?]. L’ADVOCAT GENERAL, SOVSTENANT LA CAVSE DE... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_555 ; cote locale : B_17_14. le 2013-01-22 14:50:10.

son Mazarin.   Ainsi c’est extrauaguer au plus haut point que
de dire qu’on ne sçauroit accuser la Reyne d’auoir
eu dessein d’amasser de grands tresors pendant sa
Regence, puis que celuy par les mains duquel elle
faisoit ce prodigieux amas, n’auoit d’authorité,
qu’autant qu’elle luy en donnoit : & puis qu’on
peut asseurer auec toutes les raisons du monde que
le Mazarin voloit pour tous deux, n’ayant autre
pouuoir, que celuy qu’elle luy donnoit, pour iustifier
ses exactions ou du moins pour les

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Occurrence 2886. Dubosc-Montandré, Claude [?]. L’ADVOCAT GENERAL, SOVSTENANT LA CAVSE DE... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_555 ; cote locale : B_17_14. le 2013-01-22 14:50:10.

& n’ouurir
que les yeux pour voir si la source des foudres a tari
& s’il est desormais permis à toute sorte d’impudens
d’atenter à l’honneur de tous nos Heros.
Cét Autheur desesperé, apres auoir superbement
estalé les attentats du Parlement sur l’Authorité Royalle,
& l’ambition effrenée comme il dit de M. le
Prince, le iette d’abord sur Son Altesse Royalle, comme sur celuy, dont la grande facilité pour ne dire
pas manque de vigueur à perdu les occasions d’esteindre ce
feu de diuision dans

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Occurrence 2887. Dubosc-Montandré, Claude [?]. L’ADVOCAT GENERAL, SOVSTENANT LA CAVSE DE... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_555 ; cote locale : B_17_14. le 2013-01-22 14:50:10.

digerer qu’auec
des conuulsions entierement mortelles à vostre
politique, que le Parlement est sursis l’effet de la
Declaration qu’il auoit verifiée contre M. le Prince,
adioustant par vne extrauagance digne de vostre
genie, que c’estoit vne entreprise sur l’authorité du Roy
dont on ne pourroit iamais s’estonner, si elle n’eust esté encor
moins considerable que la hardiesse qu’il eut de luy donner
p’ace sur les fleurs de lys. A ce que ie voy dans vostre
sentiment. les Parlemens mesmes sont esclaues de
l’authorité

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Occurrence 2888. Dubosc-Montandré, Claude [?]. L’ADVOCAT GENERAL, SOVSTENANT LA CAVSE DE... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_555 ; cote locale : B_17_14. le 2013-01-22 14:50:10.

sur l’authorité du Roy
dont on ne pourroit iamais s’estonner, si elle n’eust esté encor
moins considerable que la hardiesse qu’il eut de luy donner
p’ace sur les fleurs de lys. A ce que ie voy dans vostre
sentiment. les Parlemens mesmes sont esclaues de
l’authorité du Roy, & ces illustres Cours Souueraines
qui doiuent estre les freins de la tyrannie, ne sont pas moins obligées de se soûmettre aueuglement
à tous les caprices des Roys, que le moindre
de leurs subjets : Allez, allez ignorant, allez estudier

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Occurrence 2889. Dubosc-Montandré, Claude [?]. L’ADVOCAT GENERAL, SOVSTENANT LA CAVSE DE... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_555 ; cote locale : B_17_14. le 2013-01-22 14:50:10.

allez ignorant, allez estudier
dans les loix de l’Estat, allez apprendre que les
Parlemens ne sont soûmis qu à la iustice des Roys,
mais qu’ils en doiuent estre les luges : Allez sçauoir
que vous n’estes obligé de reconnoistre les Roys
dans l’exercice de leur autorité qu apres les Arrests
des Parlemens : Allez aprẽdre que les decisiõs des
Parlemens dans les affaires d’Estat doiuent estre
respectées des Roys, & que puis qu’auec le consentement
des peuples qui les ont establis, ces augustes
Senats tiennent en leurs

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Occurrence 2890. Dubosc-Montandré, Claude [?]. L’ADVOCAT GENERAL, SOVSTENANT LA CAVSE DE... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_555 ; cote locale : B_17_14. le 2013-01-22 14:50:10.

estre
respectées des Roys, & que puis qu’auec le consentement
des peuples qui les ont establis, ces augustes
Senats tiennent en leurs mains les balances de
la Iustice, il apartient à eux de les faire pancher sur
qui bon leur semblera indépendamment de toute
authorité, à moins qu’elle ne soit tyrannique, qui
ne vaut pas moins que criminelle d’Estat. Et lors
que vous vous serez instruit dans la connoissance
de ce que vous ignorez, vous iugerez auec moy que
le Pres. le Bailleul, dont vous faites le Panegiriste
s’oublia

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Occurrence 2891. Dubosc-Montandré, Claude [?]. L’ADVOCAT GENERAL, SOVSTENANT LA CAVSE DE... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_555 ; cote locale : B_17_14. le 2013-01-22 14:50:10.

Falloit il donc, effronté, que
la tyrannie du Mazarin, qui montoit par ces effroyables
acroissemens iusques sur son suprême degré
demeurat impunie, & qu’on permit à ce bastard
de nostre mauuaise fortune, l’idole des puissances
de cet Estat, d’empieter vne authorité si desraisonnable
que celle d’attenter à des priuileges que les
Roys les plus insolens & les moins independans
du bon-heur de leurs sujets, n’ont iamais attaqué.
Falloit-il que sous pretexte qu’on n’auoit point fait
des remonstrances à sa Maiesté

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Occurrence 2892. Dubosc-Montandré, Claude [?]. L’ADVOCAT GENERAL, SOVSTENANT LA CAVSE DE... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_555 ; cote locale : B_17_14. le 2013-01-22 14:50:10.

pour ne
m’estendre pas plus longuement sur vn discours
que ie n’ay que trop estalé dãs le Coup d’Estat du Parlement
des Pairs, & dans le Royal au Mazarin : c’est
luy qu’on doit regarder comme le Trône de la
Royauté, & le depositaire absolu de l’Authorité
Souueraine, que tous les peuples luy ont commis
depuis la naissance de la Monarchie. N’est il pas vray, seditieux Escriuain, que ce
sentiment n’emportera point ton sufrage, & que
la honte d’auoir traité d’attentat & de crime de
leze

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Occurrence 2893. Dubosc-Montandré, Claude [?]. L’ADVOCAT GENERAL, SOVSTENANT LA CAVSE DE... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_555 ; cote locale : B_17_14. le 2013-01-22 14:50:10.

depuis la naissance de la Monarchie. N’est il pas vray, seditieux Escriuain, que ce
sentiment n’emportera point ton sufrage, & que
la honte d’auoir traité d’attentat & de crime de
leze Maiesté, le plus iuste & le plus innocent exercice
de son Authorité, ne te permettra point d’en
demordre pour t’opiniastrer plus fortement à n’obeyr qu’à tes premieres idées ; & ne croire point de
pouuoir plus legitime, que celuy que tu iugeras
estre plus complaisant à l’iniustice de tes peruerses

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Occurrence 2894. Dubosc-Montandré, Claude [?]. L’ADVOCAT GENERAL, SOVSTENANT LA CAVSE DE... (1652 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 32 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_555 ; cote locale : B_17_14. le 2013-01-22 14:50:10.

toute l’abondance dans les
maisons de ses fauoris, nous n’aurions point de
droit de nous y opposer que par nos impatiences. Iniuste pretention, qui de grade les Roys, puis
qu’elle leur oste le nom de pere, & ne leur laisse
que celuy de Tyran : detestable authorité, qui ne
se bastit que des debris de la iustice : honteuse
souueraineté qui ne desaltere sa soif que du sang
de ses enfans, & qui ne se nourrit que de la substance
des pauures. Vouloir restablir le C. Mazarin, c’est vouloir
nous imposer pour la

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Occurrence 2895. Dubosc-Montandré, Claude [?]. L’APOCALYPSE DE L’ESTAT, FAISANT VOIR,... (1651 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 40 pages. Langue : français. La page 40 et dernière contient un avertissement au lecteur qui identifie Dubosc-Montandré.. Référence RIM : M0_98 ; cote locale : B_4_18. Texte édité par Site Admin le 2013-02-01 15:27:34.

faussemẽt que rien ne leur peut estre deffendu ; en
serions nous pas indignes du nom que nous portons,
si nous auions assés de bassesse pour respecter
leurs ordres, puis qu’il ne leur sont point inspirés
par aucun iuste pouuoir, & qu’ils empietent vne
authorité qui nous paroist estrangere, parce qu’elle
choque toutes les loix de l’Estat. Si la Reyne ne peut point abandonner la presence
de son Mazarin, elle n’a qu’à se retirer auec
luy : qu’elle le suiue dans l’Allemagne, dans l’Italie,
dans

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Occurrence 2896. Dubosc-Montandré, Claude [?]. L’APOCALYPSE DE L’ESTAT, FAISANT VOIR,... (1651 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 40 pages. Langue : français. La page 40 et dernière contient un avertissement au lecteur qui identifie Dubosc-Montandré.. Référence RIM : M0_98 ; cote locale : B_4_18. Texte édité par Site Admin le 2013-02-01 15:27:34.

Palais dans le Royaume de Metz soubs
Theodebert son fils, qu’elle est obligée de l’appuyer auec des violences, qui rafroidissent l’affection des
sujets pour le Roy son fils, lequel preiugeant de ces
mauuais commencements vne dangereuse decadence
de son authorité, la contraint de se retirer vers
Theodoric Roy d’Orleans, ou elle ne manque pas
aussi-tost de pouruoir son Proclaide de toutes les plus
importantes charges de l’Estat, & mesme ment de la
dignité de Maire du Palais.   Mais comme elle ne sçauroit

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Occurrence 2897. Dubosc-Montandré, Claude [?]. L’APOCALYPSE DE L’ESTAT, FAISANT VOIR,... (1651 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 40 pages. Langue : français. La page 40 et dernière contient un avertissement au lecteur qui identifie Dubosc-Montandré.. Référence RIM : M0_98 ; cote locale : B_4_18. Texte édité par Site Admin le 2013-02-01 15:27:34.

que pour cimenter plus heureusement
la Tyrannie de ce faquin. Sainct Gregoire de
Tours, Fortunat Euesque de Poictiers, & Sainct Gregoire
le Grand ; ont beau faire les Panegyriques de
l’innocence pretenduë de cette Espagnolle : Le respect
que ie dois à leur authorité, ne m’oblige tout
au plus, qu’à croire qu’ils ont composé ses Eloges sur
de faux memoires, ou qu’en la loüant, ils ont voulu
luy apprendre son deuoir, de peur de l’irriter, plutost
que de l’adoucir par vne correction plus veritable. Voyons

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Occurrence 2898. Dubosc-Montandré, Claude [?]. L’APOCALYPSE DE L’ESTAT, FAISANT VOIR,... (1651 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 40 pages. Langue : français. La page 40 et dernière contient un avertissement au lecteur qui identifie Dubosc-Montandré.. Référence RIM : M0_98 ; cote locale : B_4_18. Texte édité par Site Admin le 2013-02-01 15:27:34.

Prince
de Condé, & des Messieurs de Chastillon qu’elle n’auoit
auparauant flattez qu’en intention d’en faire les
instrumens du dessein qu’elle brassoit contre Antoine
Roy de Nauarre, dont la puissance estoit seule capable
de faire ombre à cette tyrannique authorité
qu’elle a tousiours medité de bastir sur les epaules des
peuples. Cependant toutes ces intrigues ne tendoient à
autre fin, qu’à rasseurer l’agrandissement de son
Gondy ; lequel, ne pouuant subsister que dans la diuision
de ceux qui

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Occurrence 2899. Dubosc-Montandré, Claude [?]. L’APOCALYPSE DE L’ESTAT, FAISANT VOIR,... (1651 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 40 pages. Langue : français. La page 40 et dernière contient un avertissement au lecteur qui identifie Dubosc-Montandré.. Référence RIM : M0_98 ; cote locale : B_4_18. Texte édité par Site Admin le 2013-02-01 15:27:34.

criminel
d’Estat ; puis que les crimes d’Estat ne sont
autres que les desreglemens criminels des personnes
publiques, qui sont attachées par profession &
par deuoir au maniment des affaires ; ou les attentats
des particuliers, à l’honneur à la vie ou à l’autorité
des personnes publiques. Est il maintenant de crime d’Estat plus grand
& plus enorme que celuy par lequel on allume
les guerres ciuilles, que François de Salles Euesque
de Geneue inuectiuant à Lyon contre les tempestes
domestiques qui troubloient

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Occurrence 2900. Dubosc-Montandré, Claude [?]. L’APOCALYPSE DE L’ESTAT, FAISANT VOIR,... (1651 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 40 pages. Langue : français. La page 40 et dernière contient un avertissement au lecteur qui identifie Dubosc-Montandré.. Référence RIM : M0_98 ; cote locale : B_4_18. Texte édité par Site Admin le 2013-02-01 15:27:34.

faire voir que la Reyne par cet attachement
prodigieux tesmoigne qu’elle ayme plus Mazarin
que son fils, il faut monstrer que les interests
du Mazarin luy sont pus à cœur que les interests
du Roy, & qu’elle ne se soucie pas de faire vne honteuse
breche à l’authorité Royalle de sa Maiesté,
pourueu qu’elle puisse contribuer auec plus de
gloire au restablissement de son Fauory : car comme
l’amour ne se produit iamais plus sincerement
que par les effets, qui sont comme les escoulemens
ou bien plutost les cõmunications de

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