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701. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
ie dis seulement contre
la bien-seance, & tout ce qui peut regarder les deuoirs & les regles de la
vie ciuile qui ont lieu entre les particuliers y a esté obserué.
Mais afin que vous connoissiez mieux iusques à quel excez se porte la
meschanceté du Cardinal Mazarin, & qu’il n’a rien laissé qu’il n’ait tenté
pour faire douter, s’il eust peu, de l’innocence de Monsieur le Prince ;
apres auoir employé tous les inutiles efforts que vous venez de voir, afin
de décrier la sagesse ou la candeur de sa conduite. Il va
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702. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
crimes.
Mais apres auoir combattu tant de monstres, les ombres qu’il respand ne
me feront pas de peine : & il ne me faut plus qu’vn peu de vostre attention
pour me donner le loisir d’atterrer tout à fait cet Hydre, & d’estouffer tant
de testes que le Cardinal Mazarin fait renaistre incessamment, pour vomir
leur venin sur la pureté de la vie & des sentimens de Messieurs mes freres
& de Monsieur mon mary.
Voyons donc ce qui estoit en dernier lieu sur le tapis : Car ce sont les
mots de cet Orateur, plus propres à mon aduis
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703. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
les
mots de cet Orateur, plus propres à mon aduis à parler de quelque fable,
qu’à estre employez à vne matiere aussi seuere & aussi triste que celle où il
s’agit de la misere & de la persecution de tant de Princes. Monsieur mon
frere, à ce que dit le Cardinal Mazarin, vouloit achepter Charleville, ie
luy donneray bien plus, feu Monsieur mon pere en vouloit traitter, &
l’vn & l’autre y ont agy si publiquement, que la Cour & le Cardinal mesme
qui n’y trouuoit rien à dire, en approuuoient le dessein : & ce qu’il met
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704. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
depescher pour ce sujet à
Mantouë. Que pretend-il donc en inferer ? quel crime veut-il fonder sur
vne affaire de cette nature ? si ce n’est qu’il dise qu’on l’auoit deffenduë, ce
qui seroit iniuste, & ce qui n’est pas aussi. Veritablement le Cardinal Mazarin
a voulu traiter luy mesme de cette Principauté : Dés là il est aisé de
découurir que c’est cela qui nous rend coupables, & de iuger que le voyage
de Mantouë n’auroit pas dauantage reüssi à Monsieur le Prince, que la negociation
de ce marché que ce
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705. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
reüssi à Monsieur le Prince, que la negociation
de ce marché que ce Ministre trauersoit. Nous y auons, dit-il,
adroitement fait-naistre des difficultez. Obseruez que ce n’est pas le Roy
qui parle, & que cette Lettre comme i’ay desia dit, est toute du Cardinal
Mazarin. Il seroit en effet messeant que sa Majesté fust si droite, & qu’elle
se seruist de la finesse où elle peut employer l’authorité. Mais le Cardinal
Mazarin a bonne opinion de soy, de croire qu’il fasse si adroitement les choses,
& il faut qu’il estime fort
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706. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
que ce n’est pas le Roy
qui parle, & que cette Lettre comme i’ay desia dit, est toute du Cardinal
Mazarin. Il seroit en effet messeant que sa Majesté fust si droite, & qu’elle
se seruist de la finesse où elle peut employer l’authorité. Mais le Cardinal
Mazarin a bonne opinion de soy, de croire qu’il fasse si adroitement les choses,
& il faut qu’il estime fort ce procedé dissimulé & trompeur, puis
qu’il tient à gloire de le publier. Ne luy enuions pas vn tel auantage, &
nous contentons de dire qu’en cette
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707. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
à l’opinion commune.
Sur ce pretexte il se veut faire adiuger la Principauté de Charleville,
ie voy là beaucoup d’impudence, ie n’y voit point de finesse : Et Monsieur
mon frere ne se deuoit pas ce me semble retirer du dessein de cet achapt,
parce que le Cardinal Mazarin pilloit l’Espagne pour l’empescher de le
conclurre. Or comme Charleville n’est de nulle consequence sans la forteresse
du Mont-Olympe qui l’accommode entierement, & qu’il n’y auoit
aucun lieu de regarder l’acquisition de cette Principauté seule, que
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708. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
de nulle consequence sans la forteresse
du Mont-Olympe qui l’accommode entierement, & qu’il n’y auoit
aucun lieu de regarder l’acquisition de cette Principauté seule, que comme
vne chose ordinaire, afin de donner à ce marché quelque ombre de crime.
Le Cardinal Mazarin ajouste le mensonge à la verité, & assure que de la
part de Monsieur mon frere on estoit en negotiation auec Monsieur d’Aiguebere
Gouuerneur du Mont-Olympe pour le Traitté de sa place : Mais
le tesmoignage de ce Gentil-homme à qui ce Traitté est inconnu,
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709. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
en negotiation auec Monsieur d’Aiguebere
Gouuerneur du Mont-Olympe pour le Traitté de sa place : Mais
le tesmoignage de ce Gentil-homme à qui ce Traitté est inconnu, destruira
cette supposition sans que nous y insistions dauantage. Ie diray seulement
que le Cardinal Mazarin, qui par la prison de Monsieur le Prince s’est deliuré
du plus grand obstacle qui pust trauerser le dessein qu’il a de s’emparer
de Charleville, tasche presentement pour s’assurer du Mont-Olympe, de
le faire tomber entre les mains d’vn de ses amis reconciliez, ou
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710. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
en apparence : & qui se doit moins nommer vne amitié
qu’vne faction.
Reuenons à nostre sujet, & voyons la plus étrange mécognoissance
que l’on puisse conceuoir. Lors que les commandemens de la Reyne obligerent
Monsieur le Prince à proteger le Cardinal Mazarin, & qu’on eust
dessein d’engager Monsieur de Lorraine à quitter le party d’Espagne ;
Monsieur le Prince de son bon gré sans en pretendre d’interests, sans en
demander de recompense, ayant donné son argent & ses pierreries voulut
encore donner son
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711. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
de Clermont & de Stenay s’il vouloit venir
au secours de la Cour, & separer ses Trouppes de celle de Monsieur
l’Archiduc. Et cependant au lieu de témoigner quelque gratitude de cette
action, puisque Monsieur mon frere n’en vouloit point de recompense,
le Cardinal Mazarin par vne malice noire, passe à vne autre extremité : &
non content de m’escognoistre le seruice que Monsieur mon frere auoit
voulu rendre en se despoüllant de son bien ; Il luy impute que sur quelques
difficultez (qui ne sont point leuées comme il dit, & comme
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712. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
voüa
au Parlement en cette occasion, empesche qu’on ne luy rende la Iustice
qu’on luy doit, & soit cause de la violence & du mauuais traictement
qu’on fait souffrir aux personnes qui luy sont les plus cheres & les plus
proches. Poursuiuons.
Le Cardinal Mazarin s’auise de trouuer mauuais vne chose qui estoit la
plus iuste du monde, & qu’on ne pouuoit refuser ; quand Monsieur le
Prince qui n’y a iamais eu d’autre interest que celuy de l’amitié, n’y en eust
point pris du tout, Monsieur Arnaud apres auoir tousiours
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713. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
n’y en eust
point pris du tout, Monsieur Arnaud apres auoir tousiours seruy dans nos
Armées depuis le commencement de la guerre, pour trouuer quelque repos
à ses trauaux & quelque assiette à sa fortune, demande à recompenser
le Gouuernement d’Auxonne ; Le Cardinal Mazarin y consent : publie
l’affaire equitable : declare qu’il y veut seruir vn vieux Officier, plein
d’honneur & de merite. Et cependant dés le moment que Monsieur le
Prince est arresté, ce qui estoit vne action de Iustice deuient vn manquement,
mais vn manquement
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714. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
En voicy vne qui n’est pas
moins estrange. Monsieur mon frere a voulu marier Monsieur de la Moussaye
à la fille de Monsieur d’Erlach, il a commis vn grand crime : cette alliance
ne s’est pas faite, Monsieur d’Erlach a vtilement seruy l’Estat. Le
Cardinal Mazarin ne conserue pas le respect qu’il vous doit, quant il
vous entretient de ces choses : & il n’a pas l’opinion qu’il doit prendre de
vostre auguste Compagnie ; s’il veut vous faire trouuer quelque soupçon
de faute à cette alliance quant bien elle
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715. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
Enfin qui n’a point voulu que Monsieur de la Moussaye songeast
à aucun party de la Religion reformée, s’imaginant qu’vne alliance
Catholique seroit peut-estre vn moyen de faciliter sa conuersion, qu’il
souhaitte & qu’il espere. Ces auis aussi que le Cardinal Mazarin a composez
luy mesme, quoy qu’il die qu’il les a receus, que Monsieur le Prince
traittoit d’autres mariages, sont si ridicules & si sottement imaginez, qu’ils
ne vallent pas qu’on les considere, si ce n’est pour faire voir la pauureté
de l’esprit qui
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716. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
Monsieur le Prince
traittoit d’autres mariages, sont si ridicules & si sottement imaginez, qu’ils
ne vallent pas qu’on les considere, si ce n’est pour faire voir la pauureté
de l’esprit qui les inuente.
Maintenant examinons ces desseins que le Cardinal Mazarin découure
dans l’ame de Monsieur mon frere, & les chimeres qu’il imagine pour les
luy attribuer. Monsieur le Mareschal de Brezé fait vn voyage à Paris, vn
Mareschal de France, vn Gouuerneur de Prouince qui venoit de se deffaire
de son Gouuernement, qui deuoit
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717. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
temps en temps la personne du Roy. Les Gouuerneurs qui s’esloignent
peuuent donner de l’inquietude aux Ministres. Ceux qui les viennent
trouuer ne font pas beaucoup de peine. N’importe : Monsieur le Mareschal
de Brezé estant à Paris, c’estoit vne occasion au Cardinal Mazarin
d’excogiter quelque chose contre Monsieur le Prince, il ne falloit pas
perdre : tout le monde a veu que ce Mareschal n’estoit à la Cour, que
pour des interests domestiques, n’importe : on pouuoit dire qu’il y auoit
esté appellé par Monsieur le Prince, &
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718. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
& Monsieur de Brezé pouuoient songer à poursuiure pour luy la suruiuance
de toutes leurs Charges, de tous leurs Gouuernemens, de tout ce
que generallement ils tenoient de la Cour. Il ne falloit pas l’obmettre,
est-ce là tout ? Ie m’estonne que le Cardinal Mazarin soit demeuré en si
beau chemin : Il pouuoit ce me semble aller bien plus loing, personne ne
mettoit de bornes à son imagination eschaussée. Au lieu de pretentions
raisonnables, comme auroient esté celles-cy, il pouuoit leur imputer de
plus grands crimes ; Et luy
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719. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
a tant leu Machiauel ne deuoit pas les accuser
faussement, si ce n’estoit de quelque forfait estrange. Cependant la
verité est, que Monsieur le Mareschal de Brezé n’a pas dit vn mot de
toutes ces choses, qu’il ne les a pensées. Or dans cette rapidité où le
Cardinal Mazarin s’est laissé emporter d’imposer des fautes de toutes
sortes, & d’entasser crime sur crime sans mesure, sans raison, sans apparence ;
il ne s’est pas apperceu qu’en cét endroit, il a fait l’Apologie de
Monsieur le Prince, & destruit ce qu’il auoit
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720. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
du Gouuernement d’vne Prouince : peu de gens sans doute auront assez
de foy pour le croire. Et si ç’a esté là le resultat des conseils de nostre famille,
ie ne voy pas qu’ils ayent esté pernicieux à l’Estat.
Mais le moyen de soustenir comme fait le Cardinal Mazarin, que les visites
des proches sont deuenuës criminelles ? Que la bonne intelligence des
freres passe pour vne conspiration ? Que la charité mutuelle des familles
est vn crime de leze Majesté ? Qu’on doit punir la concorde des parens
qui est le fondement des autres
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721. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
sinon pour en loüer
l’vnion si belle & si souhaittable, qu’elle doit faire le plus grand desir des
gens de bien : & qu’elle a tousiours attiré les benedictions du Ciel, & les
eloges des hommes sur ceux qui l’ont cultiuée.
En cet endroit le Cardinal Mazarin s’efforce d’appuyer son attentat de
l’approbation des autres Ministres ; mais de la maniere qu’il en parle il offense
sans doute, & la plus sage & la plus saine partie du Conseil. Nous ne
doutons point en effet, que tout ce que la fortune luy a donné de
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722. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
& le sens attirent
l’admiration mesme de ses ennemis ? il vous en parlera comme du
coup le plus funeste qui pust offenser la France. Ie ne doute point que
Monsieur le Mareschal de Villeroy, quelque complaisance que le lieu où
il est le forcent d’auoir pour le Cardinal Mazarin, ne déplore en secret ce
desastre. Et que pensez vous quels sont les sentimens de Monsieur d’Auaux ?
de ce grand Ministre que la grande cognoissance de tous les interests
de l’Europe, sa sagesse & son integrité ont rendu si celebre, non seulement
parmy nous,
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723. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
parmy nous, mais parmy les nations estrangeres. Quels sont ceux
de Monsieur de Chauigny ? de cét esprit éclairé qui penetre & qui decide
si seurement : qui est si facile & si attaché au bien de l’Estat (Car ie le compte
icy, quoy que la hayne du Cardinal Mazarin priue le Roy d’vn seruiteur
si vtile :) que croyez vous enfin qu’en pensent Messieurs les Secretaires
d’Estat ? Mais MESSIEVRS, qu’en pensez vous vous mesmes ?
rien sans doute, sinon que cét attentat est épouuantable, & que si les Deffenseurs
du Royaume
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724. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
de sa ruïne.
Mais nous sçauons qui en sont les Conseillers : nous cognoissons ces gens
violens, en qui l’aage n’a point refroidy les passions de l’ambition & de
l’auarice, qui se sont sacrifiez à la fortune ; qui se sont deuoüez à la seruitude
du Cardinal Mazarin, dont la maxime est d’aller à la grandeur pardessus
des corps massacrez : & qui tiennent à gloire de ne se pas cacher du
crime qu’ils ont aydé à commettre contre nostre Maison.
Ce sont eux, MESSIEVRS, qui veulent remettre la tyrannie sur vos
testes,
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725. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
massacrez : & qui tiennent à gloire de ne se pas cacher du
crime qu’ils ont aydé à commettre contre nostre Maison.
Ce sont eux, MESSIEVRS, qui veulent remettre la tyrannie sur vos
testes, qui ayant osté ce qui s’opposoit aux desseins iniques du Cardinal
Mazarin, maintenant qu’il dispose sans reserue de la plume, des Finances,
des Armées de sa Majesté, taschent d’esleuer sa puissance au dessus des
Loix : & de renouueller cette authorité insolente qui ne cognoist point de
bornes ; si odieuse aux gens de bien, & si
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726. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
la plume, des Finances,
des Armées de sa Majesté, taschent d’esleuer sa puissance au dessus des
Loix : & de renouueller cette authorité insolente qui ne cognoist point de
bornes ; si odieuse aux gens de bien, & si funeste à cét Empire. Et cependant
le Cardinal Mazarin à qui il ne manque que le nom de Maire du Palais,
ose insinuër que Monsieur mon frere a conçeu quelque pensée d’vne
puissance dangereuse, luy qui n’ayant iamais disposé d’aucune des choses
qui eussent pû y faire aspirer vn homme moins fidelle, a tousiours
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727. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
coup comme s’il eust trouué vn bon
expedient, il pria Monsieur de Rohan de luy aller dire, que s’il vouloit
se desister & ne rien demander de l’Admirauté qu’on le feroit Connestable.
Monsieur de Rohan le vint trouuer, il luy expose les bons desseins
du Cardinal Mazarin, il l’exhorte à penser serieusement à cette Charge.
Monsieur le Prince par le seul respect qu’il doit à Monsieur le Duc d’Orleans,
& sans alleguer d’autre raison respond, qu’il ne veut point entendre
à cette proposition. Le Cardinal Mazarin afin de ne rien
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728. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
du Cardinal Mazarin, il l’exhorte à penser serieusement à cette Charge.
Monsieur le Prince par le seul respect qu’il doit à Monsieur le Duc d’Orleans,
& sans alleguer d’autre raison respond, qu’il ne veut point entendre
à cette proposition. Le Cardinal Mazarin afin de ne rien laisser qu’il
n’essayast pour acheuer cette affaire, propose de la cacher à Monsieur le
Duc d’Orleans iusques à ce qu’on luy eust fait agréer, & d’en faire expedier
cependant les Lettres. Monsieur mon frere s’y oppose plus fortement
que
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729. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
que
de leur mes-intelligence viendroit la des-vnion de l’Estat, qui ne se maintenoit
que par leur concorde, qui en auoit tant de besoin pendant la guerre
auec l’Espagne, & duquel leur des-vnion causeroit le trouble & le bouleuersement.
Le Cardinal Mazarin ne se rebutte point pour ces grandes
difficultez, se laissant traisner aueuglément au torrent de sa passion ; il insiste
à vouloir trouuer des auantages pour S. A. R. capables de le satisfaire
de son costé, & se charge de luy faire continuer sa fonction de
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730. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
ruïnes : mais qu’on en ayt accusé pour s’estre employé
soigneusement à les mettre en deffence. Nul, à moins d’estre aussi
peu sensé que nos ennemis, bien loin de le faire croire aux autres, ne se
l’est persuadé soy mesme. C’est certes vn bel exemple que le Cardinal Mazarin
propose aux Gouuerneurs des Places, puis qu’il veut faire vn crime
du soing qu’on en prend. Et nous ne deuons auoir aucune confiance aux
deffences de nos Frontieres, si c’est vne vertu de les laisser de perir. Ce n’est
pas que Monsieur le Prince n’ayt des
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731. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
vne
verité que ce Prince ne demandoit rien, il ne sçauroit non plus dire qu’il
ayt eu dessein de prendre les armes si on le refusoit : n’ayant nulle enuie
de pretendre aucune chose, & ne s’estant mesme reconcilié l’Esté passé
auec le Cardinal Mazarin, que de peur d’estre obligé à prendre les armes
pour le chasser. Car qui ne sçait pas que Monsieur mon frere voyant la
Reyne obstinée à le proteger, voyant vne caballe qui se formoit pour le
maintenir ; & Monsieur de Beaufort qui ne se vouloit pas engager
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732. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
les quitter en vn temps, où ses ennemis s’esleuans
auec audace, tentoient toutes sortes de voyes pour le perdre &
pour se fortifier. Ce qu’on peut dire auec raison : C’est que cét assassinat
entrepris contre luy, est vn dangereux artifice pratiqué par le Cardinal
Mazarin, comme tout le monde sçait à cette heure, afin de le rendre irreconciliable
enuers ceux que le Ministre en fit accuser à l’instant, par le
billet que Monsieur Seruien en escriuit à Monsieur mon frere ; & par là
obliger ce Prince à les ruïner, ou les forcer
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qu’il les destine comme d’aueugles victimes
à la fureur de sa vengeance, si iamais il a les moyens de pouuoir l’executer.
Auant que ie vienne à parler de la Paix, qui est le dernier chapitre de
cette deffence : & que ie vous prouue que le Cardinal Mazarin qui l’éloigne
plus que iamais l’a eternellement empeschée. Permettez-moy de iustifier
Monsieur mon mary des fautes qu’on luy impose : Aussi bien est-ce icy
le lieu, & comme on ne les joint qu’en passant & par dépendance à celles
de Monsieur le
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on ne les joint qu’en passant & par dépendance à celles
de Monsieur le Prince, ie n’en dois pas faire aussi vn article separé. Car
enfin ny Monsieur le Prince de Conty ny luy n’ont esté persecutez que
pour auoir esté ses complices & vos deffenseurs. Le Cardinal Mazarin
auroit sans doute trouué bien plus beau, qu’ils eussent esté vos ennemis
& les siens : & le siecle de fer dont il ayme les desordres, & parmy les
malheurs duquel les Poëtes content la hayne des freres luy agreeroit
bien plus en cette rencontre, que la
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fleuue, qui fit rompre la Neutralité à
la Landgraue de Hesse : C’est à dire qui remit nos affaires, qui sans ces
choses estoient ruïnées en ces pays-là. Soit enfin en trauaillant tant de
temps & auec tant de soing pour le repos de l’Europe, quoy que le Cardinal
Mazarin ayt trompé sa diligence & renuersé nos trauaux. Quant à ses
manquemens on ne l’accuse point d’auoir mal agy, si ce n’est depuis la
derniere Declaration. On veut que depuis ce temps-là il ayt fomenté le
trouble dans son Gouuernement. Au contraire, il a
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736. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
mon mary estant à Munster. On n’a encore
fait aucune fonction de celle de Roüen qui a esté bien payée : bien loing
d’auoir voulu mal-traitter ceux qui d’entre Messieurs du Parlement de
Normandie auoient suiuy le mauuais Party, & soustenu la cause du Cardinal
Mazarin. Il n’y en a pas vn qui se puisse plaindre qu’on luy ayt seulement
dit vne parole fascheuse. I’ay respondu aux accusations du Pont de
l’Arche : de nos Conseils de famille, & de l’affaire du Havre : dont la premiere
est iniuste, la seconde iniurieuse, la
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737. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
appelle vn acte de
Souueraineté : & pour cela nos domestiques nous nomment Ducs de Normandie.
S’il s’en estoit trouué quelqu’vn capable d’vne telle impertinence,
nous l’aurions chassé comme vn fol, mais non pas comme vn meschant.
Certes il faut que le Cardinal Mazarin manque bien de choses solides
à nous reprocher, puis qu’il s’amuse à celles-cy. Car quant ie luy aurois
accordé que la passion ou la flatterie de ces gens auroit passé toutes
bornes, pour cela en serions nous plus coupables ? Si nous estions obligé
de croire ce
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accordé que la passion ou la flatterie de ces gens auroit passé toutes
bornes, pour cela en serions nous plus coupables ? Si nous estions obligé
de croire ce que l’amitié de ces personnes leur fait souuent dire de leurs
Maistres, nous serions obligez d’estimer le Cardinal Mazarin vn fort
grand personnage, luy qui est le dernier des hommes : Encore qu’il y ait
peu de ses domestiques qui parlent ainsi de luy, & que presque tous les
iours le traittent comme il merite. Ie ne vous ay pas tenu long-temps sur
l’article de nos
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de l’accusation qu’on luy
fait, d’auoir esté cause de retarder la conclusion de la Paix. Or comme ce
crime est si grand, qu’il est capable de rendre vn homme odieux à toute la
Chrestienté ; Ie dois puisque j’en suis informée, faire cognoistre que le
Cardinal Mazarin en est seul coupable, & découurir comme il a rendus
vains & sans effet les bons desseins de Monsieur mon frere, & les grands
trauaux de Monsieur mon mary. Mais puis qu’il est necessaire que ie vous
fasse vne relation de la maniere dont les choses se sont
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740. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
& sans effet les bons desseins de Monsieur mon frere, & les grands
trauaux de Monsieur mon mary. Mais puis qu’il est necessaire que ie vous
fasse vne relation de la maniere dont les choses se sont passées à Munster,
afin de vous découurir de quelle sorte le Cardinal Mazarin pouuant mettre
la France dans le repos, & luy conseruer sa gloire & ses conquestes, a
voulu par la hayne qu’il porte à ce miserable Royaume, le laisser plongé
dans les desordres qui vont augmentant de iour en iour ; & dont la fin ne
se verra que dans
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que l’on vouloit laisser cette gloire à la Reyne, que le Conseil qui
estoit auprés d’elle leuast ces foibles obstacles, & que la conclusion de la
Paix que les peuples desiroient si ardemment prist sa source de la Cour.
Nos Plenipotentiaires en écriuirent au Cardinal Mazarin, & de telle
sorte, qu’on ne douta point que sa response ne fut l’acheuement d’vn si
grand ouurage. Mais l’ambition & les desseins de cét homme, qui pour
les grands establissemens où il destinoit sa famille, pensoit auoir besoing
de la continuation de la
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742. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
fait répondre de telle façon, qu’il
ostoit toute esperance de terminer si-tost les affaires. Et les Hollandois cognoissans
clairement que Monsieur mon mary & Monsieur d’Auaux
estoient trompéz, que Monsieur Seruien se sacrifioit tout entier aux volontez
du Cardinal Mazarin, & que ce Ministre trahissant l’Estat qu’il
gouuernoit, fondoit les progrés de sa fortune sur les desordres de la France ;
protesterent hautement qu’ils se vouloient separer de nos interests :
Qu’ils recognoissoient nos artifices opposez au bien de
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743. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
ne pretendoient point que trouuant vne Paix honneste & vtile pour eux,
ils deussent la rejetter ; parce que nous n’en voulions pas accepter vne qui
nous estoit tres-aduantageuse. Deslors ils se resolurent de faire leur accommodement
sans nous. Et ce fut aussi que le Cardinal Mazarin enuoya
Monsieur Seruien à la Haye afin de le rompre. Tout le monde sçait assez
comment au lieu de ramener cette Republique dans nostre vnion pour faire
la Paix ensemble, il ne trauailla à rien qu’à la porter à continuer la
guerre. De quelle sorte voyant qu’il ne
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744. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
au repos, trahissoient leur Patrie, estoient
ennemis declarez des François, & se trouuoient corrompus par l’argent
d’Espagne. Vous auez veu ie m’assure les ouurages qui se sont publiez sur
ce sujet, & vous pouuez juger quelle estoit la meschanceté du Cardinal
Mazarin, ne pouuant souffrir la Paix en France, de la vouloir encore
persecurer chez nos Alliez. Cependant la sagesse de cette Republique ne
s’estant point émeuë pour ses pernicieux complots, & les Estats ayans
preferé aux dangereuses pratiques & aux emportemens de
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745. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
à nostre Alliance, & les grandes obligations
qu’ils auoient à cette Couronne : firent derechef proposer par leurs
Plenipotentiaires, que si nous voulions entendre à la Paix, ils ne signeroient
point leur Traitté que nous n’eussions acheué le nostre. Le Cardinal
Mazarin pressé de cette sorte, n’osant refuser vne seconde fois cét accommodement
aux yeux de toute l’Europe : & croyant que la negociation
pourroit allonger auec bien-seance, ce qu’il n’auoit aucun dessein de
conclurre : & qu’il ne pouuoir refuser
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746. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
de Munster, ils auoient obtenu des Espagnols qu’ils les en laissoient
les Arbitres. Et comme il n’y auoit nulle apparence (quelque chose
que Monsieur Seruien eust escrite de leurs Deputez) de nous deffier de
leur bonne foy, ny de rejetter leur entremise. Le Cardinal Mazarin auoit
esté contraint de ceder au consentement de cét Arbitrage : par consequent
le seul interest de Lorraine pouuoit empescher la paix. Iugez, MESSIEVRS,
combien il sembloit que la France fut proche de son bon-heur ;
& s’il n’y auoit pas toutes les apparences
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747. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
donner vne de cinquante mil à Madame la Duchesse sa femme, & vne de
pareille somme au Prince François son frere. Cette difficulté pouuoit s’ajuster
en se relaschant des deux costez, comme l’on fait d’ordinaire. Vous
verrez maintenant les tromperies que le Cardinal Mazarin employa pour
en empescher l’accommodement, les choses estans à ce point. Monsieur
Knuct Plenipotentiaire de Messieurs les Estats, vint chez Messieurs nos
Plenipotentiaires, & leur apporta sur l’obstacle de la Lorraine vne condition
plus prompte, plus
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748. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
que nous ne nous voulions seruir du motif
de l’inconstance de ce Prince, que comme d’vn pretexte pour posseder ses
Estats. C’est pourquoy Monsieur mon mary & Monsieur Dauaux ayant
receu auec joye vne si fauorable ouuerture, Monsieur Seruien à qui le
Cardinal Mazarin auoit donné l’ordre d’empescher la Paix s’y opposa.
Et cela auec tant de violence, qu’encore qu’on luy fist comprendre outre
les raisons que ie vous viens de dire, que c’estoit aux Espagnols qui y
estoient mal traittez à la rejetter : qu’on luy monstrast que
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749. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
si mauuais pied ? Il se
mocqua & de nos auantages & de la perte de leur alliance. Et s’appuyant
de l’authorité de la Cour dont il estoit soustenu, emporta qu’on n’accepteroit
point cette proposition qu’on n’en eust eu la resolution du Cardinal
Mazarin. On escriuit donc en France, & en attendant la response on
pria Messieurs les Plenipotentiaires de Hollande de faire tous les offices
possibles, & d’employer toutes leurs forces aupres des Ministres d’Espagne,
afin d’obtenir leur consentement sur cette
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750. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
difficile, n’y ayant gueres d’apparence qu’vne nation si glorieuse
consentist, qu’vn Prince qui auoit perdu ses Estats pour son seruice, n’en
retrouuast qu’vne partie : & que nous ne voulussions rien relascher de ce
que nous avions demandé. Le Cardinal Mazarin bien auerty de ces choses,
& voulant conseruer le dehors de la reputation, & tesmoigner qu’il
inclinoit à la Paix, respondit que l’on acceptoit la proposition de Messieurs
les Estats, pourueu qu’on desmolist les fortifications de Nancy.
Croyant par cette
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751. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
chaleur que de reflexion, que les Espagnols auoient reietré nostre proposition,
& que ceux qui en apportoient le refus venoient pour tirer de nous
quelque temperament sur cette affaire : croyant ainsi auoir vne occasion
de pouuoir témoigner seurement le desir que le Cardinal Mazarin feignoit
d’auoir pour la Paix, & ne songeant plus qu’il s’engageoit contre ses
ordres à vn pas dont il ne pouuoit sortir sans honte ; insista fortement à
demander la demolition de ces fortifications : protesta que la conclusion
de la Paix dépendoit de
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752. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
trois, & Monsieur mon
mary auec Monsieur Dauaux opinans à signer le Traitté sur l’heure mesme,
Monsieur Seruien qui auoit repris ses esprits, & qui voulant à quelque
prix que ce fust remedier à la faute qu’il venoit de faire, contre les intentions
du Cardinal Mazarin, se resoluoit de tout troubler & de tout
perdre, plustost que de donner les mains à la signature de la Paix : ne
voyant d’ailleurs aucun lieu de resister ouuertemẽt au consentement qu’il
auoit apporté luy-mesme, mesla les menaces du Cardinal Mazarin &
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753. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
du Cardinal Mazarin, se resoluoit de tout troubler & de tout
perdre, plustost que de donner les mains à la signature de la Paix : ne
voyant d’ailleurs aucun lieu de resister ouuertemẽt au consentement qu’il
auoit apporté luy-mesme, mesla les menaces du Cardinal Mazarin & les
commandemens de la Reyne ; opiniastra & fit resoudre qu’on prendroit
ce soir là pour songer serieusement à accepter cét offre, & qu’on en donneroit
la responce le iour suiuant. Messieurs les Plenipotentiaires des
Estats, faschez de s’estre
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754. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
ayant soubs main fait sçauoir qu’on
suspendoit la signature de leur Traitté iusques à la responce. On dépescha
à la Cour, mais les lettres furent foibles : Monsieur Seruien ayant employé
toute son adresse à les rendre telles, afin qu’il fust plus facile au Cardinal
Mazarin de les eluder ; & qu’ayant plus d’apparence que de force
elles ne fissent aucun effet. Par cette voye le Cardinal Mazarin auerty du
peril qu’il auoit couru de la conclusion de la Paix, respondit de sorte qu’il
n’y eust plus de moyen de restablir le
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mais les lettres furent foibles : Monsieur Seruien ayant employé
toute son adresse à les rendre telles, afin qu’il fust plus facile au Cardinal
Mazarin de les eluder ; & qu’ayant plus d’apparence que de force
elles ne fissent aucun effet. Par cette voye le Cardinal Mazarin auerty du
peril qu’il auoit couru de la conclusion de la Paix, respondit de sorte qu’il
n’y eust plus de moyen de restablir le Traitté. Et afin de rejetter dauantage
les choses dans la confusion, il fit agir auprés du Duc de Lorraine, pour le
separer
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les choses dans la confusion, il fit agir auprés du Duc de Lorraine, pour le
separer des interests de la Maison d’Austriche, & pour l’obliger à continuer
la guerre dans nostre party. De sorte que par le mesme ordinaire qui
apporta de la Cour la negatiue du Cardinal Mazarin, le Duc de Lorraine
enuoya de Bruxelles vne lettre que Madame la Duchesse d’Orleans luy
auoit escrite, & qui fut leuë à Munster en pleine assemblée ; par où elle luy
mandoit, que s’il vouloit quitter les Espagnols qui l’abandonnoient, &
seruir le Roy
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757. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
Plenipotentiaires, qu’on pouuoit les accuser
de la continuation de la guerre, & d’vne conduite pleine de duplicité
& de perfidie. Les Plenipotentiaires des Estats qui voyoient vn artifice
succeder à vn autre, n’attendant plus rien de la mauuaise foy du Cardinal
Mazarin signerent leur Traitté. Mais comme ils ne pouuoient nous quitter
sans tenter toutes les voyes de ramener ce Ministre à resipicence, &
qu’ils conseruoient encore quelque foible esperance, que cét homme
voyant la France priuée de leur secours, se porteroit enfin à
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Occurrence
758. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
sa conscience, se reseruerent trois mois pour la ratification de
leur Traitté : Pendant lesquels ils stipulerent des Espagnols, Que nous serions
receus à la conclusion de la Paix, aux conditions qu’ils nous l’auoient
offerte, si nous y voulions entendre. Mais le Cardinal Mazarin passant
par dessus toutes les bornes de l’honneur ; & ne voulant pas que nos
miseres finissent, ny qu’il nous restast la moindre esperance de quelque accommodement :
Aussi-tost que Messieurs les Plenipotentiaires des Estats
eurent signé, osta tout espoir de
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Occurrence
759. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
Et cela auec tant de mauuaise foy & de crime, que Monsieur mon
mary, malgré lequel on faisoit ces choses, nous voyant en opprobre & en
execration à tous les Peuples, quitta l’Assemblée & reuint en France : &
auec tant de passion du costé du Cardinal Mazarin, que Monsieur Dauaux
fut disgracié pour n’auoir pas approuué ces iniustices : & que moy mesme
au retour de Munster ne celay point au Palais Royal de quelle sorte les
choses s’estoient passées, en meritay la colére de la Reyne qu’il auoit
preoccupée sur ce
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Occurrence
760. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
de la
part de Monsieur l’Archiduc, qu’il seroit rauy de la receuoir par vos mains,
mais qu’il ne vouloit point qu’on en donnast la moindre part à celuy qui
ne s’en vouloit mesler que pour empescher que les autres ne la fissent. Et
il est vray aussi que le Cardinal Mazarin publioit si fort la repugnance
qu’il auoit à la conclurre : Que lors que Monsieur de la Moussaye fut enuoyé
à la Cour de la part de Monsieur mon frere, pour y proposer le Siege
de Dunkerque, & qu’entre les raisons qu’il apportoit pour la faire agréer,
il y
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Occurrence
761. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
l’Europe demeurent dans le trouble,
dans la misere, & dans la calamite ? Que nous ayons souffert pour luy les
derniers malheurs des guerres Ciuiles ? Que nous soyons prests de les endurer
encore ? Quelle honte ! quelle horreur ! mais quelle impudence au
Cardinal Mazarin qui se sent coupable de ce forfait si grand, que nulle
punition ne le sçauroit égaller ? D’en oser accuser Monsieur mon frere ?
luy qui par ses victoires & par ses conquestes auoit contraint les Espagnols
à s’accommoder de la sorte que vous auez veu, & qui
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Occurrence
762. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
le sçauroit égaller ? D’en oser accuser Monsieur mon frere ?
luy qui par ses victoires & par ses conquestes auoit contraint les Espagnols
à s’accommoder de la sorte que vous auez veu, & qui quelques
iours auant sa prison auoit declaré à la Reyne, que le Cardinal Mazarin
continuant à empescher la Paix, il seroit obligé de l’y contraindre par le
seruice qu’il deuoit au Roy, & par la consideration du bien de la France.
Ie m’assure que sa Majesté ne refusera pas d’appuyer de son témoignage
cette verité qui nous est si
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763. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
de l’y contraindre par le
seruice qu’il deuoit au Roy, & par la consideration du bien de la France.
Ie m’assure que sa Majesté ne refusera pas d’appuyer de son témoignage
cette verité qui nous est si importante, & qui luy est si cogneuë. Et si le
Cardinal Mazarin auoit quelque conscience, il confesseroit aussi que ce
desir de la Paix qu’il voyoit à Monsieur mon frere, & ce dessein de l’acheuer
que ce Prince publioit hautement, l’ayant intimidé, luy qui ne
craint rien dauantage, l’ont poussé en suite à executer contre
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764. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
vnes sont foibles :
combien les autres sont fausses : combien elles sont toutes faciles à refuter.
Vous estes maintenant persuadez que Monsieur mon frere n’est point vn
ingrat : Que les mauuais desseins qu’on luy impute sont imaginaires : Que
le Cardinal Mazarin est seul coupable de la rupture de la Paix, & le seul
obstacle qui s’y rencontre. Vous auez recognu que la Souueraineté de
Doles & de Grauelines, n’est qu’vne inuention grossiere : Que Monsieur
le Prince n’a iamais recommandé à la Reyne que des personnes
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765. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
auoüé ces choses, qui en effet se treuuent vrayes, si vous en ostez
la mauuaise explication, & le sens dangereux que le Cardinal leur donne :
Qu’auray-je fait, sinon monstrer que les vertus de Monsieur mon frere
sont les fautes qu’on luy impute ? & que le Cardinal Mazarin le loüe au
lieu de le calomnier ? Si doncques ses loüanges se trouuent dans les accusations
de ses ennemis. Si au contraire tous les crimes qu’on suppose aux
Princes sont les crimes du Cardinal Mazarin. S’il est vray (comme il l’est
sans doute) que ce Ministre
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766. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
mon frere
sont les fautes qu’on luy impute ? & que le Cardinal Mazarin le loüe au
lieu de le calomnier ? Si doncques ses loüanges se trouuent dans les accusations
de ses ennemis. Si au contraire tous les crimes qu’on suppose aux
Princes sont les crimes du Cardinal Mazarin. S’il est vray (comme il l’est
sans doute) que ce Ministre ayt conspiré contre les ennemis de l’Estat pour
perdre Liege. Si comme chacun sçait il s’est emparé de Piombino, de Portolongone,
de Dunquerque, de Sedan, de Tortose, de Perpignan, de
Brest, de
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Occurrence
767. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
seront bannis comme s’ils auoient
trahy leur Patrie ; seront poursuiuis à force armée, seront liurez aux mains
des bourreaux ? Enfin verrez-vous long-temps le premier Prince du Sang
languir en captiuité sans estre preuenu d’aucun crime que de la hayne du
Cardinal Mazarin ? Verrez-vous Monsieur le Prince de Conty & Monsieur
mon mary dans cette mesme souffrance, sans que ny l’vn ny l’autre
soient coupables d’autre chose, que d’auoir aymé ce Prince, & d’auoir
obey aux sentimens de la raison, de la nature, de la pieté ?
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768. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
la vengeance contre
des Princes du Sang, sans que l’innocence de ces Princes puisse treuuer vn
azile. Souuenez vous des seruices importans qu’ils ont rendus à l’Estat. Rappellez
en vostre memoire que Monsieur mon mary a trauaillé à vous donner
vne Paix que le Cardinal Mazarin vous a ostée. N’oubliez pas que
Monsieur le Prince de Conty est venu à vostre deffense, lors que le Cardinal
Mazarin vous a voulu perdre ; auprés duquel cela seul peut l’auoir rendu
criminel. Songez que on sieur mon frere qui est le principal objet de
la hayne de
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Occurrence
769. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
seruices importans qu’ils ont rendus à l’Estat. Rappellez
en vostre memoire que Monsieur mon mary a trauaillé à vous donner
vne Paix que le Cardinal Mazarin vous a ostée. N’oubliez pas que
Monsieur le Prince de Conty est venu à vostre deffense, lors que le Cardinal
Mazarin vous a voulu perdre ; auprés duquel cela seul peut l’auoir rendu
criminel. Songez que on sieur mon frere qui est le principal objet de
la hayne de ce commun Ennemy, a r’affermy la Couronne par le guain de
la Bataille de Rocroy. Qu’il a deliuré le Royaume de la ruine
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770. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
d’Allemagne de nos
Frontieres : Faites au moins que la gloire de celuy qui les a gagnées vous le
rende recommandable : & qu’en cela l’interest de l’Estat vous tienne lieu
du vostre. Songez enfin que c’est ce Prince qui vous a ramené vostre Roy,
que le Cardinal Mazarin vouloit oster. Ce qui seul me semble d’vn si grand
merite, Que comme l’injure de l’auoir voulu retenir ne peut estre assez punie,
aussi le bien de vous l’auoir rendu est tel, que ie ne sçache point
d’homme si coupable, qu’vn seruice si grand ne rendist digne de
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Occurrence
771. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
desoler nostre Patrie. Que nous allons
déchirer nos propres entrailles, que l’imagination ne conçoit rien de si
horrible que les desastres qui nous menassent. Empeschés les ESSIEVRS,
puis qu’il est en vostre pouuoir : & qu’on ne vous reproche pas que le Cardinal
Mazarin ait plus apporté de passion à perdre l’Estat, que vous à le
conseruer. Il faut faire executer les Arrests que vous auez donnez contre
cet Ennemy public, qui par vostre tolerance, de mesprisé qu’il estoit est
deuenu formidable : qui a les armes à la main
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772. Bourbon-Condé, Anne... . APOLOGIE POVR MESSIEVRS LES PRINCES, ENVOYEE... (1650 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 87 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_126 ; cote locale : B_6_48. le 2016-08-11 07:16:04.
separez d’interests & de sentimens,
il ne vous a pû nuire ; il ne vous soit fort aisé de le perdre & d’en deliurer
la France, quand vn si bon dessein vous aura bien assemblez. Et puisque
les Espagnols ont declaré solemnellement que ne se pouuans fier au
Cardinal Mazarin apres tant de perfidies, ils ne vouloient point traitter la
Paix auec luy, & qu’ils n’entendroient iamais à aucune proposition d’accommodement,
que Messieurs mes freres & Monsieur mon mary ne fussent
libres. Puisque par ce moyen la Paix de la France est
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Occurrence
773. Bourbon-Condé,... . MANIFESTE DE MADAME LA DVCHESSE DE... (1650) chez [s. n.] à [s. l.] , 12 pages. Langue : français. Jouxte la copie imprimée à Bruxelles. Dans le Choix II de Moreau.. Référence RIM : M0_2363 ; cote locale : A_9_18. le 2016-08-11 07:16:54.
DVCHESSE
DE LONGVEVILLE.
PVISQVE la Paix de la France, la liberté des
Princes, le maintien de l’authorité des loix &
des dernieres Declarations, le soulagement des
peuples, la conservation du Royaume, & le repos
de la Chrestienté, à quoy le Cardinal Mazarin s’oppose,
& qui ne peuvent desormais s’obtenir que
par les armes, m’ont obligée à les prendre: Puisque
j’ay esté portée par le conseil des gens de bien,
de repousser avec force la violence de la Tyrannie
de ce Ministre; & qu’on a crû
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Occurrence
774. Bourbon-Condé,... . MANIFESTE DE MADAME LA DVCHESSE DE... (1650) chez [s. n.] à [s. l.] , 12 pages. Langue : français. Jouxte la copie imprimée à Bruxelles. Dans le Choix II de Moreau.. Référence RIM : M0_2363 ; cote locale : A_9_18. le 2016-08-11 07:16:54.
est marché à la teste d’une armée pour les
faire reüssir, sinon qu’examinant ces choses sans
preoccupation, ils fassent genereusement ce que
leur conscience, & ce qu’ils doivent à leur patrie,
leur conseillent.
La nuict mesmes que le Cardinal Mazarin, renversant
les loix fondamentales de nostre Monarchie,
commist son funeste attentat en la personne
des Princes, m’estant heureusement dérobée à sa fureur,
comme elle estoit preste de m’arracher d’entre
les bras de Madame ma Mere, je me retiray dans le
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775. Bourbon-Condé,... . MANIFESTE DE MADAME LA DVCHESSE DE... (1650) chez [s. n.] à [s. l.] , 12 pages. Langue : français. Jouxte la copie imprimée à Bruxelles. Dans le Choix II de Moreau.. Référence RIM : M0_2363 ; cote locale : A_9_18. le 2016-08-11 07:16:54.
reïterées d’obeïssance que i’envoyay
faire à la Reyne, ny le calme que ie maintins
dans la Normandie, ny la soumission de la Noblesse
dont j’arrestay les ressentimens, ny tant de
places que j’ay sacrifiay sans les deffendre à l’ambition
du Cardinal Mazarin, ne l’ayant pû empescher
de faire marcher une armée dans cette Province,
& d’y exposer le Roy au milieu de la peste,
afin de nous en oster le gouvernement. Et mon
innocence, ny mon sexe, ny mon rang, n’ayant
pû me garantir, chez moy dans la solitude
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776. Bourbon-Condé,... . MANIFESTE DE MADAME LA DVCHESSE DE... (1650) chez [s. n.] à [s. l.] , 12 pages. Langue : français. Jouxte la copie imprimée à Bruxelles. Dans le Choix II de Moreau.. Référence RIM : M0_2363 ; cote locale : A_9_18. le 2016-08-11 07:16:54.
un
peril extreme, je vins chez les Aliez de la Couronne
chercher la tranquillité dont les crimes d’un
estranger m’empeschoient de jouïr en mon païs.
Ainsi donc apres avoir esté battuë d’une furieuse
tempeste, i’arrivay en Holãde; mais la persecution
de Mazarin m’y suivit. La fureur & les caballes
de ses Emissaires ne pûrent pas seulement souffrir
souffrir qu’on me fit les civilitez qu’on devoit à
à ma naissance, & obligérent les Estats de mãquer
en ma personne au respect qu’on rend par tout
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777. Bourbon-Condé,... . MANIFESTE DE MADAME LA DVCHESSE DE... (1650) chez [s. n.] à [s. l.] , 12 pages. Langue : français. Jouxte la copie imprimée à Bruxelles. Dans le Choix II de Moreau.. Référence RIM : M0_2363 ; cote locale : A_9_18. le 2016-08-11 07:16:54.
Estats de mãquer
en ma personne au respect qu’on rend par tout au
sang de nos Roys. Vn procedé si estrange m’ayant
assez témoigné combien le sejour de ses Provinces
me pouvoit estre suspect & dangereux, estant de
plus tres-certaine de la resolution que le C. Mazarin
avoit faite de tout entreprendre, plutost que
de m’y laisser en paix, & par consequent voyant
bien que je courois un mesme danger dans les autres
païs de nostre aliance, je iugeay qu’il ne me
restoit aucun lieu où ie pûsse estre avec bien-seance
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778. Bourbon-Condé,... . MANIFESTE DE MADAME LA DVCHESSE DE... (1650) chez [s. n.] à [s. l.] , 12 pages. Langue : français. Jouxte la copie imprimée à Bruxelles. Dans le Choix II de Moreau.. Référence RIM : M0_2363 ; cote locale : A_9_18. le 2016-08-11 07:16:54.
qu’on recevoit de Paris, m’ayant fait cõnoistre que
la cruauté de nos ennemis, qui croissoit de iour en
m’en ostoit toute esperance, je cõtinuay ma routte.
En passant par les Estats du Roy Catholique,
les peuples las de la guerre, haïssant le Cardinal
Mazarin, odieux à tout le monde, & detestant
ses malices, qui causent leurs troubles & les nostres
me demandoient par tout la paix, & me conjuroient
instamment de travailler à la faire; c’estoit
le sentimẽt des Ministres d’Espagne, & le souhait
des
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Occurrence
779. Bourbon-Condé,... . MANIFESTE DE MADAME LA DVCHESSE DE... (1650) chez [s. n.] à [s. l.] , 12 pages. Langue : français. Jouxte la copie imprimée à Bruxelles. Dans le Choix II de Moreau.. Référence RIM : M0_2363 ; cote locale : A_9_18. le 2016-08-11 07:16:54.
je pourrois procurer par un heureux
accommodement l’union des deux Couronnes,
& la liberté des Princes. Mais estant arrivée en
ce lieu, bien loin de trouver quelque conjoncture
favorable pour un si salutaire dessein, je me suis
veuë investie par les troupes du C. Mazarin, j’y ay
apris que non content de la prison & de l’exil qu’il
nous fait souffrir, & de la perte des biens que nous
tenions du Roy, dont il nous a dépoüillez, & ne
mettant point de bornes à sa vengeance, il employoit
la force pour nous arracher
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Occurrence
780. Bourbon-Condé,... . MANIFESTE DE MADAME LA DVCHESSE DE... (1650) chez [s. n.] à [s. l.] , 12 pages. Langue : français. Jouxte la copie imprimée à Bruxelles. Dans le Choix II de Moreau.. Référence RIM : M0_2363 ; cote locale : A_9_18. le 2016-08-11 07:16:54.
ce méme sujet on a banni
des Religieux, on a fermé la bouche aux Evesques,
que nostre amitié fait un crime, que la pitié qu’on
a de nos maux est punie comme une meschanceté,
que les prisons sont pleines de nos domestiques, &
qu’en fin la barbarie du Cardinal Mazarin se porte
contre nous à un tel excez, que ne se trouvant
point dans les histoires d’exemple d’une plus grande
innocence que la nostre. Il ne s’y en treuve
point d’une plus grande fureur que celle qu’il exerce
en nostre endroit. En un tel estat
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Occurrence
781. Bourbon-Condé,... . MANIFESTE DE MADAME LA DVCHESSE DE... (1650) chez [s. n.] à [s. l.] , 12 pages. Langue : français. Jouxte la copie imprimée à Bruxelles. Dans le Choix II de Moreau.. Référence RIM : M0_2363 ; cote locale : A_9_18. le 2016-08-11 07:16:54.
le prix de nostre Sang, &
la recompẽse du detestable forfait de ceux qui par
l’espoir de ces recompenses ayant renoncé à leur
honneur, & devoüé leur conscience aux lasches
interests de leur fortune soustiennent l’attentat du
Cardinal Mazarin. Que l’argent & les biens qu’il falloit
reserver pour la deffence, ou pour le restablissement
du Royaume, sont prodiguez, & ne servent
qu’à étancher l’avarice des gens dont ce Ministre
achepte & paye la fidelité & le service aux despens
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Occurrence
782. Bourbon-Condé,... . MANIFESTE DE MADAME LA DVCHESSE DE... (1650) chez [s. n.] à [s. l.] , 12 pages. Langue : français. Jouxte la copie imprimée à Bruxelles. Dans le Choix II de Moreau.. Référence RIM : M0_2363 ; cote locale : A_9_18. le 2016-08-11 07:16:54.
à personne, & contre laquelle on a desia eu recours
aux armes, reprend de fortes racines, que le
Clergé est mesprisé, la Noblesse persecutée, les Officiers
miserables, les peuples ruinez, les gens de bien
dans le danger & dans la crainte. Que le Cardinal
Mazarin se declare ennemy juré de la Paix, n’ayant
emprisonné les Princes qui le vouloient contraindre
à la faire, & ne commettant tant de nouveaux
crimes, que pour en empescher la conclusion.
Qu’ainsi il n’y a à esperer ni de salut pour l’Estat, ni
de
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Occurrence
783. Bourbon-Condé,... . MANIFESTE DE MADAME LA DVCHESSE DE... (1650) chez [s. n.] à [s. l.] , 12 pages. Langue : français. Jouxte la copie imprimée à Bruxelles. Dans le Choix II de Moreau.. Référence RIM : M0_2363 ; cote locale : A_9_18. le 2016-08-11 07:16:54.
bonté
de la Reyne estant plus aueuglée que iamais des artifices
de son Ministre, & la facilité de Monsieur le
Duc d'Orleans, s’abandonnant à la conduitte de ses
faux Tribuns du peuple, qui par de sordides pretentions
d’ennemis declarez du Cardinal Mazarin
se sont rendus ses esclaves. I’estois la seule personne
à qui il restoit des moyens de mettre vne borne à
tant de malheurs, & que ma conscience, ma naissance,
& mon devoir m’y obligeoient puissamment.
Et de plus me trouvant portée à entreprendre
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Occurrence
784. Bourbon-Condé,... . MANIFESTE DE MADAME LA DVCHESSE DE... (1650) chez [s. n.] à [s. l.] , 12 pages. Langue : français. Jouxte la copie imprimée à Bruxelles. Dans le Choix II de Moreau.. Référence RIM : M0_2363 ; cote locale : A_9_18. le 2016-08-11 07:16:54.
qu’il falloit
apporter aux calamitez qui la destruisent. C’est pourquoy
sa Majesté Catholique m’ayant fait l’honneur
de m’inviter à la seconder dans le desir qu’elle a de
donner à la Chrestienté cette paix, Qu'elle ne veut
point traitter avec le Cardinal Mazarin, & qu’elle proteste
de recevoir volontiers de la main de Messieurs
les Princes, Nous avons moy & Monsieur de Turenne
conclu d’un commun consentement avec les
Ministres d’Espagne, de joindre nos forces à celles
de sa Majesté Catholique,
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Occurrence
785. Bourbon-Condé,... . MANIFESTE DE MADAME LA DVCHESSE DE... (1650) chez [s. n.] à [s. l.] , 12 pages. Langue : français. Jouxte la copie imprimée à Bruxelles. Dans le Choix II de Moreau.. Référence RIM : M0_2363 ; cote locale : A_9_18. le 2016-08-11 07:16:54.
la divine bonté,
qui penetre les sentimens de mon cœur, & qui sçait
qu’ils sont acheminez à ces fins, benira la justice des
armes qu’on employe pour les faire reüssir, que desilant
les yeux de la Reyne, elle luy fera voir en quel
abysme de malheurs le Cardinal Mazarin tasche à la
precipiter, qu’elle detrompera Monsieur le Duc
d’Orleans des mauvais conseils qu’on luy donne, &
qu’elle fera enfin qu’un party si utile & si necessaire,
que celuy de la liberté & de la Paix, sera generalement
soustenu par les
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Occurrence
786. Louis (XIV) de Bourbon... . LETTRE D’AVIS, Ou les sentiments de son... (1650) chez [s. n.] à Paris , 14 pages. Langue : français. Signée et datée au colophon. Référence RIM : M0_1843 ; cote locale : A_9_31. le 2016-08-03 00:33:25.
le Prince, à Monsieur
le Mareschal de Turennes.
MON COVSIN,
Si nostre amitié ne se nourrissoit, ou
ne se maintenoit que par des Lettres, i’aurois certainement
sujet de croire qu’elle ne fust extenuée, ou abolie;
mais quoy que mes ennemis, desquels Mazarin
est le Chef, & tous les autres ses creatures, ou pour
mieux dire ses Esclaves, ait bien apporté tous les soins
imaginables, pour me priuer du bien que les amis reçoivent
par lettres, lors qu’ils sont privez reciproquement
de leurs presences, ont fait
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Occurrence
787. Louis (XIV) de Bourbon... . LETTRE D’AVIS, Ou les sentiments de son... (1650) chez [s. n.] à Paris , 14 pages. Langue : français. Signée et datée au colophon. Référence RIM : M0_1843 ; cote locale : A_9_31. le 2016-08-03 00:33:25.
oster la cause, ie voy
que le traitté de Cazal, autheur & sujet de nos miseres,
nous doit par vostre moyen laisser en estat
de deffendre avec gloire vne ville que sa trahison
nous procurée, & que son mauvais ministere est
incapable de nous conserver: c’est ce Mazarin, ce
Cardinal, ce protegé de ceux qu’il a voulu perdre,
cet ennemy de vengeance, ce fatal obiet des miseres
publiques, ce deserteur, ce refugié, à qui les trahisons
ont donné des recompences bien plus grandes
que ne peuvent pretendre les plus zelez
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Occurrence
788. Louis (XIV) de Bourbon... . LETTRE D’AVIS, Ou les sentiments de son... (1650) chez [s. n.] à Paris , 14 pages. Langue : français. Signée et datée au colophon. Référence RIM : M0_1843 ; cote locale : A_9_31. le 2016-08-03 00:33:25.
miseres se verront bornées. Plus de
fouberies à la Cour, le chef en estant dehors; plus
de guerre en France, puis que celuy qui ne se maintenoit
que par icelle n’y est plus; plus de pauureté
ny de miseres, puis que la seule avarice, ou pour
mieux dire les rapines de Mazarin épuisoient nos
forces: i’appelle rapines les sommes immenses qu’il
a levées, qu’il leve, & qu’il leveroit, si Turennes demon
tutelaire de la France ne l’en destournoit. Et
certainement quand ie considere les levées annuelles,
comme Tailles,
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Occurrence
789. Louis (XIV) de Bourbon... . LETTRE D’AVIS, Ou les sentiments de son... (1650) chez [s. n.] à Paris , 14 pages. Langue : français. Signée et datée au colophon. Référence RIM : M0_1843 ; cote locale : A_9_31. le 2016-08-03 00:33:25.
quoy qu’il n’en aye point d’entretenir nos
armées de Flandres, non plus que celle de Catalogne.
Il n’y a pas iusques â la maison du Roy qui ne
se plaigne de ses rapines, & qui ne murmurent du
mauuais payement de leurs appointements, tandis
que Mazarin nourrit chez luy vn train qui excede
celuy d’vn Prince: Ie ne luy ay iamais porté envie
de trente-six chevaux de carrosse, de six-vingts chevaux
de selle, d’vne escurie, quoy qu’elle ait servy à
sa derision n’a pas moins ruïné la France. Sa
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Occurrence
790. Louis (XIV) de Bourbon... . LETTRE D’AVIS, Ou les sentiments de son... (1650) chez [s. n.] à Paris , 14 pages. Langue : français. Signée et datée au colophon. Référence RIM : M0_1843 ; cote locale : A_9_31. le 2016-08-03 00:33:25.
plus de combattans, & plus de
succez: qu’il a fait bastir à ses despens vne ville, deux
fameuses Eglises, vn Palais Royal, vne ruë, vne porte
à la ville de Paris. D’où proviennent donc toutes
les calamitez publiques, que du mauvais gouvernement
du Cardinal Mazarin, dans lequel ie comprends
mille & mille pensions qu’il paye sous main
à des refugiez de Cicile comme luy, à des machichineurs,
à des Trivelins, & frustrer ceux qui servent
le Roy & l’Estat? Enfin l’on peut dire que le
le grand Armand a eu le
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Occurrence
791. Louis (XIV) de Bourbon... . LETTRE D’AVIS, Ou les sentiments de son... (1650) chez [s. n.] à Paris , 14 pages. Langue : français. Signée et datée au colophon. Référence RIM : M0_1843 ; cote locale : A_9_31. le 2016-08-03 00:33:25.
vne voye si claire &
si des avantageuse à son successeur, puis que les ennemis
du defunct, aussi bien que les esclaves du vivant,
advouënt hautement que la capacité de l’vn
égale l’imbecilité de l’autre. Voyla le premier poinct
touchant l’incapacité de Mazarin au gouvernement
de l’Estat, & l’vtilité de son exil.
Pour le second, qui traitte de la sacrée personne
du Roy, c’est vn point de tres-grande importance,
& ie tiens trop du Prince pour faire la fonction d’vn
Orateur, toutesfois entreprendray
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Occurrence
792. Louis (XIV) de Bourbon... . LETTRE D’AVIS, Ou les sentiments de son... (1650) chez [s. n.] à Paris , 14 pages. Langue : français. Signée et datée au colophon. Référence RIM : M0_1843 ; cote locale : A_9_31. le 2016-08-03 00:33:25.
d’vn Roy me le pouvoit permettre,
& si la mort n’eust borné ses pernicieux desseins,
il pretendoit oster de sa Royauté le vice. Les
plus confidents du Cardinal m’ont dit autrefois en
forme de confidence, quoy que certainement i’y adioutasse
peu de foy, que Mazarin avoit en leur presence
machiné, & mesme expliqué quelque fois,
tant il est dépourveu de iugement, qu’il estoit assez
facile à vn homme qui eust quelque credit, & quelque
bonne infinuation dans l’esprit du peuple de
bouleverser l’Estat,
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Occurrence
793. Louis (XIV) de Bourbon... . LETTRE D’AVIS, Ou les sentiments de son... (1650) chez [s. n.] à Paris , 14 pages. Langue : français. Signée et datée au colophon. Référence RIM : M0_1843 ; cote locale : A_9_31. le 2016-08-03 00:33:25.
ne changera pas certainement son opionion:
Car j’ose m’assurer, que quoy qu’on le veuille obliger
à me croire criminel, il a trop de connoissance
du zele & de la veneration que ie porte à sa sacrée
personne pour ne pas reconnoistre que ce sont des
impostures Mazarines. La Reine & Monseigneur le
Duc d’Orleans (qui ont toute la benignité en partage,
& qui ignorent toute malice) ont crû que les
chefs de leurs Conseils en estoient dépourueus; & par
ainsi par vn excez de bonté, qui m’est tres-fatale, ont
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Occurrence
794. Louis (XIV) de Bourbon... . LETTRE D’AVIS, Ou les sentiments de son... (1650) chez [s. n.] à Paris , 14 pages. Langue : français. Signée et datée au colophon. Référence RIM : M0_1843 ; cote locale : A_9_31. le 2016-08-03 00:33:25.
la benignité en partage,
& qui ignorent toute malice) ont crû que les
chefs de leurs Conseils en estoient dépourueus; & par
ainsi par vn excez de bonté, qui m’est tres-fatale, ont
adjousté trop de credulité aux accusations fausses &
calomnieuses que Mazarin &c. N. y compris M.
d. C. leur ont produites dans leur esprit auec autant
de succez pour leur dessein qu’ils l’ont crû equitable:
à quoy certainement (si j’ose le dire) l’on a vzé d’vn
peu trop de precipitation dans la creance des faux
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Occurrence
795. Louis (XIV) de Bourbon... . LETTRE D’AVIS, Ou les sentiments de son... (1650) chez [s. n.] à Paris , 14 pages. Langue : français. Signée et datée au colophon. Référence RIM : M0_1843 ; cote locale : A_9_31. le 2016-08-03 00:33:25.
en l’estat où ie suis, à l’vn ny à l’autre
aucun service: I’ay passé des iours entiers à réver
dans mon esprit quels manquements m’avoit procuré
vne telle retraitte, & n’en connoissant point qui
meritast vn tel traittement: i’ay bien conceu que
Mazarin avoit fait le contraire des commandemens
de Dieu, & ie croy les suivre ponctuellement, lors
que ie tascheray de me iustifier de souffrir tout, &
tirer tant de souffrance si ie puis, puisque l’on m’accuse
d’avoir fait le contraire Oüy MON
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Occurrence
796. Anonyme. LA TROISIESME LETTRE DV CHEVALIER GEORGES A... (1650) chez [s. n.] à [s. l.] , 8 pages. Langue : français, latin. Signé "Georges" au colophon. Partie 3. Voir aussi A_5_29, C_3_22, D_2_13, E_1_65, E_1_66 (partie 1), A_5_8 (partie 2). Dans le Choix I de Moreau.. Référence RIM : M0_2099 ; cote locale : E_1_32. le 2017-06-29 02:10:26.
les deux armees eussent du rapport auec les
personnes pour qui ils combatent, vostre armee
combat pour vn volleur & pour vn estranger,
& la nostre pour ceux qui font le procez
aux voleurs, & qui sont les Peres de la patrie.
Vous direz que ce n’est point Mazarin pour qui
Vous auez pris les armes, que c’est pour le seruice
du Roy, & pour la manutention de son
authorite, contre vn Parlement rebelle : Mais
comment le pouuez vous qualifier de ce nom
puis qu’il ne demande que le retour de son Prince,
que ces Astres
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Occurrence
797. Anonyme. LA TROISIESME LETTRE DV CHEVALIER GEORGES A... (1650) chez [s. n.] à [s. l.] , 8 pages. Langue : français, latin. Signé "Georges" au colophon. Partie 3. Voir aussi A_5_29, C_3_22, D_2_13, E_1_65, E_1_66 (partie 1), A_5_8 (partie 2). Dans le Choix I de Moreau.. Référence RIM : M0_2099 ; cote locale : E_1_32. le 2017-06-29 02:10:26.
les adorations qui luy sont deuës
Quand on leur enuoya dire qu’ils s’en allassent à
Montargis, n’estoit ce pas la mesme chose, que
si la hautesse qui n’est pas Plus infidelle que
l’Eminence, eut commandé à ses suiets de luy
enuoyer leurs testes ! O que Mazarin estoit mal-habille,
s’il a creu qu’ils le deussent faire ;
O le meschant s’il a creu qu’ils ne le feroient
pas, puis qu’il ne pouuoit ignorer que c’estoit
mettre le Royaume dans vn horrible combustion.
Pieust à Dieu que vous eussiez pris
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Occurrence
798. Anonyme. LA TROISIESME LETTRE DV CHEVALIER GEORGES A... (1650) chez [s. n.] à [s. l.] , 8 pages. Langue : français, latin. Signé "Georges" au colophon. Partie 3. Voir aussi A_5_29, C_3_22, D_2_13, E_1_65, E_1_66 (partie 1), A_5_8 (partie 2). Dans le Choix I de Moreau.. Référence RIM : M0_2099 ; cote locale : E_1_32. le 2017-06-29 02:10:26.
l’affermissement de son Auctorité, quoy que
toutes deux, & c’est vne verité connuë d’elle
mesme que le motif de l’vne, n’est que le
pretexte de l’autre, elles crient toutes deux
viue le Roy, mais si i’estois de la vostre, i’aymerois
autant dire, viue Mazarin. Car, Monseigneur
n’est il pas vray qu’estre Roy, n’est autre
chose qu’estre absolu, souuerain, independant,
& n’est il pas vray aussi que le Cardinal
l’est, si bien que la raison d’Estat, n’est
autre chose que son bon plaisir. Vostre
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Occurrence
799. Anonyme. LA TROISIESME LETTRE DV CHEVALIER GEORGES A... (1650) chez [s. n.] à [s. l.] , 8 pages. Langue : français, latin. Signé "Georges" au colophon. Partie 3. Voir aussi A_5_29, C_3_22, D_2_13, E_1_65, E_1_66 (partie 1), A_5_8 (partie 2). Dans le Choix I de Moreau.. Référence RIM : M0_2099 ; cote locale : E_1_32. le 2017-06-29 02:10:26.
l’esprit excelent, elle l’a cultiué par la Philosophie
& n’aura pas grand peine d’adiouster
la conclusion à ce Syllogisme. C’est dans cette
équiuoque que l’on peut dire que le Parlement
a pris les armes contre le Roy, les ayant prises
contre Mazarin, il est vray qu’estant vsurpateur
il ne merité que le nom d’execrable & de Tyran
C’est contre son Authorité que nous auons pris
l’espée, & par consequent pour celle de nostre
Roy naturel, puis qu’on ne sçauroit ruiner l’Authorité
de l’vn
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