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Mazarinade n° A_4_10

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Servien, Abel [?] [1649], HARANGVE DE MONSIEVR SERVIENT FAICTE AVX HOLANDOIS, Sur le subiet de leur Traitté de Paix auec l’Espagnol. , françaisRéférence RIM : M0_1556. Cote locale : A_4_10.


vostre interuention, on sçauoit que les aduis en estoient venus
d’Anuers & de Bruxelles, on y mesloit des circonstances
qui ne pouuoient estre veritables, on ne laissa pas d’y adiouster
foy & de faire par tout des plaintes de la France, auec autant
de licence, que si on luy eust peu veritablement reprocher
vne semblable infidelité, les Espagnols furent bien tost
contraints de destruire eux mesmes l’imposture dont ils auoient
esté les autheurs, par l’offre qu’ils firent de quatre
meschantes places, qui estoit vne condition de paix bien disproportionnée
à celle de tous les Pays-Bas, qu’ils auoient
auparauant fait croire qu’on vouloit donner au Roy par ce
Traitré clandestin : mais ils n’ont pas demeuré long-temps de
recommencer vne batterie toute contraire, en faisant publier
par leurs adherans, que nous ne voulions point de paix, nous
qui à leur compte, la voulions achepter auparauant par vne
action honteuse, & par l’abandonnement de nos alliez, la refusans
auiourd huy, quelques fauorables conditions qu’on
nous presente : Nous faisons, disent-ils, naistre tous les obstacles
qui la retarde & empeschons mesme que vos Seigneuries
n’acceptent celles qu’on leur offre : si bien que nous voila
declarez ennemis du repos publiq par le iugement d’vne nation
qui s’imagine que sa vaine pretention à la Monarchie
vniuerselle, luy a desia acquis le droit de rejetter sur autruy
les fautes dont elle seule est coupable.
 
Ie sçay bien, Messieurs, que ceux qui ont quelque connoissance
des affaires n’ont pas cette croyance de nous, les soins
que la Royne a pris depuis le commencement de sa Regence
de faire cesser en diuers lieux les troubles qui pouuoient retarder
le Traitté general, la guerre qui a esté terminée en Italie
par son authorité, celle qui a esté appaisée en Dannemark
par son entremise où vostre Estat a trouué son compte, les
conditions moderées dont nous nous sommes contentez dãs
le Traitté de l’Empire, les diligences continuelles que nous
auons faites depuis l’ajustement de la satisfaction du Roy
pour surmonter les autres difficultez qui concernent le public
& nos Alliez, & la declaration innocente que nous auõs
faite il y a long temps de la part de sa Majesté, qu’elle est preste


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