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Mazarinade n° C_4_38_07

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Questier, Mathurin, dit Fort-Lys [1649 [?]], SVITTE DV IOVRNAL POETIQVE DE LA GVERRE PARISIENNE. Dedié aux Conseruateurs du Roy, des Loix, & de la Patrie. Par M. Q. dit FORT-LYS. SEPTIESME SEPMAINE. , françaisRéférence RIM : M0_1763. Cote locale : C_4_38_07.



Qui oserent attaquer auec vne violence
Le premier President, & vser de vengeance,
Arrestant son Carrosse, afin de le tuer.
Son dessein ne se peust enfin s’effectuer,
Cestuy-cy fut toiser la longueur de la terre
En faisant, de son corps, vn dangereux parterre.
Les autres furent pris, & pour seruir d’objet
Se laisserent attacher tous vifs à vn gibet.
Pour monstrer que les loix, prudentes & equitables,
Sçauent punir les vices les plus abominables ;
Et qu’il est dangereux de former des cartels ;
Puis que nous sçauons bien, que nous sommes mortels.
Messieurs nos Generaux firent le lendemain
Vn admirable coup pout amener du pain
Aux blocquez de Paris ; faisant vne sortie
Dessus les garnisons, qu’ils sçauoient en partie
Estre de sainct Denis, & de Auberuilliers,
Par trois gros deffillez, sortis à milliers,
Afin de restablir le beau pont de Gournay
Qui leur fut vn mal-heur ; ainsi que ie vous vay
Le descrire icy ; Car leur Caualerie
De quatre mil cheuaux ; auec l’Infanterie,
Constant sept mil hommes de pied tous souldoyez
Et vingt mil Bourgeois de Paris enuoyez,
Qui firent en vn moment vn puissant corps d’armée
Sans que la populace en fusse allarmée,
Il n’y parroissoit pas ; Cependant les oygnons
Eurent fort à souffrir ; deuant ses Champions,
Car sans se soucier ils les tiroient de terre
Et croyoient, ce faisant, faire vne iuste guerre ;


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