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Occurrence
1801. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 39 pages. Langue : français. Voir aussi C_5_28. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : A_2_3. le 2014-12-06 14:58:02.
vostre foiblesse & vostre timidité, vous fit offre
de toutes ses forces, pour vous encourager & allumer le feu. Mais si
nous n’eussions pas esté assez sages pour nous accommoder, ou que i’eusse
voulu faire deschirer la France de ses propres mains, croyez vous que l’Espagnol
n’eust pas fomenté nos desordres en secourant le plus foible party? C’estoit
la son vray jeu.
Le Casuiste. Mais Monseigneur, il ne demandoit que la paix.
Le Card. Ie le veux. Mais est-il seant & auantageux pour la France, que
nostre
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Occurrence
1802. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 39 pages. Langue : français. Voir aussi C_5_28. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : A_2_3. le 2014-12-06 14:58:02.
Le Card. Ceux qui entendent le moins du monde les affaires, iugent bien
que nous ne pouuions tirer auantage de la continuation de nos troubles, &
que nostre bon-heur est bien mal appuyé, quand il n’a point d’autre asseurance
que la foy de nos ennemis. Enfin l’Espagnol n’est pas vn bon hoste en
France. Car ie veux que tout le plus grand mal qu’il nous eust voulu faire, ce
fust esté de nous contraindre à la paix; cette contrainte nous auroit tousiours
esté desauantageuse. Mais son veritable dessein & son interest estoit de
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Occurrence
1803. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 39 pages. Langue : français. Voir aussi C_5_28. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : A_2_3. le 2014-12-06 14:58:02.
nous auons profité des siens en Hollande, en Catalogne,
en Portugal & ailleurs.
Le Casuiste. Monseigneur, ie croy que si vous estiez asseuré de cela, vous
n’espargneriez pas la France. Ie dis ce que diront vos ennemis.
Le Card. Ie vous dis encore vne fois que l’Espagnol ne fut iamais amy de
la France.
Le Casuiste. Tellement que la France vous est infiniment obligée, auec
tous les maux que vous luy auez fait souffrir.
Le Card. I’ay traitté la France comme vn pere feroit son enfant. Ie l’ay
bien voulu chastier, mais
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Occurrence
1804. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 39 pages. Langue : français. Voir aussi C_5_28. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : A_2_3. le 2014-12-06 14:58:02.
Card. I’ay traitté la France comme vn pere feroit son enfant. Ie l’ay
bien voulu chastier, mais i’eusse esté bien marry de la perdre. C’estoit mon
interest de me rendre maistre par la force, de Paris & du Parlement. Mais
de les liurer à vne guerre Ciuile & à l’Espagnol, i’aurois trouué ma perte auec
la leur. Et c’est la plus grande raison que ie puisse donner, que ie ne suis pas si
grand diable qu’on me fait.
Le Casuiste. Monseigneur, on est asseuré du mal que vous auez fait à la
France, mais pour le bien on n’en peut
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1805. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 20 pages. Langue : français. Première partie. Voir aussi A_2_3 (qui contient les deux parties).. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : C_5_28. le 2014-12-09 15:25:28.
Politiques eussent detestées. Ie vous dis ce qu’ils me pourront dire, & à cela
ie leur repliquerois dequoy leur fermer la bouche. Mais j’aurois peur de
vous faire plus de tort que de bien ; car si pour iustifier vostre Illustre Predecesseur,
j’allois dire que les Espagnols prestent plus la main aux trahisons,
que les François, & que c’est le seul moyen par où ils se soient iamais rendus
puissans, cela rejalliroit sur vous qui estes de cette genereuse Nation.
Le Card. Il leur faudra soustenir que c’est par choix & par
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1806. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 20 pages. Langue : français. Première partie. Voir aussi A_2_3 (qui contient les deux parties).. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : C_5_28. le 2014-12-09 15:25:28.
où ils se soient iamais rendus
puissans, cela rejalliroit sur vous qui estes de cette genereuse Nation.
Le Card. Il leur faudra soustenir que c’est par choix & par inclination
que j’ay seruy la France, & que i’ay eu mille belles occasions pour m’auancer
en Espagne ; mais qu’emporté par la force de mon inclination i’ay sacrifié
mes interests au bien de la France.
Le Casuiste. Monseigneur, s’ils me demandent quelque preuue de cette
verité, & qu’ils veulent que ie leur marque quelques-vnes de ces illustres
ocasions
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1807. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 20 pages. Langue : français. Première partie. Voir aussi A_2_3 (qui contient les deux parties).. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : C_5_28. le 2014-12-09 15:25:28.
de mon inclination i’ay sacrifié
mes interests au bien de la France.
Le Casuiste. Monseigneur, s’ils me demandent quelque preuue de cette
verité, & qu’ils veulent que ie leur marque quelques-vnes de ces illustres
ocasions que vous auez euës de vous auancer en Espagne.
Le Card. Vous leur direz, que quand ie les nommerois ils ne me croiroient
pas, parce que pour en venir à la preuue, il faudroit que les Ministres qui
m’ont sollicité, le declarassent, & si ne les croiroit-t’on pas peut-estre, &
que
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1808. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 20 pages. Langue : français. Première partie. Voir aussi A_2_3 (qui contient les deux parties).. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : C_5_28. le 2014-12-09 15:25:28.
vicieux.
Le Card. Pour vous descouurir le nœud de l’affaire, à vous qui m’estes intime
amy, ie n’ay iamais eu d’autre but que mon establissement, & il n’y a
rien que ie n’eusse mis en besogne pour le faire.
Le Casuiste. Ne pouuiez-vous pas vous auancer en Espagne ?
Le Card. Ne sçauez vous pas que personne n’est prophete en son païs, &
qu’estant de naissance obscure, ie ne me pouuois aduancer que par quelque
action extraordinaire. Ie vous aduoueray bien, que i’ay eu tousiours dessein
de seruir ma Patrie, & il me
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1809. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 20 pages. Langue : français. Première partie. Voir aussi A_2_3 (qui contient les deux parties).. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : C_5_28. le 2014-12-09 15:25:28.
qu’elle n’ambitionnoit rien tant que de faire la paix ; afin que le
Parlement qui esperoit desia cela de sa pieté & de sa naissance, dont l’vne faisoit
croire qu’elle auroit pitié de la misere du pauure peuple, & l’autre qu’elle
auroit horreur que le sang d’Espagne, dont elle estoit sortie, & celuy de
France à qui elle deuoit la qualité de Mere de Roy, se respandissent de son
adueu dans vne sanglante & barbare guerre. Ie vous rapporte les sentimens
du Parlement, comme la Reyne m’a dit les auoir receus de leur bouche.
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1810. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 20 pages. Langue : français. Première partie. Voir aussi A_2_3 (qui contient les deux parties).. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : C_5_28. le 2014-12-09 15:25:28.
si est-ce que la necessité ne les prend pas pour argent comptant, la
vie de l’ame n’est pas celle du corps.
Le Card. Outre cela, ie l’aurois merueilleusement seruie dans les affaires
temporelles, aux choses où il y auroit eu de la contention entre la France &
l’Espagne, & dont i’aurois esté l’arbitre.
Le Casuiste. Vous sçauez, Monseigneur, que le Pape doit estre le Pere commun
des Chrestiens, & que c’est exposer sa dignité, que de se monstrer partial.
Le Card. I’aurois aussi eu esgard à cela, & n’aurois voulu
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Occurrence
1811. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 20 pages. Langue : français. Première partie. Voir aussi A_2_3 (qui contient les deux parties).. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : C_5_28. le 2014-12-09 15:25:28.
richesses d’vn Cresus ?
Le Card. Oüy, si l’on payoit les soldat, & qu’on n’eust point d’autre but
que de conquerir : Mais cela est bon à des idiots ; la France est si belliqueuse,
que si l’on luy laschoit la bride, & qu’on payast bien les soldats, l’Espagne
ne luy feroit qu’vn des-jeuner. Mais ce n’est pas là le jeu des bons Politiques,
ny mesme l’interest de la France.
Le Casuiste. Vous me rauissez l’esprit, Monseigneur. Vos maximes sont
admirables, & me surprennent d’autant plus, qu’elles semblent
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Occurrence
1812. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 20 pages. Langue : français. Première partie. Voir aussi A_2_3 (qui contient les deux parties).. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : C_5_28. le 2014-12-09 15:25:28.
repose toute la tranquillité de l’Europe,
pourueu que leurs puissances soient égales. Et c’est dans ce contrepoids que
les autres petits Estats trouuent leur seureté, de là vient qu’ils se rangent toûjours
du costé du plus foible. Car si la France auoit subiugué l’Espagne, ou
l’Espagne la France, les autres petites Souuerainetez viendroient d’elles mesme
se rendre au vainqueur. Témoins les Hollandois qui nous ont abandonné,
tesmoins les Suisses qui n’ont iamais voulu permettre de nous rendre maistres
de la Franche-Comté, &
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Occurrence
1813. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 20 pages. Langue : français. Première partie. Voir aussi A_2_3 (qui contient les deux parties).. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : C_5_28. le 2014-12-09 15:25:28.
de l’Europe,
pourueu que leurs puissances soient égales. Et c’est dans ce contrepoids que
les autres petits Estats trouuent leur seureté, de là vient qu’ils se rangent toûjours
du costé du plus foible. Car si la France auoit subiugué l’Espagne, ou
l’Espagne la France, les autres petites Souuerainetez viendroient d’elles mesme
se rendre au vainqueur. Témoins les Hollandois qui nous ont abandonné,
tesmoins les Suisses qui n’ont iamais voulu permettre de nous rendre maistres
de la Franche-Comté, & tesmoin enfin
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1814. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 20 pages. Langue : français. Première partie. Voir aussi A_2_3 (qui contient les deux parties).. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : C_5_28. le 2014-12-09 15:25:28.
petites Souuerainetez viendroient d’elles mesme
se rendre au vainqueur. Témoins les Hollandois qui nous ont abandonné,
tesmoins les Suisses qui n’ont iamais voulu permettre de nous rendre maistres
de la Franche-Comté, & tesmoin enfin l’eschoüement de l’ambition d’Espagne,
qui a pretendu vainement à la Monarchie vniuerselle.
Le Casuiste. Il me semble, Monseigneur, que ces raisons vous deuoient
auoir obligé à faire la paix, puisque la guerre n’est plus de saison lors qu’on
ne peut plus conquerir.
Le Card. Les armes sont
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1815. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 20 pages. Langue : français. Première partie. Voir aussi A_2_3 (qui contient les deux parties).. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : C_5_28. le 2014-12-09 15:25:28.
Le Casuiste. Vous voudriez donc rendre Dieu autheur du mal.
Le Cardinal. Brisez là dessus, Monsieur, ie vois bien que vous n’estes
que Theologien.
Le Casuiste. Bien, ie veux entrer en vos sentimens à cette heure. Si tout
vostre but estoit de vous enrichir, l’Espagne vous eust donné deuant sa paix
auec les Estats de Hollande, tout ce que vous eussiez souhaitté pour la faire
auecques la France ; Et le Roy d’Angleterre, que ne vous auroit-il pas donné,
dans l’esperance qu’il auoit que la paix generale estant concluë, les
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1816. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 20 pages. Langue : français. Première partie. Voir aussi A_2_3 (qui contient les deux parties).. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : C_5_28. le 2014-12-09 15:25:28.
Pape,
restablir le denier de Sainct Pierre.
Le Casuiste. Pour retourner à l’Angleterre, il me semble, Monseigneur,
qu’en bon Politique vous ne deuiez pas laisser tomber absolument le Roy
d’Angleterre. Car si j’entends l’interest de la France ou de l’Espagne, c’est
que les Isle Britanniques soient tousiours occupées entr’elles, afin qu’elles
ne puissent prendre party, & arrester les progrés de l’vne ou de l’autre, pour
faire la balance égale entre ces deux Couronnes, cõme nous disions tantost.
Le
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1817. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 20 pages. Langue : français. Première partie. Voir aussi A_2_3 (qui contient les deux parties).. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : C_5_28. le 2014-12-09 15:25:28.
la
France à y trauailler. Sa Sainteté m’en sçeut tres-bon gré. Ie luy fis dire qu’il
y falloit enuoyer vn Nonce, & bien payer les pensionnaires qu’il y auoit, &
faire mesme en sorte par les Ambassadeurs du Roy Catholique, que les
pensionnaires d’Espagne fussent fort bien payez, & particulierement les
Catholiques. Cela fut fait comme ie l’auois dit : le mets quantité d’ouuriers
à la vigne de IESVS-CHRIST, dont ie coupois sourdement les racines.
L’on gagne vne infinité d’Anglois, l’on y enuoye des legions de
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1818. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 20 pages. Langue : français. Première partie. Voir aussi A_2_3 (qui contient les deux parties).. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : C_5_28. le 2014-12-09 15:25:28.
Throsnes,
ne sont pas à l’espreuue des coups de la fortune, que ie m’en jouë comme
du verre, que mes alliances valent bien des Couronnes, que les Sceptres
tombent si ie ne les soustiens. Et enfin qu’ayant osté la Couronne au Roy
d’Angleterre, & laissé au Roy d’Espagne, celle que ie luy pouuois oster, ie
fisse connoistre à la France la necessité de mes conseils, pour defendre la
sienne de semblables iniures.
Le Casuiste. Mais il me semble, Monseigneur, que vous auez estendu cét
absolu pouuoir, que vous auez sur les Sceptres,
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1819. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 20 pages. Langue : français. Première partie. Voir aussi A_2_3 (qui contient les deux parties).. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : C_5_28. le 2014-12-09 15:25:28.
que pour la faire durer il ne falloit pas tousiours
conquerir. Outre qu’il couste trop à tant de garnisons.
Le Casuiste. Vos ennemis, Monseigneur, disent qu’en la conqueste des
places vous tiriez de l’argent de la France, & dans leur perte vous en receuiez
de l’Espagnol.
Le Card. Pourueu que ie fisse le bien de la France comme ie viens de vous
faire voir clairemẽt, peut-on trouuer mauuais que ie fisse vn peu mes affaires ?
Le Casuiste. Ils disent que Courtray vous a beaucoup valu.
Le Card. La place estoit bonne aussi.
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1820. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 20 pages. Langue : français. Première partie. Voir aussi A_2_3 (qui contient les deux parties).. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : C_5_28. le 2014-12-09 15:25:28.
Card. Ie sçay bien que tout le monde me condamne de n’auoir pas pris
Lerida, mais chacun n’en entend pas le secret. Eussiez-vous voulu que
j’eusse donné la clef de ma Patrie à ses ennemis capitaux ? & que toute la terre
m’eust reproché, que par la trahison d’vn Espagnol, l’Espagne estoit tombée
sous l’esclauage de la France ? Vous sçauez qu’on est obligé, & par nature,
& par honneur, d’auoir quelque tendresse pour l’honneur, & pour
le bien de sa Patrie ; Ie n’ayme point ces esprits casaniers qui ne sont nez
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Occurrence
1821. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 20 pages. Langue : français. Première partie. Voir aussi A_2_3 (qui contient les deux parties).. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : C_5_28. le 2014-12-09 15:25:28.
bien que tout le monde me condamne de n’auoir pas pris
Lerida, mais chacun n’en entend pas le secret. Eussiez-vous voulu que
j’eusse donné la clef de ma Patrie à ses ennemis capitaux ? & que toute la terre
m’eust reproché, que par la trahison d’vn Espagnol, l’Espagne estoit tombée
sous l’esclauage de la France ? Vous sçauez qu’on est obligé, & par nature,
& par honneur, d’auoir quelque tendresse pour l’honneur, & pour
le bien de sa Patrie ; Ie n’ayme point ces esprits casaniers qui ne sont nez que
pour
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Occurrence
1822. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 20 pages. Langue : français. Première partie. Voir aussi A_2_3 (qui contient les deux parties).. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : C_5_28. le 2014-12-09 15:25:28.
pour l’honneur, & pour
le bien de sa Patrie ; Ie n’ayme point ces esprits casaniers qui ne sont nez que
pour eux ; il faut viure partie pour soy, & partie pour sa Patrie. Et puis la
perte de Lerida eust rompu entierement cette égalité entre la France & l’Espagne,
sur laquelle est fondée tout le bon-heur & le repos de l’Europe.
Le Casuiste. Monseigneur, que cette excellente Maxime d’égalité, qui est
comme le piuot sur lequel roule toute vostre Politique, rend vostre Eminence
admirable ! Car pour ne point parler de
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Occurrence
1823. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 20 pages. Langue : français. Première partie. Voir aussi A_2_3 (qui contient les deux parties).. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : C_5_28. le 2014-12-09 15:25:28.
conseruer cette égalité
nous auons perdu Lerida.
Le Card. C’est bien là la raison generale, mais il y en a encore de particulieres.
Premierement pour faire valoir la necessité de nostre protection aux
Catalans, il les falloit tousiours laisser à la gueule du Roy d’Espagne.
Le Casuiste. Mais, Monseigneur, si vous eussiez conserué Lerida, les Catalans
seroient contraints de parler François, & n’auroient pas la liberté de
se ranger du costé de nos ennemis, si cette porte leur eust esté fermée.
Le Card. En cela vous dites
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Occurrence
1824. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 20 pages. Langue : français. Première partie. Voir aussi A_2_3 (qui contient les deux parties).. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : C_5_28. le 2014-12-09 15:25:28.
vostre Eminence reüssir mal la premiere année à Orbitello,
Le Card. C’est ce qui m’y fit opiniastrer l’année suiuante, & ie ne fus pas
marry que Lerida fust assiegé, parce que la piece estant plus importante de
beaucoup qu’Orbitello, ie ne doutois point que l’Espagnol ne m’abandonnast
Orbitello, pour sauuer Lerida. Veu aussi qu’il me voyoit opiniastre à
Orbitello, & que j’empeschois qu’il n’allast aucun secours au Comte de
Harcourt, pour luy faire sentir mon dessein, & luy faciliter la deliurance de
cette
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Occurrence
1825. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 20 pages. Langue : français. Première partie. Voir aussi A_2_3 (qui contient les deux parties).. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : C_5_28. le 2014-12-09 15:25:28.
Monseigneur, que diray-je à vostre iustification ?
Le Card. Vous leur direz qu’il falloit que ie les laissasse perir pour le bien
de la France.
Le Casuiste. Mais, Monseigneur, n’est-il pas bien important à la France
de détacher ce joyau de la Couronne d’Espagne ?
Le Card. Non, premierement pour conseruer cette diuine égalité, mais
encore pour détourner le mal, qui nous arriue maintenant. Car les Parisiens
commençant à remuer, si j’eusse souffert que les Napolitains eussent esté victorieux,
quel encouragement cela
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Occurrence
1826. Anonyme. APOLOGIE POVR MONSEIGNEVR LE CARDINAL... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 20 pages. Langue : français. Première partie. Voir aussi A_2_3 (qui contient les deux parties).. Référence RIM : M0_127 ; cote locale : C_5_28. le 2014-12-09 15:25:28.
Il alloit trop viste en besongne, il falloit conseruer I’importante
égalité ; iamais mort ne m’a tant rauie que celle de cét homme là. Les Huguenots
le regardoient desia comme vn Chef de Party, qui eust esté capable
de releuer cette engeance que nous detestons si fort en Espagne & en Italie.
Si j’eusse regné encore vn peu plus long-temps, ou bien si ie remonte sur
ma beste, j’en veux exterminer la race ; Car mon ambition estant d’estre vn
iour Pape, mon interest veut que i’estouffe ces monstres qui pourroient
bien m’oster mes
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Occurrence
1827. Anonyme. APOLOGIE SVR LA PVISSANTE VNION des Princes,... (1652) chez [s. n.] à [s. l.] , 20 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_131 ; cote locale : B_16_61. le 2014-12-10 12:24:04.
la paix auec les Princes qui s’estoient liguez
contre luy, ne laissa pas de les attirer sous ombre
de bonne foy, & de les faire apres cela cruellement
mourir quelque serment qu’il eût fait de
ne se plus souuenir des choses passées. Aussi
estoit il Espagnol de nation, & naturalisé Italien,
qui sont deux tres excellentes qualitez, pour faire
des coups de cette nature.
C’est pourquoy Messieurs ie vous prie de ne
vous fier iamais à des infracteurs de la foy publique,
puis qu’ils ne font iamais des
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Occurrence
1828. Anonyme. EXAMEN DES DIVERS SENTIMENS SVR L’ARREST... (1652) chez [s. n.] à Paris , 16 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_1318 ; cote locale : B_15_15. le 2014-07-12 09:08:23.
de Marie de Medicis, sont encore
continuées & comme le salut de l’estat est
la Loy Souueraine aussi doit on se seruir du remede
qui peust guerir ses maux. Au dire de
cet Escriuam. Le Prince de Cond n’est Capitain :
que de quelques Soldats, toutes les Armees sont Espagnoles
& nos Senateurs des Roys insensez qui
par vn horrible attentat n’ont rien laissé du Prince
que son image pour l’employer dans l’abus & dans
le malefice, afin d’auoir lieu de choisir vne vsurpateur
ils declarent presonnier le Maistre
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Occurrence
1829. Anonyme. EXAMEN DES DIVERS SENTIMENS SVR L’ARREST... (1652) chez [s. n.] à Paris , 16 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_1318 ; cote locale : B_15_15. le 2014-07-12 09:08:23.
afin d’auoir lieu de choisir vne vsurpateur
ils declarent presonnier le Maistre legitime.
Neantmoins ce Capitaine a triomphé de l’Alemagne,
& auec ses Soldats a vaincu toute l’Armée
Mazarine, les Armées qui sont à sa solde
sont des Alemands, & les Espagnols n’ont paru
que pour nous demander la Paix. Le Parlemẽt
a offert la Lieutenance de l’Estat au Duc d’Orleans
son A. R. la accepté, & ne la veut exercer
que tandis que le C. M. sera dans le Royaume,
qui doute que la presence de ce Ministre ne
soit
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Occurrence
1830. Anonyme. EXAMEN DES DIVERS SENTIMENS SVR L’ARREST... (1652) chez [s. n.] à Paris , 16 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_1318 ; cote locale : B_15_15. le 2014-07-12 09:08:23.
a esté condamné pour
auoir transferé les deniers du Royaume, exercé
la Pitaterie sur les mers, empesché la paix generale,
donné des mauuaises impressions au Roy.
Voila les longs & continuels seruices qui doiuent
estre recompensez, par qui ? par le Roy
d’Espagne. Mais dit le Panegiriste Mazarin.
Si nos Princes naturels seruoient la France auec sa
sincerité, nous aurions contraint l’Espagne et l’Empire
à se naturaliser François. Quelle impudence
de calomnier de la sorte nos Princes d’accuser
de trahison ceux qui ont
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Occurrence
1831. Anonyme. EXAMEN DES DIVERS SENTIMENS SVR L’ARREST... (1652) chez [s. n.] à Paris , 16 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_1318 ; cote locale : B_15_15. le 2014-07-12 09:08:23.
donné des mauuaises impressions au Roy.
Voila les longs & continuels seruices qui doiuent
estre recompensez, par qui ? par le Roy
d’Espagne. Mais dit le Panegiriste Mazarin.
Si nos Princes naturels seruoient la France auec sa
sincerité, nous aurions contraint l’Espagne et l’Empire
à se naturaliser François. Quelle impudence
de calomnier de la sorte nos Princes d’accuser
de trahison ceux qui ont triomphé de la Flandre,
de l’Alemagne, & de l’Espagne, donner
pour reigle de la franchise, la sincerité Mazarine
est
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Occurrence
1832. Anonyme. EXAMEN DES DIVERS SENTIMENS SVR L’ARREST... (1652) chez [s. n.] à Paris , 16 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_1318 ; cote locale : B_15_15. le 2014-07-12 09:08:23.
naturels seruoient la France auec sa
sincerité, nous aurions contraint l’Espagne et l’Empire
à se naturaliser François. Quelle impudence
de calomnier de la sorte nos Princes d’accuser
de trahison ceux qui ont triomphé de la Flandre,
de l’Alemagne, & de l’Espagne, donner
pour reigle de la franchise, la sincerité Mazarine
est adiouster à l’outrage le mespris & la Moquetie.
Demandez, dit il, aux peuples qui les sousleue,
& les maintient dans leur deuoir, cet homme
ne se soucie pas qu’õ l’estime
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Occurrence
1833. Anonyme. EXAMEN DES DIVERS SENTIMENS SVR L’ARREST... (1652) chez [s. n.] à Paris , 16 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_1318 ; cote locale : B_15_15. le 2014-07-12 09:08:23.
Il a denuë les frontieres de
leur deffence & apres il dira que c’est nos Princes
qui les attaquent, il veut nos meilleures places
& puis il nous objectera d’abandonner la
Catalogne ? Il met la diuision dans la France &
puis il demendera qui sert l’Espagne ?
Il passe de la temerité à la fureur attaquant
l’innocence de son A. R. Il se iouë de la bonté
de son naturel & de son zele au bien public &
condamne manifestement toute sa conduite
passee. Ie laisse au public à venger le pere de la
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Occurrence
1834. Anonyme. L'ETHIMOLOGIE DE MAZARIN AVEC... (1649) chez Musnier (veuve d'André) à Paris , 8 pages. Langue : français, latin. Avec permission. Titre fautif; le titre intérieur porte bien l'apostrophe au premier mot.. Référence RIM : M0_1305 ; cote locale : A_3_33. le 2014-04-21 04:23:26.
des hommes luy eust imposé son nom,
il n’eust peu estre plus conuenable ny mieux
expliquer sa nature,
Conueniunt rebus nomina sæpe suis.
Si ce Poëte a bien rencontré c’est principalement
dans cette occasion, & au regard de
Iule Mazarin que l’Espagnol nomme Mathar,
le François, vn Bourreau, & l’Italien
l’ayant appellé Mazar, y a voulu adiouster
ce mot in, pour faire cognoistre que c’est vn
bourreau inacostable à la vertu, incapable
de toute autre chose, inciuil dãs les compagnies,
inclement à
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Occurrence
1835. Anonyme. L'OVY-DIRE DE LA COVR. ([s. d.]) chez [s. n.] à [s. l.] , 8 pages. Langue : français. Voir aussi C_3_101 et C_6_45. Référence RIM : M0_2636 ; cote locale : A_6_50. le 2014-06-23 07:46:13.
auec
lequel on allumera le feu par toute l’estenduë
de la France, & des os des pauures François brûlez,
on en doit composer vn musc que ceux de
la Cour, ou plustost de la faction de Mazarin,
porteront continuellement, & dont l’odeur ira
iusques en Espagne resiouyr sa Majesté Catholique,
auec qui il a grande enuie de faire amitié.
Mais qu’il prenne garde qu’il ne soit enseuelis
sous les mesmes ruines des autres, & qu’ils considerent
que le feu est vn element aueugle qui
n’espargne personne,
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Occurrence
1836. Anonyme. L'OVY-DIRE DE LA COVR. ([s. d.]) chez [s. n.] à [s. l.] , 8 pages. Langue : français. Voir aussi C_3_101 et C_6_45. Référence RIM : M0_2636 ; cote locale : A_6_50. le 2014-06-23 07:46:13.
en mourut. Neantmoins nous
sommes bien mal-heureux d’auoir des Princes
qui ayent si peu d’affection pour leur patrie, &
assez de cruauté pour vouloir déchirer les entrailles
de leurs propres enfans. Il ne s’en faut
pourtant pas estonner, puisque les Reynes Espagnolles
n’ont iamais que troublé la France;
que les Italiens ont esté le poison des François,
comme l’Italie en a esté le cimetiere & le tombeau:
& que ceux de la maison de Condé, depuis
quatre-vingt ans en ça, n’ont fait que ruiner
l’Estat
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Occurrence
1837. Anonyme. L'OVY-DIRE DE LA COVR. ([s. d.]) chez [s. n.] à [s. l.] , 8 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_50 et C_3_101. Référence RIM : M0_2636 ; cote locale : C_6_45. le 2014-06-23 07:47:43.
auec
lequel on allumera le feu par toute l’estendue
de la France, & des os des pauures François brûlez,
on en doit composer vn musc que ceux de
la Cour, ou plustost de la faction de Mazarin,
porteront continuellement, & dont l’odeur ira
iusques en Espagne resiouyr sa Majesté Catholique,
auec qu’il a grande enuie de faire amitié.
Mais qu’il prenne garde qu’il ne soit enseuelis
sous les mesmes ruines des autres, & qu’ils considerent
que le feu est vn element aueugle qui
n’espargne personne,
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Occurrence
1838. Anonyme. L'OVY-DIRE DE LA COVR. ([s. d.]) chez [s. n.] à [s. l.] , 8 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_50 et C_3_101. Référence RIM : M0_2636 ; cote locale : C_6_45. le 2014-06-23 07:47:43.
en mourut. Neantmoins nous
sommes bien mal-heureux d’auoir des Princes
qui ayent si peu d’affection pour leur patrie, &
assez de cruauté pour vouloir déchirer les entrailles
de leurs propres enfans. Il ne s’en faut
pourtant pas estonner, puisque les Reynes Espagnolles
n’ont iamais que troublé la France ;
que les Italiens ont esté le poison des François,
comme l’Italie en a esté le cimetiere & le tombeau :
& que ceux de la maison de Condé, depuis
quatre-vingt ans en ça, n’ont fait que ruiner
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Occurrence
1839. Anonyme. L'OVY-DIRE DE LA COVR. ([s. d.]) chez [s. n.] à [s. l.] , 8 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_50 et C_6_45. Référence RIM : M0_2636 ; cote locale : C_3_101. le 2014-06-23 07:49:01.
auec
lequel on allumera le feu par toute l’estenduë
de la France, & des os des pauures François brûlez,
on en doit composer vn musc que ceux de
la Cour, ou plustost de la faction de Mazarin,
porteront continuellement, & dont l’odeur ira
iusques en Espagne resiouyr sa Majesté Catholique,
auec qui il a grande enuie de faire amitié.
Mais qu’il prenne garde qu’il ne soit enseuelis
sous les mesmes ruines des autres, & qu’ils considerent
que le feu est vn element aueugle qui
n’espargne personne,
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Occurrence
1840. Anonyme. L'OVY-DIRE DE LA COVR. ([s. d.]) chez [s. n.] à [s. l.] , 8 pages. Langue : français. Voir aussi A_6_50 et C_6_45. Référence RIM : M0_2636 ; cote locale : C_3_101. le 2014-06-23 07:49:01.
en mourut. Neantmoins nous
sommes bien mal-heureux d’auoir des Princes
qui ayent si peu d’affection pour leur patrie, &
assez de cruauté pour vouloir déchirer les entrailles
de leurs propres enfans : Il ne s’en faut
pourtant pas estonner, puisque les Reynes Espagnolles
n’ont iamais que troublé la France ;
que les Italiens ont esté le poison des François,
comme l’Italie en a esté le cimetiere & le tombeau :
& que ceux de la maison de Condé, depuis
quatre-vingt ans en ça, n’ont fait que ruiner
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Occurrence
1841. Anonyme. LA FVREVR DES NORMANS CONTRE LES... (1649) chez Besongne (Jacques) à Rouen , 16 pages. Langue : français, latin. Sur l’imprimé à Paris. Voir aussi B_14_9 et C_5_22. Référence RIM : M0_1460 ; cote locale : E_1_57. le 2014-12-07 10:37:13.
præcipitia
aut sũma.
Tac. 2. hist.
Digression sur
la mort de Monsieur
de Chastillon,
dont les nobles
sentimens
excitent la fureur.
Cette pensée me fait déplorer le sort de cet Heros,
Monsieur de Chastillon, lequel ayant prouoqué
l’Espagne à donner à son merite vne
mort glorieuse, n’a peu l’obtenir par vn genereux
mespris de la vie, mais l’est venu chercher
dans vn fidele seruice rendu à Monsieur le Prince
de Condé, & l’a enfin rencontrée dans vne
par faite obeyssance. Ah grand
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Occurrence
1842. Anonyme. LE FESTIN DES PARTISANS Aduancé par le... (1650) chez Canobe (Jacques) à Paris , 8 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_1379 ; cote locale : C_5_6. le 2014-11-20 23:56:01.
Soixante hottées de glands de l’Arabie deserte & douze
charettes d’artichaux sauuages.
A cét incomparable festin il fut seruy au bufet soixante
douzaines de bouteilles de ginguet muscat de Normique.
Deux mille flacons de vin de punellé de la nouuelle
Espagne.
Maluoisie de cornes vertes autant.
Et quatre mille bouteilles de ius de fumier à lambre de
la mer noire.
Le desert leué on vit paroistre dessus la table & deuant
chacun de ces Messieurs vne seraine nuë chacune sa corne
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Occurrence
1843. Anonyme. LE VERITABLE CONTRE LE MENTEVR. Mentita est... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français, latin. Référence RIM : M0_3926 ; cote locale : B_10_8. le 2014-01-04 15:21:42.
on les condãnera a vn eternel oubly.
Il poursuit & veut qu’on sache qu’il est Parisien,
pour moy ie n’en croy rien : mais plutost
qu’il est vn Pharisien, flateur, hypocrite,
parricide, ou si vous voulez patriccide, où
cõme il parle vn Espagnol trauesty, ou François
Italianisé, ou Mazarinisé, n’estant pas
possible qu’vn veritable François & Parisien,
soit l’Apologiste du plus grand de tous les
Ennemis des François, & des Parisiens.
Il remplit tout son ouurage des lumieres
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Occurrence
1844. Anonyme. LE VERITABLE CONTRE LE MENTEVR. Mentita est... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français, latin. Référence RIM : M0_3926 ; cote locale : B_10_8. le 2014-01-04 15:21:42.
rien valu tous deux,
& que ce fut esté vn grand bien à la France, s’ils eussent
estez abortifs : mais au reste la differance y est
notable, en ce que le Cardinal de Richelieu estoit
Frãçois, sçauãt, & habile ; & celui-cy vn Italien, sujet
du Roy d’Espagne, ignorant, & le plus fat de tous
les hommes ; & qui n’auroit iamais eu aucune part
dans les Conseils du Roy, s’il n’auoit comme il a
desia esté dit, employé des moyens surnaturels, punisables,
& damnables.
p. 29.
Ie ne suis pas Mazarin
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Occurrence
1845. Anonyme. LE VERITABLE MANIFESTE DE LA FRANCE, A SON... (1652) chez Leroy (Claude) à Paris , 8 pages. Langue : français. Voir aussi B_5_19 et B_5_36. Référence RIM : M0_3941 ; cote locale : B_5_38. le 2014-01-04 15:47:52.
C’est cette puissante & superbe Ville qui fit vn effort
digne d’elle, & qui donna moyen au feu Roy de couurir
vne faute, & de reparer l’inprudence du Cardinal de Richelieu,
qui auoit laissé cette partie de l’Estat trop à descouuert:
En effect les Espagnols mesme parlant de cette
Ville de Paris, ce sont assez fait entendre, quand ils ont
publié hautement; vrbs præuallet orbi: que c’estoit vn
prodige & vne merueille de la nature, par le moyen de
laquelle nos Rois peuuent ameilleur titre se dire
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Occurrence
1846. Anonyme. LE VERITABLE MANIFESTE DE LA FRANCE, A SON... (1652) chez Leroy (Claude) à Paris , 8 pages. Langue : français. Voir aussi B_5_19 et B_5_36. Référence RIM : M0_3941 ; cote locale : B_5_38. le 2014-01-04 15:47:52.
du
peuple.
Grand Prince, agissez donc Noblement de toute vostre
force, comme ie vous en conjure, par les cris les larmes
& le sang d’vne infinité de miserables, & faites en
sorte qu’il arriue la mesme chose aux François qu’il arriua
autresfois aux Espagnols: Ils estoient diuisez & auoient
peine à supporter la domination des Allemans,
& à souffrir l’heumeur de Charles le Quint: Vne guerre
ciuille s’estoit cruellement allumée en Castille, & à dire
vray elle y eust causé vne espouuentable
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Occurrence
1847. Anonyme. LE VERITABLE MANIFESTE DE LA FRANCE, A SON... (1652) chez Leroy (Claude) à Paris , 8 pages. Langue : français. Voir aussi B_5_19 et B_5_36. Référence RIM : M0_3941 ; cote locale : B_5_38. le 2014-01-04 15:47:52.
si
l’armée Françoise qui fut enuoyée par la conqueste de
Nauarre, se fust contentée d’auoir pris Pampelune, &
triomphé en quinze iours de tout ce Royaume, mais
l’imprudence & l’auarice de ceux qui commandoient les
porta à entrer hostilement en Espagne, où ils ne firent
autre progrez que de reünir les Espagnols diuisez, esteindre
des animositez domestiques & mettre fin à vne
guerre sanglante, qui sans doute eust ruïné les affaires de
l’Empereur & donné en proye toute l’Espagne, qui en
vn iour
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Occurrence
1848. Anonyme. LE VERITABLE MANIFESTE DE LA FRANCE, A SON... (1652) chez Leroy (Claude) à Paris , 8 pages. Langue : français. Voir aussi B_5_19 et B_5_36. Référence RIM : M0_3941 ; cote locale : B_5_38. le 2014-01-04 15:47:52.
de
Nauarre, se fust contentée d’auoir pris Pampelune, &
triomphé en quinze iours de tout ce Royaume, mais
l’imprudence & l’auarice de ceux qui commandoient les
porta à entrer hostilement en Espagne, où ils ne firent
autre progrez que de reünir les Espagnols diuisez, esteindre
des animositez domestiques & mettre fin à vne
guerre sanglante, qui sans doute eust ruïné les affaires de
l’Empereur & donné en proye toute l’Espagne, qui en
vn iour victorieux reconquit tout vn Royaume, & donna
vne chasse
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Occurrence
1849. Anonyme. LE VERITABLE MANIFESTE DE LA FRANCE, A SON... (1652) chez Leroy (Claude) à Paris , 8 pages. Langue : français. Voir aussi B_5_19 et B_5_36. Référence RIM : M0_3941 ; cote locale : B_5_38. le 2014-01-04 15:47:52.
porta à entrer hostilement en Espagne, où ils ne firent
autre progrez que de reünir les Espagnols diuisez, esteindre
des animositez domestiques & mettre fin à vne
guerre sanglante, qui sans doute eust ruïné les affaires de
l’Empereur & donné en proye toute l’Espagne, qui en
vn iour victorieux reconquit tout vn Royaume, & donna
vne chasse honteuse aux François.
Et apres que tous les esprits se seront reconciliez, &
que tous les François seront bien d’accord, vous acheuerez
grand Prince, l’accomplissement du
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Occurrence
1850. Anonyme. LE VERITABLE MANIFESTE DE LA FRANCE, A SON... (1652) chez Leroy (Claude) à Paris , 8 pages. Langue : français. Voir aussi B_5_19 et B_5_38. Référence RIM : M0_3941 ; cote locale : B_5_36. le 2014-01-04 15:50:03.
C’est cette puissante & superbe Ville qui fit vn effort
digne d’elle, & qui donna moyen au feu Roy de couurir
vne faute, & de reparer l’inprudence du Cardinal de Richelieu,
qui auoit laissé cette partie de l’Estat trop à descouuert:
En effect les Espagnols mesme parlant de cette
Ville de Paris, ce sont assez fait entendre, quand ils ont
publié hautement; vrbs præuallet orbi: que c’estoit vn
prodige & vne merueille de la nature, par le moyen de
laquelle nos Rois peuuent ameilleur titre se dire
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Occurrence
1851. Anonyme. LE VERITABLE MANIFESTE DE LA FRANCE, A SON... (1652) chez Leroy (Claude) à Paris , 8 pages. Langue : français. Voir aussi B_5_19 et B_5_38. Référence RIM : M0_3941 ; cote locale : B_5_36. le 2014-01-04 15:50:03.
du
peuple.
Grand Prince, agissez donc Noblement de toute vostre
force, comme ie vous en conjure, par les cris les larmes
& le sang d’vne infinité de miserables, & faites en
sorte qu’il arriue la mesme chose aux François qu’il arriua
autresfois aux Espagnols: Ils estoient diuisez & auoient
peine à supporter la domination des Allemans,
& à souffrir l’heumeur de Charles le Quint: Vne guerre
ciuille s’estoit cruellement allumée en Castille, & à dire
vray elle y eust causé vne espouuentable
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Occurrence
1852. Anonyme. LE VERITABLE MANIFESTE DE LA FRANCE, A SON... (1652) chez Leroy (Claude) à Paris , 8 pages. Langue : français. Voir aussi B_5_19 et B_5_38. Référence RIM : M0_3941 ; cote locale : B_5_36. le 2014-01-04 15:50:03.
si
l’armée Françoise qui fut enuoyée par la conqueste de
Nauarre, se fust contentée d’auoir pris Pampelune, &
triomphé en quinze iours de tout ce Royaume, mais
l’imprudence & l’auarice de ceux qui commandoient les
porta à entrer hostilement en Espagne, où ils ne firent
autre progrez que de reünir les Espagnols diuisez, esteindre
des animositez domestiques & mettre fin à vne
guerre sanglante, qui sans doute eust ruïné les affaires de
l’Empereur & donné en proye toute l’Espagne, qui en
vn iour
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Occurrence
1853. Anonyme. LE VERITABLE MANIFESTE DE LA FRANCE, A SON... (1652) chez Leroy (Claude) à Paris , 8 pages. Langue : français. Voir aussi B_5_19 et B_5_38. Référence RIM : M0_3941 ; cote locale : B_5_36. le 2014-01-04 15:50:03.
de
Nauarre, se fust contentée d’auoir pris Pampelune, &
triomphé en quinze iours de tout ce Royaume, mais
l’imprudence & l’auarice de ceux qui commandoient les
porta à entrer hostilement en Espagne, où ils ne firent
autre progrez que de reünir les Espagnols diuisez, esteindre
des animositez domestiques & mettre fin à vne
guerre sanglante, qui sans doute eust ruïné les affaires de
l’Empereur & donné en proye toute l’Espagne, qui en
vn iour victorieux reconquit tout vn Royaume, & donna
vne chasse
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Occurrence
1854. Anonyme. LE VERITABLE MANIFESTE DE LA FRANCE, A SON... (1652) chez Leroy (Claude) à Paris , 8 pages. Langue : français. Voir aussi B_5_19 et B_5_38. Référence RIM : M0_3941 ; cote locale : B_5_36. le 2014-01-04 15:50:03.
porta à entrer hostilement en Espagne, où ils ne firent
autre progrez que de reünir les Espagnols diuisez, esteindre
des animositez domestiques & mettre fin à vne
guerre sanglante, qui sans doute eust ruïné les affaires de
l’Empereur & donné en proye toute l’Espagne, qui en
vn iour victorieux reconquit tout vn Royaume, & donna
vne chasse honteuse aux François.
Et apres que tous les esprits se seront reconciliez, &
que tous les François seront bien d’accord, vous acheuerez
grand Prince, l’accomplissement du
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Occurrence
1855. Anonyme. LE VERITABLE MANIFESTE DE LA FRANCE, A SON... (1652) chez Leroy (Claude) à Paris , 8 pages. Langue : français. Voir aussi B_5_36 et B_5_38. Référence RIM : M0_3941 ; cote locale : B_5_19. le 2014-01-04 15:52:04.
C’est cette puissante & superbe Ville qui fıt vn effort
digne d’elle, & qui donna moyen au feu Roy de couurir
vne faute, & de reparer l’inprudence du Cardinal de Richelieu,
qui auoit laissé cette partie de l’Estat trop à descouuert:
En effect les Espagnols mesme parlant de cette
Ville de Paris, ce sont assez fait entendre, quand ils ont
publié hautement; vrbs præuallet orbique c’estoit vn
prodige & vne merueille de la nature, par le moyen de
laquelle nos Rois peuuent ameilleur titre se dire
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Occurrence
1856. Anonyme. LE VERITABLE MANIFESTE DE LA FRANCE, A SON... (1652) chez Leroy (Claude) à Paris , 8 pages. Langue : français. Voir aussi B_5_36 et B_5_38. Référence RIM : M0_3941 ; cote locale : B_5_19. le 2014-01-04 15:52:04.
du
peuple.
Grand Prince, agissez donc Noblement de toute vostre
force, comme ie vous en conjure, par les cris les larmes
& le sang d’vne infinité de miserables, & faites en
sorte qu’il arriue la mesme chose aux François qu’il arriua
autresfois aux Espagnols: Ils estoient diuisez & auoient
peine à supporter la domination des Allemans,
& à souffrir l’heumeur de Charles le Quint: Vne guerre
ciuille s’estoit cruellement allumée en Castille, & à dire
vray elle y eust causé vne espouuentable
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Occurrence
1857. Anonyme. LE VERITABLE MANIFESTE DE LA FRANCE, A SON... (1652) chez Leroy (Claude) à Paris , 8 pages. Langue : français. Voir aussi B_5_36 et B_5_38. Référence RIM : M0_3941 ; cote locale : B_5_19. le 2014-01-04 15:52:04.
si
l’armée Françoise qui fut enuoyée par la conqueste de
Nauarre, se fust contentée d’auoir pris Pampelune, &
triomphé en quinze iours de tout ce Royaume, mais
l’imprudence & l’auarice de ceux qui commandoient les
porta à entrer hostilement en Espagne, où ils ne firent
autre progrez que de reünir les Espagnols diuisez, esteindre
des animositez domestiques & mettre fin à vne
guerre sanglante, qui sans doute eust ruïné les affaires de
l’Empereur & donné en proye toute l’Espagne, qui en
vn iour
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Occurrence
1858. Anonyme. LE VERITABLE MANIFESTE DE LA FRANCE, A SON... (1652) chez Leroy (Claude) à Paris , 8 pages. Langue : français. Voir aussi B_5_36 et B_5_38. Référence RIM : M0_3941 ; cote locale : B_5_19. le 2014-01-04 15:52:04.
de
Nauarre, se fust contentée d’auoir pris Pampelune, &
triomphé en quinze iours de tout ce Royaume, mais
l’imprudence & l’auarice de ceux qui commandoient les
porta à entrer hostilement en Espagne, où ils ne firent
autre progrez que de reünir les Espagnols diuisez, esteindre
des animositez domestiques & mettre fin à vne
guerre sanglante, qui sans doute eust ruïné les affaires de
l’Empereur & donné en proye toute l’Espagne, qui en
vn iour victorieux reconquit tout vn Royaume, & donna
vne chasse
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Occurrence
1859. Anonyme. LE VERITABLE MANIFESTE DE LA FRANCE, A SON... (1652) chez Leroy (Claude) à Paris , 8 pages. Langue : français. Voir aussi B_5_36 et B_5_38. Référence RIM : M0_3941 ; cote locale : B_5_19. le 2014-01-04 15:52:04.
porta à entrer hostilement en Espagne, où ils ne firent
autre progrez que de reünir les Espagnols diuisez, esteindre
des animositez domestiques & mettre fin à vne
guerre sanglante, qui sans doute eust ruïné les affaires de
l’Empereur & donné en proye toute l’Espagne, qui en
vn iour victorieux reconquit tout vn Royaume, & donna
vne chasse honteuse aux François.
Et apres que tous les esprits se seront reconciliez, &
que tous les François seront bien d’accord, vous acheuerez
grand Prince, l’accomplissement du
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Occurrence
1860. Anonyme. LE VRAY AMATEVR DE LA PAIX, CONTRE LES ADVIS... (1649) chez Vigne (Nicolas de La) à Paris , 22 pages. Langue : français. Avec permission.. Référence RIM : M0_4065 ; cote locale : A_5_101. le 2014-01-06 10:00:29.
& sans
contrainte de luy prester, dans la necessité pressante de
ses affaires quisont les nostres, sans qu’il nous en arriue
aucun dommage.
Tu continuë, & tu dis que ce n’est point vne Paix, puis
que l’on ne veut pas escouter le Deputé du Roy d’Espagne,
& de l’Archiduc qui la demande. Ne sçais tu pas,
comme personne n’en peut douter, combien les pensées
de leurs Maiestés sont portées à ce Traicté general? &
pour marque qu’elles en ont plus de passion qu’aucũ autre,
ne laissent elles pas au
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Occurrence
1861. Anonyme. LE VRAY POLYTIQVE OV L’HOMME D’ESTAT... (1649) chez Noël (François) à Paris , 15 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_4073 ; cote locale : A_5_94. le 2014-01-06 10:25:33.
sans y rechercher autre embellissement, que celuy que la dignité
de la matiere porte d’elle mesme.
Si la France, SIRE,a par fois eu quelque chose à craindre depuis
enuiron six vingts ans en ça, l’on ne peut douter que ce n’ait
esté des Huguenots au dedans, & des Espagnols au dehors. Les
diuers efforts, que sous diuers pretextes, ils ont fait en plusieurs
lieux contre nous, sont des tesmoignages infallibles, que s’ils
nous ont plus exercez qu’affoiblis, le desir de pis faire ne leur a
pas tant manqué que le moyen.
Ceux-là ne
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Occurrence
1862. Anonyme. LE VRAY POLYTIQVE OV L’HOMME D’ESTAT... (1649) chez Noël (François) à Paris , 15 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_4073 ; cote locale : A_5_94. le 2014-01-06 10:25:33.
en moins de trois mois, il mit heureusement fin à ce
grand ouurage qui sembloit demander plus de trois ans, il
sceut que la prosperité de ses affaires adiouste en luy quelque
chose à cette ioye infinie, qui ne reçoit point d’accroissement.
Pour ce qui touche les Espagnols, on n’en peut pas à la
verité dire de mesme, estant chose connuë de tout le monde,
que sans le mal-heur deplorable, qui nous rauit cet Henry le
Grand, il les alloit renfermer dans des bornes, qu’ils n’eussent
rompuës de cinq cens ans.
Ceux qui se
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Occurrence
1863. Anonyme. LE VRAY POLYTIQVE OV L’HOMME D’ESTAT... (1649) chez Noël (François) à Paris , 15 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_4073 ; cote locale : A_5_94. le 2014-01-06 10:25:33.
toutes les affaires de l’Estat & les Finances, son armée eust
demeuré comme vn corps destitué de l’vsage de ses nerfs, sans aucun
mouuement.
Et parmy tous ces manquemens de s’aller tout seul opposer
comme il fit aux forts d’vn Empereur, & d’vn Roy d’Espagne
conioints par l’interest naturel de leur famille, assistez d’vn Duc
de Sauoye, fauorisez d’vn passage occupé sur les Grisons, enflez
de leur nouuelles conquestes d’Allemagne, & tout cela dans vn
païs dont ils tiennent depuis long-temps les deux bouts, &
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Occurrence
1864. Anonyme. LE VRAY POLYTIQVE OV L’HOMME D’ESTAT... (1649) chez Noël (François) à Paris , 15 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_4073 ; cote locale : A_5_94. le 2014-01-06 10:25:33.
ne fut pas assez que d’auoir à force ouuerte, forcé le Pas de
Suze, conquis Pignetol, secouru Casal & Mantouë, il fallut reuenir
en France, trauailler à d’autres nouuelles victoires. Mais
comme l’on vid tant de preparatifs pour vne guerre estrangere, la
faction Espagnole se douta bien que ce torrent deuoit estendre sa
fureur sur elle. Pour empescher de si beaux desseins, il s’éleua
contre le grand Cardinal dont ie parle, vn certain gente d’hommes,
que sa reputation, & son authorité ne laissoient point dormir,
qui firent vne
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Occurrence
1865. Anonyme. LE VRAY POLYTIQVE OV L’HOMME D’ESTAT... (1649) chez Noël (François) à Paris , 15 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_4073 ; cote locale : A_5_94. le 2014-01-06 10:25:33.
l’esprit de cette sage, & vertueuse Princesse,
vn effet conforme à leur desir, le Roy eust pû iuger en suitte quel
preiudice & quel dommage sa Maiesté en eust receu, & possible
que la Rochelle pouuoit deuenir la retraite des Anglois, & Casal
la proye des Espagnols. Ie ne veux pas nier que cette valleur, à
qui la faueur diuine sembloit auoir associé la victoire en la personne
de ce grand, & iuste Roy, n’eut pû venir à bout des vns &
des autres sans son Ministre. Si sa Maiesté l’eut entrepris, ce seroit
vn
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Occurrence
1866. Anonyme. LE VRAY POLYTIQVE OV L’HOMME D’ESTAT... (1649) chez Noël (François) à Paris , 15 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_4073 ; cote locale : A_5_94. le 2014-01-06 10:25:33.
du Ciel, &
Dieu mesme n’exerce icy bas sa puissance ordinaire, que par la
concurrence, & selon la disposition des causes secondes dont il
se sert.
La mauuaise destinée de la Chrestienté ayant permis que le feu
Roy vostre pere, Sire, rompit auec le Roy d’Espagne, qui doute
que l’assistance d’vn si genereux, & si fidelle Maistre ne luy fust
plus vtile que iamais? I’ay fait souuuent en moy-mesme la comparaison
de ces deux peuples, qui tiennent auiourd’huy sous vostre
Maiesté Tres-Chrestienne, & sous sa Maiesté
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Occurrence
1867. Anonyme. LE VRAY POLYTIQVE OV L’HOMME D’ESTAT... (1649) chez Noël (François) à Paris , 15 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_4073 ; cote locale : A_5_94. le 2014-01-06 10:25:33.
que pour la diuerse liaison de leurs entreprises,
qui les oblige à des frais d’autant plus grands, qu’ils font
presque toutes choses auec plus d’or que de fer.
Pour le second, personne n’ignore qu’excepté certains endroits
en petit nombre, le reste de l’Espagne, principalement du costé
du Nort, est tellement infertile, qu’il ne faut que simplement
leur deffendre l’entrée de nos Havres, pour leur faire confesser,
sans autre gesne, que la nature a pourueu beaucoup plus soigneusement
à nos commoditez, qu’aux leurs. Reste
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Occurrence
1868. Anonyme. LE VRAY POLYTIQVE OV L’HOMME D’ESTAT... (1649) chez Noël (François) à Paris , 15 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_4073 ; cote locale : A_5_94. le 2014-01-06 10:25:33.
presque tout épuisé
par leurs nauigations des deux Indes, & par leurs garnisons d’Italie,
& de Flandres: ce qui leur en reste est si court, qu’on a remarqué
que dans les plus grands efforts qu’ils ayent faits, il ne s’est
iamais trouué plus de sept mille Espagnols naturels. Qui n’estans
soustenus bien souuent que d’estrangers ramassez, aussi diuisez
d’interests que differend de visages, n’ont pas dequoy se comparer
à ses effroyables armées Françoises, dont à l’imitation de vos
deuanciers, vous couurirez les
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Occurrence
1869. Anonyme. LE VRAY POLYTIQVE OV L’HOMME D’ESTAT... (1649) chez Noël (François) à Paris , 15 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_4073 ; cote locale : A_5_94. le 2014-01-06 10:25:33.
de ses affaires à vn homme incorruptible
& vray François, tel qu’estoit feu Armand Cardinal Duc de Richelieu.
Mais pour retourner à mon discours, & reprendre celuy qu’interromps
en vn autre endroit, qu’est ce donc que nous deuons
craindre des Espagnols nos naturels ennemis? C’est la trame secrete
de leurs menées? c’est par là, que comme i’ay dit cy dessus,
ils ont gagné quelquefois le deuant sur nous. Il leur faut rendre
en cecy le tesmoignage que la verité leur doit. Leurs desseins sont
ordinairement
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Occurrence
1870. Anonyme. LE VRAY POLYTIQVE OV L’HOMME D’ESTAT... (1649) chez Noël (François) à Paris , 15 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_4073 ; cote locale : A_5_94. le 2014-01-06 10:25:33.
autrefois tant de besogne sur cette
carte de la France, qu’il auoit ordinairemẽt deuant luy, qu’il s’en
fallut bien peu, que du fonds de sa gallerie, il ne ioignist le Louure
& l’Escurial. Bien que des trois clefs que luy laissa son pere, ayant
perdu celle d’Espagne dans la Goulette, & celle de Flandres dans
Flessingue; il faillist à perdre encore celle de Castille dans Calis;
si peut-on soustenir neantmoins que sans se beaucoup tourmenter,
il estendit plus loin les bornes de sa domination que ne fit son predecesseur
qui ne
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Occurrence
1871. Anonyme. LE VRAY POLYTIQVE OV L’HOMME D’ESTAT... (1649) chez Noël (François) à Paris , 15 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_4073 ; cote locale : A_5_94. le 2014-01-06 10:25:33.
à vos naturels & fideles Suiets?
Que cette experience nous fasse voir, SIRE, que tout ce que vos
peuples ont dit de cette Eminence, depuis que le fameux Arrest du
Parlement de Paris, l’a declaré perturbateur du repos public, est
veritable; qu’il a l’ame trop Espagnole pour auoir esté, & estre iamais
bon François.
Eloignez, eloignez de vostre Maiesté, SIRE, cét artificieux
Estranger, qui ne s’est insolemment enrichy que des dépoüilles de
vos miserables subjets, qu’il a rendu tels par son insatiable auarice,
qui
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Occurrence
1872. Anonyme. LE VRAY POLYTIQVE OV L’HOMME D’ESTAT... (1649) chez Noël (François) à Paris , 15 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_4073 ; cote locale : A_5_94. le 2014-01-06 10:25:33.
ny tromper, ny corrompre,
celle de vous pouuoir iamais ny surprendre, ny forcer, ils ayen:
quelque raison à croire la deffaite d’vn homme qui leur est si contraire,
aussi difficile qu’ils croyent qu’il soit impossible à la France
de surmonter iamais la superbe d’Espagne.
Que vostre Maiesté fasse d’vn bout du Royaume à l’autre vne
tres exacte recherche de tous les plus grands personnages qui s’y
trouuent auiourd’huy, elle en rencontrera possible bien quelqu’vn
qui ressemble en quelque chose au feu Cardinal de Richelieu:
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Occurrence
1873. Anonyme. LE VRAY POLYTIQVE OV L’HOMME D’ESTAT... (1649) chez Noël (François) à Paris , 15 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_4073 ; cote locale : A_5_94. le 2014-01-06 10:25:33.
pas l’ouurage
ordinaire d; vn Bissexte; il faut par fois la reuolution entiere
de quatre siecles à la Nature pour en former vn pareil à celuy
là.
Les Cardinaux de Pellegruë, & de la Roche entre les nostres,
Alboroz, Caruajal & Ximenes, entre les Espagnols, sans faire
mention des Colonnes, des Vitellesques, des Caraffes & des Fregotes
entre les Italiens, ny de plusieurs autres diuerses nations
qui se sont autrefois meslez de la guerre, pour le seruice de leur
Maistres, n’en approcherent iamais. Ie ne le dis pas
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Occurrence
1874. Anonyme. LE ZELE ET L’AMOVR DES PARISIENS ENVERS... (1649) chez Dupont (Pierre) à Paris , 8 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_4082 ; cote locale : A_5_21. le 2014-01-06 10:31:12.
innocent
gemit sous la tyrannie de la malice de ce barbare. Nous sçauons bien que
souuent il demande Paris, & qu’il ne peut viure esloigné de nous.
Rend nous donc nostre Roy, cruel, & ne captiue pas plus long-temps le
plus grand Prince de toute la terre. Si l’Espagne & si l’Angleterre ont eu
en diuers temps deux de nos Monarques prisonniers, dont la vertu fut trahie
par le caprice de la fortune: Est-il iuste, & c’est il iamais veu qu’vn
Espagnol tint vn Roy de France captif dans sa propre maison Royalle. Pense
à ce
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Occurrence
1875. Anonyme. LE ZELE ET L’AMOVR DES PARISIENS ENVERS... (1649) chez Dupont (Pierre) à Paris , 8 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_4082 ; cote locale : A_5_21. le 2014-01-06 10:31:12.
ne captiue pas plus long-temps le
plus grand Prince de toute la terre. Si l’Espagne & si l’Angleterre ont eu
en diuers temps deux de nos Monarques prisonniers, dont la vertu fut trahie
par le caprice de la fortune: Est-il iuste, & c’est il iamais veu qu’vn
Espagnol tint vn Roy de France captif dans sa propre maison Royalle. Pense
à ce que ta rage execute, indigne Sicilien. Fremit tyran, de la haute & de
la temeraire insolence de ton crime. Mais qui pourroit esperer d’amollir
cette ame de bronze, que les pleurs de nostre Roy
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Occurrence
1876. Anonyme. LES ACTIONS DE GRACE DES BOVRGEOIS ET... (1649) chez Boudeville (Claude) à Paris , 8 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_29 ; cote locale : A_3_7. le 2014-01-06 14:45:19.
des mouuemens
de Paris, aussi vn chacun sçait assez combien il a pris
de peines & de soins, pour, accompagnant sa Majesté
dans son retour, nous apporter d’vn mesme pas la paix
generale tant desirée & tousiours refusée par l’obstination
de nostre ennemy l’Espagnol, et il n’y a point eu
d’autre cause plus considerable qui aye ratardé ce retour,
que la poursuitte de la paix generale: mais son Eminence
ayant veu que la ville de Paris souhaittoit auec
tant d’impatience que sa Majesté la vint honorer
de sa presence,
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Occurrence
1877. Anonyme. LES ADVIS Heroiques & importans donnez A... (1649) chez Langlois (Denis) à Paris , 8 pages. Langue : français. La page de titre est en page 2. Sur l'imprimé à Paris.. Référence RIM : M0_514 ; cote locale : D_2_22. le 2014-01-11 09:56:41.
horrible, abandonné ;
Tu te sers de ce bras à causer sa ruine,
Tu te sers de ce cœur à l’auoir par famine ;
Tu te sers de la vie à luy donner la mort,
Bien loin de luy seruir de fils & de support.
Ah ! qu’il t’a fait beau voir humilier l’Espagne,
Forcer les Pays, & domter l’Allemagne ;
Ah ! qu’il t’a fait beau voir fouler ces orgueilleux,
Et ces Geans rauis de tes coups merueilleux :
Mais qu’il est déplaisant de te voir en colere
Contre la France mesme & déchirer ta mere,
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Occurrence
1878. Anonyme. LES ADVIS Heroiques & importans donnez A... (1649) chez Langlois (Denis) à Paris , 8 pages. Langue : français. La page de titre est en page 2. Sur l'imprimé à Paris.. Référence RIM : M0_514 ; cote locale : D_2_22. le 2014-01-11 09:56:41.
Quitte ce Cardinal que la colere enflâme ;
Fuy les cris des Frãçois, fuy les pleurs de ma femme ;
A ces mots la douleur m’en leue de ce lieu,
Et ie n’ay plus de voix que pour te dire Adieu.
Aduis particulier de l’Autheur à Mr le Prince.
TOY qui pren des senteurs & des parfuns diuers
Approche toy du Lys pendant cette Cãpagne,
Puis va fourrer ta main dans vn beau Gang d’Espagne,
Et tu sentiras bon au nez de l’Vniuers.
FIN.
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Occurrence
1879. Anonyme. LES ARTICLES ACCORDEZ PAR SA MAIESTÉ DANS... (1652) chez Courant (Laurent) à Paris , 7 pages. Langue : français. Jouxte la copie impr[im]ée à Pontoise. Voir aussi B_15_9. Référence RIM : M0_406 ; cote locale : B_15_31. le 2014-01-11 10:17:54.
Aussi ce traitté est contraire à la Declaration
du Roy du 8 Septembre dernier à l’execution
de laquelle son A. R. & les Princes insistent
Car le C Mazarin ayant la Ville de Mets, pour
retraite il ne seroit point hors de France & puisque
le Roy d’Espagne & les autres Souuerains
ne veulent point traitter de la Paix auec luy
apres qu’il en a eludé si souuent les traittez. Ce
n’est que pour amuser les Peuples qu’on a proposé
ses Articles, & pour empescher que les
Princes ne trouuent les derniers qui
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Occurrence
1880. Anonyme. LES ARTICLES ACCORDEZ PAR SA MAIESTÉ DANS... (1652) chez Courant (Laurent) à Paris , 7 pages. Langue : français. Jouxte la copie impr[im]ée à Pontoise. Voir aussi B_15_31. Référence RIM : M0_406 ; cote locale : B_15_9. le 2014-01-11 10:22:08.
Aussi ce traitté est contraire à la Declaration
du Roy du 8. Septembre dernier à l’execution
de laquelle son A. R. & les Princes insistent
Car le C. Mazarin ayant la Ville de Metz, pour
retraite il ne seroit point hors de France & puisque
le Roy d’Espagne & les autres Souuerains
ne veulent point traitter de la Paix auec luy
apres qu’il en a eludé si souuent les traittez. Ce
n’est que pour amuser les Peuples qu’on a proposé
ses Articles, & pour empescher que les
Princes ne trouuent les derniers qui
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Occurrence
1881. Anonyme. LES ARTICLES DE LA PAIX, Conclus &... (1649 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 7 pages. Langue : français. Sans page de titre. Daté du 11 mars 1649 en page 6. Voir aussi A_2_22 et D_2_29. Référence RIM : M0_414 ; cote locale : E_1_17. le 2014-01-11 11:34:27.
de
l’état auquel se trouvera ladite Election, lorsque
les trouppes en seront retirées, pouruoira au soulagement
des contribuables de ladite Election,
comme sa Majesté iugera necessaire.
Lorsque sa Majesté envoyera des Deputez pour
traiter de la Paix auec l’Espagne, elle choisira
volontiers quelqu’vn des Officiers du Parlement
de Paris, pour assister audit traité, avec le
mesme pouvoir qui sera donné aux autres. Au
moyen du present traité tous les prisonniers qui
ont esté faits de part & d’autre seront mis en
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Occurrence
1882. Anonyme. LES ARTICLES DE LA PAIX, Conclus &... (1649 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 7 pages. Langue : français. Sans page de titre. Daté du 11 mars 1649 en page 6. Voir aussi D_2_29 et E_1_17. Référence RIM : M0_414 ; cote locale : A_2_22. le 2014-01-11 11:30:05.
de
l’etat auquel se trouvera ladite Election, lorsque
les trouppes en seront retirées, pouruoira au soulagement
des contribuables de ladite Election,
comme sa Majesté iugera necessaire.
Lorsque sa Majesté en voyera des Deputez pour
traiter de la Paix auec l’Espagne, elle choisira
volontiers quelqu’vn des Officiers du Parlement
de Paris, pour assister audit traité avec le
mesme pouvoir qui sera donné aux autres. Au
moyen du present traité tous les prisonniers qui
ont esté faits de part & d’autre, seront mis en
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Occurrence
1883. Anonyme. LES ARTICLES DE LA PAIX, Conclus &... (1649 [?]) chez [s. n.] à [s. l.] , 7 pages. Langue : français. Sans page de titre. Daté du 11 mars 1649 en page 6. Voir aussi A_2_22 et E_1_17. Référence RIM : M0_414 ; cote locale : D_2_29. le 2014-01-11 11:32:26.
de
l’etat auquel se trouvera ladite Election, lorsque
les trouppes en seront retirées, pouruoira au soulagement
des contribuables de ladite Election,
comme sa Majesté iugera necessaire.
Lorsque sa Majesté envoyera des Deputez pour
traiter de la Paix auec l’Espagne, elle choisira
volontiers quelqu’vn des Officiers du Parlement
de Paris, pour assister audit traité avec le
mesme pouvoir qui sera donné aux autres. Au
moyen du present traité tous les prisonniers qui
ont esté faits de part & d’autre, seront mis en
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Occurrence
1884. Anonyme. LES ARTICLES ET PARTICVLARITEZ DV NOVVEAV... (1652) chez Porteur (Simon Le) à Paris , 8 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_425 ; cote locale : B_8_50. le 2014-01-21 15:43:39.
la Cour, pour
donner aduis à leurs Majestez de son arriuée
au Palais d’Orleans, & qu’il auoit
laissé ses Troupes iointes à celles du Due
de Vvitemberg, au Camp prés de Ville-neufue
S. Georges, & que sesdites Troupes
ne sont soldoyées par le Roy d’Espagne
que iusques au 15. du courant, qu’il
estoit retourné en France auec le mesme
dessein qu’il auoit lors qu’il y entra le
mois de May passé, à sçauoir pour obtenir
la Paix Generale Cette lettre ayant esté
leuë & examinée, leurs Majestez en
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Occurrence
1885. Anonyme. LES ARTICLES ET PARTICVLARITEZ DV NOVVEAV... (1652) chez Porteur (Simon Le) à Paris , 8 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_425 ; cote locale : B_8_50. le 2014-01-21 15:43:39.
lesdits Princes Et furẽt arrestés & signés
des trois Princes les Articles suiuants.
I.
Que Monsieur le Prince assignoit au
Duc de Lorraine cent mille escus, qui doiuent
estre pris par ledit Duc de Lorraine
sur les sommes que le Roy d’Espagne a
accordez audit Prince.
II.
Que la Garnison qui est dans la Ville
de Clermont, ou celuy qui y commande
pour Monsieur le Prince de Condé, sortiroit
& que son A. R. y mettroit tel Commandant
qu’il luy plaira, & tiendroit
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Occurrence
1886. Anonyme. LES CALOMNIES DV CARDINAL MAZARIN REFVTEES,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 8 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_618 ; cote locale : B_13_14. le 2014-01-21 16:41:28.
est descouuerte, & l’innocence iustifiée. C’est ce qui est
arriué au Cardinal Mazarin, lors que le lendemain de l’enleuement du
Roy, par vne fausse accusation aussi mal fondée que concertée, il nous
tira du soupçon dans vne asseurance palpable, qu’il n’est pas Espagnol
de Nation seulement. Cette calomnie estant retombée sur son autheur,
il a recours à vne seconde, qui n’est pas moins noire, ny moins ridicule
que la premiere. Et quoy que l’vne & l’autre se destruisent assez d’elles-mesmes,
neantmoins, parce qu’il fonde
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Occurrence
1887. Anonyme. LES CALOMNIES DV CARDINAL MAZARIN REFVTEES,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 8 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_618 ; cote locale : B_13_14. le 2014-01-21 16:41:28.
nous inspire; L’Estat present de l’Angleterre luy fournit vne ample matiere
sur ce sujet; Il leur met deuant les yeux, l’emprisonnement d’vn
Roy, le bannissement d’vne Reyne & de tous les Princes du Sang, &
proteste qu’il faut plustost attirer l’Espagnol, voire le Turc, que de faire
aucun accommodement auec les Parlemens, où le Roy, ce dit-il, ne
sçauroit trouuer que sa ruine: mais faisant voir que les affaires d’Angleterre
different de celles de France dans leur forme, dans leur matiere &
dans leurs
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Occurrence
1888. Anonyme. LES CONFERANCES DV CARDINAL MAZARIN AVEC VN... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. La pagination de l'original est erronée à partir de la page 25, numérotée 35, d'où la méprise dans la notice de Moreau qui indique 42 pages au total.. Référence RIM : M0_746 ; cote locale : B_11_35. le 2014-02-03 14:24:44.
eussent detestées. Ie vous dis ce qu’ils me pourront dire,
& à cela ie leur repliquerois dequoy leur fermer la bouche.
Mais i’aurois peur de vous faire plus de tort que de
bien ; car si pour iustifier vostre Illustre Predecesseur,
i’allois dire que les Espagnols prestent plus la main aux
trahisons, que les François, & que c’est le seul moyen
par où ils se soient iamais rendus puissans, cela rejalliroit
sur vous qui estes de cette genereuse Nation.
Le Cardinal. Il leur faudra soustenir que c’est par choix
&
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Occurrence
1889. Anonyme. LES CONFERANCES DV CARDINAL MAZARIN AVEC VN... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. La pagination de l'original est erronée à partir de la page 25, numérotée 35, d'où la méprise dans la notice de Moreau qui indique 42 pages au total.. Référence RIM : M0_746 ; cote locale : B_11_35. le 2014-02-03 14:24:44.
ils se soient iamais rendus puissans, cela rejalliroit
sur vous qui estes de cette genereuse Nation.
Le Cardinal. Il leur faudra soustenir que c’est par choix
& par inclination que i’ay seruy la France, & que i’ay
eu mille belles occasions pour m’auancer en Espagne ;
mais qu’emporté par la force de mon inclination i’ay sacrifié
mes interests au bien de la France.
Response. Monseigneur, s’ils me demandent quelque
preuue de cette verité, & qu’ils veulent que ie leur marque
quelques-vnes de ces illustres
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Occurrence
1890. Anonyme. LES CONFERANCES DV CARDINAL MAZARIN AVEC VN... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. La pagination de l'original est erronée à partir de la page 25, numérotée 35, d'où la méprise dans la notice de Moreau qui indique 42 pages au total.. Référence RIM : M0_746 ; cote locale : B_11_35. le 2014-02-03 14:24:44.
i’ay sacrifié
mes interests au bien de la France.
Response. Monseigneur, s’ils me demandent quelque
preuue de cette verité, & qu’ils veulent que ie leur marque
quelques-vnes de ces illustres occasions que vous
auez euës de vous auancer en Espagne.
Le Cardinal. Vous leur direz, que quand ie les nommerois,
ils ne me croiroient pas, parce que pour en veuir
à la preuue, il faudroit que les Ministres qui m’ont
sollicité, le declarassent, & si ne les croiroit on pas
peut-estre, & que
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Occurrence
1891. Anonyme. LES CONFERANCES DV CARDINAL MAZARIN AVEC VN... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. La pagination de l'original est erronée à partir de la page 25, numérotée 35, d'où la méprise dans la notice de Moreau qui indique 42 pages au total.. Référence RIM : M0_746 ; cote locale : B_11_35. le 2014-02-03 14:24:44.
le Cardinal. Pour vous descouurir le nœud de l’affaire,
à vous qui m’estes intime amy, ie n’ay iamais eu d’autre
but que mon establissement, & il n’y a rien que ie
n’eusse mis en besogne pour le faire.
Response. Ne pouuez-vous pas vous auancer en
Espagne ?
le Cardinal. Ne sçauez-vous pas que personne n’est
prophete en son païs, & qu’estant de naissance obscure,
ie ne me pouuois aduancer que par quelque action extraordinaire.
Ie vous aduoüeray bien, que i’ay eu toûjours
dessein de seruir ma Patrie,
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Occurrence
1892. Anonyme. LES CONFERANCES DV CARDINAL MAZARIN AVEC VN... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. La pagination de l'original est erronée à partir de la page 25, numérotée 35, d'où la méprise dans la notice de Moreau qui indique 42 pages au total.. Référence RIM : M0_746 ; cote locale : B_11_35. le 2014-02-03 14:24:44.
n’ambitionnoit
rien tant que de faire la paix ; afin que le Parlement
qui esperoit desia cela de sa pieté & sa naissance,
dont l’vne faisoit croire qu’elle auroit pitié de la misere
du pauure peuple, & l’autre qu’elle auroit horreur que
le sang d’Espagne, dont elle estoit sortie, & celuy de
France à qui elle deuoit la qualité de Mere du Roy, se
respandissent de son adueu dans vne sanglante & barbare
guerre. Ie vous rapporte les sentimens du Parlement,
comme la Reyne m’a dit les auoir receus de leur
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Occurrence
1893. Anonyme. LES CONFERANCES DV CARDINAL MAZARIN AVEC VN... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. La pagination de l'original est erronée à partir de la page 25, numérotée 35, d'où la méprise dans la notice de Moreau qui indique 42 pages au total.. Référence RIM : M0_746 ; cote locale : B_11_35. le 2014-02-03 14:24:44.
la necessité ne
les prend pas pour argent comptant, la vie de l’ame
n’est pas celle du corps.
Le Cardinal. Outre cela, ie l’aurois merueilleusement
seruie dans les affaires temporelles, aux choses
où il y auroit eu de la contention entre la France &
l’Espagne, & dont i’aurois esté l’arbitre.
Response. Vous sçauez, Monseigneur, que le Pape
doit estre le Pere commun des Chrestiens, & que c’est
exposer sa dignité, que de se monstrer partial.
Le Cardinal. I’aurois aussi eu esgard à cela, &
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Occurrence
1894. Anonyme. LES CONFERANCES DV CARDINAL MAZARIN AVEC VN... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. La pagination de l'original est erronée à partir de la page 25, numérotée 35, d'où la méprise dans la notice de Moreau qui indique 42 pages au total.. Référence RIM : M0_746 ; cote locale : B_11_35. le 2014-02-03 14:24:44.
Cresus ?
Le Cardinal. Oüy, si l’on payoit les soldats, & qu’on
n’eust point d’autre but que de conquerir : Mais cela
est bon à des idiots ; la France est si belliqueuse, que si
l’on luy laschoit labride, & qu’on payast bien les soldats,
l’Espagne ne luy seroit qu’vn des-jeuner. Mais ce
n’est pas là le jeu des bons Politiques, ny mesme l’interest
de la France.
Response. Vous me rauissez l’esprit, Monseigneur,
Vos maximes sont admirables, & me surprennent d’autant
plus, qu’elle semblent
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1895. Anonyme. LES CONFERANCES DV CARDINAL MAZARIN AVEC VN... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. La pagination de l'original est erronée à partir de la page 25, numérotée 35, d'où la méprise dans la notice de Moreau qui indique 42 pages au total.. Référence RIM : M0_746 ; cote locale : B_11_35. le 2014-02-03 14:24:44.
la tranquillité de l’Europe, pourueu que leurs puissances
soient égales. Et c’est dans ce contre poids que
les autres petits Estats trouuent leur seureté, de là vient
qu’ils se rengent toûsiours du costé du plus foible. Car
si la France auoit subiugué l’Espagne, ou l’Espagne la
France, les autres petites Souuerainetez viendroient
d’elles mesme se rendre au vainqueur Témoins les
Hollandois qui nous ont abandonné, tesmoins les Suisses
qui n’ont iamais voulu permettre de nous rendre
maistres de la Franche Comté,
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Occurrence
1896. Anonyme. LES CONFERANCES DV CARDINAL MAZARIN AVEC VN... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. La pagination de l'original est erronée à partir de la page 25, numérotée 35, d'où la méprise dans la notice de Moreau qui indique 42 pages au total.. Référence RIM : M0_746 ; cote locale : B_11_35. le 2014-02-03 14:24:44.
de l’Europe, pourueu que leurs puissances
soient égales. Et c’est dans ce contre poids que
les autres petits Estats trouuent leur seureté, de là vient
qu’ils se rengent toûsiours du costé du plus foible. Car
si la France auoit subiugué l’Espagne, ou l’Espagne la
France, les autres petites Souuerainetez viendroient
d’elles mesme se rendre au vainqueur Témoins les
Hollandois qui nous ont abandonné, tesmoins les Suisses
qui n’ont iamais voulu permettre de nous rendre
maistres de la Franche Comté, & tesmoin enfin
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Occurrence
1897. Anonyme. LES CONFERANCES DV CARDINAL MAZARIN AVEC VN... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. La pagination de l'original est erronée à partir de la page 25, numérotée 35, d'où la méprise dans la notice de Moreau qui indique 42 pages au total.. Référence RIM : M0_746 ; cote locale : B_11_35. le 2014-02-03 14:24:44.
Souuerainetez viendroient
d’elles mesme se rendre au vainqueur Témoins les
Hollandois qui nous ont abandonné, tesmoins les Suisses
qui n’ont iamais voulu permettre de nous rendre
maistres de la Franche Comté, & tesmoin enfin l’eschoüement
de l’ambition d’Espagne, qui a pretendu
vainement à la Monarchie vniuerselle.
Response. Il me semble, Monseigneur, que ces raisons
vous deuoient auoir obligé à faire la paix, puisque
la guerre n’est plus de saison lors qu’on ne peut
plus conquerir.
le Cardinal. Les armes
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Occurrence
1898. Anonyme. LES CONFERANCES DV CARDINAL MAZARIN AVEC VN... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. La pagination de l'original est erronée à partir de la page 25, numérotée 35, d'où la méprise dans la notice de Moreau qui indique 42 pages au total.. Référence RIM : M0_746 ; cote locale : B_11_35. le 2014-02-03 14:24:44.
y president.
Response.Vous voudriez donc rendre Dieu autheur
du mal.
Le Cardinal. Brisez là Monsieur, ie vois bien que
vous n’estes que Theologien.
Response. Bien, ie veux entrer en vos sentimens à cette
heure. Si tout vostre but estoit de vous enrichir, l’Espagne
vous eust donné deuant sa paix auec les Estats de
Hollande, tout ce que vous eussiez souhaitté pour la
faire auecques la France ; Et le Roy d’Angletere, que
ne vous auroit-il pas donné, dans l’esperance qu’il
auoit que la paix generale estant concluë les
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Occurrence
1899. Anonyme. LES CONFERANCES DV CARDINAL MAZARIN AVEC VN... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. La pagination de l'original est erronée à partir de la page 25, numérotée 35, d'où la méprise dans la notice de Moreau qui indique 42 pages au total.. Référence RIM : M0_746 ; cote locale : B_11_35. le 2014-02-03 14:24:44.
quand ie seray
Pape, restablir le denier de S. Pierre.
Response. Pour retourner à l’Angleterre, il me semble,
Monseigneur, qu’en bon Politique, vous ne deuiez
pas laisser tomber absolument le Roy d’Angleterre.
Car si i’entends l’interest de la France ou de l’Espagne,
c’est que les Isles Britanniques soient tousiours occupées
entr’elles, afin qu’elles ne puissent prendre party,
& arrester les progrés de l’vne ou de l’autre, pour faire
la balance égale entre ces deux Couronnes, comme
nous disions tantost.
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Occurrence
1900. Anonyme. LES CONFERANCES DV CARDINAL MAZARIN AVEC VN... (1652) chez [s. n.] à Paris , 32 pages. Langue : français. La pagination de l'original est erronée à partir de la page 25, numérotée 35, d'où la méprise dans la notice de Moreau qui indique 42 pages au total.. Référence RIM : M0_746 ; cote locale : B_11_35. le 2014-02-03 14:24:44.
disposé la France à y trauailler. Sa Sainteté
m’en sceut tres-bon gré. Ie luy fis dire qu’il y falloit
enuoyer vn Nonce, & bien payer les pensionnaires
qu’il y auoit, & faire mesme en sorte par les Ambassadeurs
du Roy Catholique, que les pensionnaires d’Espagne
fussent fort bien payez, & particulierement les
Catholiques Cela fut fait comme ie l’auois dit : Ie
mets quantité d’ouuriers à la vigne de Iesus-Christ,
dont ie coupois sourdement les racines. L’on gagne vne
infinité d’Anglois, l’on y enuoye des
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