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Mazarinade n° A_2_41s

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Anonyme [1649], ARTICLES ACCORDEES PAR LE Roy de Portugal, à la Compagnie qui s’establit dans son Royaume, pour l’estat general du Brazil. , françaisRéférence RIM : Mx. Cote locale : A_2_41s.


faire couper, ou ils en auront besoin, payant à ceux à qui ils
apartiennent au prix qu’il vaudra, & pour obliger les
manouuriers, batteliers, tondeliers, & autres à seruir à ladite
Compagnie en leur payant leurs salaires, & l’on ne pourra leur
prendre les charpentiers & calafadeurs qui seront occupez en ses
Armees, par les Officiers de V. M. ains en ayant besoin de dauantage
on demandera permission à l’Officier qui en aura charge
pour les faire donner. Et pour tout le plus necessaire au bon
gouuernement de la Compagnie, adiournant les Officiers de
la Iustice, qui ne luy donneront effect au conseil : ou ils viendront
respondre ayant ouy ledit Conseruateur, lequel sera tenu
de venir à l’Assemblée quand on luy fera a sçauoir, pour l’acomplissement
de tout ce que dessus, & autres choses qui arriuent,
ayant sa sceance comme les autres Deputez.
 
6. Et dautant que depuis le Cay de Madeira jusqu’à Boa vista,
il n’y a pas de maisons suffisantes pour vne si grande fabrique,
comme ces trente-six vaisseaux de guerre, marchandises, sucres,
vins, & autres choses appartenants à ladite Compagnie, qui
aye du logement pres : si ce n’est l’Hotel qui a esté au Marquis
de Castel Rodrigo, qui plaise à V. M. de le faire vuider tant haut
qu’en bas, auec ses magazins, pour y estre, & ladite Compagnie
payera au Reuenu de V. M. ce qu’il luy en reuenoit, pour auoir
vn haut lieu pour faire toutes les depesches, & loger tous ses Tresoriers
auec tout l’argent dans ledit Hostel, & au dessous les Magazins,
pour mettre ses marchandises, & aussi tous les autres
maisons, & magazins couuerts & descouuerts de tout l’estenduë
du Corpo Sancto jusqu’à S. Paulo qui leur seront necessaires,
ou en autres lieux, payant les loüages aux proprietaires, derogeant
pour cet effect tous preuileges qu’ils puissent auoir à qui
l’on les prendra.
7. Et d’autant que c’est vne grande fabrique de tant de continues
armées, qu’il faut faire de grandes prouisions & que la
marine de ceste Ville est si embarassée, qu’il n’y pas de lieu suffisamment
pour les accommoder, il plaist a V. M. de luy donner
pour cet effect les magazins, qui seruent d’infirmerie aux Forçats
des galeres les faisant vuider tous, pour la fabrique de thonneaux,
& aussi luy accorder permission, pour en faire faire d’autres
prés de la mer, aux lieux qu’ils trouueront plus à propos, depuis
S. Paulo jusqu’à Boa-Vesta, lesquels seront faicts sans prejudice


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